LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2401411

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2401411

jeudi 20 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2401411
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 juin 2024, M. D E, M. A C et Mme B F, représentés par la SELAS Devarenne associés Grand-Est, demandent au juge des référés, statuant au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution des arrêtés du maire de la ville de Saint-Dizier des 27 mars 2024, 15 avril 2024 et 16 avril 2024, qui réglementent la circulation rue de la Victoire, et autorisent les établissements, " la cabane à canons ", " les délices de Judith " et " l'atelier flottant ", à occuper le domaine public routier en y installant au droit de chacun desdits établissements une terrasse de 20m² ;

2°) de mettre à la charge de la ville de Saint-Dizier, la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'urgence est caractérisée dès lors que les occupations autorisées, entravent l'accès aux habitations et aux commerces voisins, qu'aucune restriction de l'activité extérieure des bars, notamment la nuit, n'est prévue, que l'occupation a débuté et produira ses effets avant qu'il ne soit statuer sur le fond ;

- les arrêtés attaqués ont été pris pas une autorité incompétente, sont insuffisamment motivés, ont été pris en méconnaissances des règles de publicité et de mise en concurrence préalable, méconnaissent l'article L. 2213-6 du code général des collectivités territoriales, méconnaissent le droit des riverains d'accéder librement à leur propriété, ainsi que les règles relatives à l'accessibilité des personnes handicapées. Ces moyens sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés attaqués.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Nizet, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

3. Les requérants, riverains de la rue de la Victoire, à Saint-Dizier demandent la suspension de l'exécution de cinq arrêtés par lesquels le maire de cette commune a réglementé la circulation dans la rue précitée en la limitant aux seuls piétons, et a autorisé l'installation sur le domaine public de trois terrasses. Pour justifier l'urgence d'une suspension de l'exécution de ces décisions les requérants font valoir que les occupations autorisées, entravent l'accès aux habitations et aux commerces voisins, qu'aucune restriction de l'activité extérieure des bars n'est prévue, alors que cette activité génère des nuisances, et enfin, que l'occupation a débuté et produira ses effets avant qu'il ne soit statuer sur le fond. Les circonstances ainsi invoquées ne sont pas de nature à justifier de l'urgence qui s'attacherait à la suspension des effets des décisions en cause.

4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. E et autres est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D E, M. A C et Mme B F.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 19 juin 2024.

Le juge des référés,

signé

O.NIZET

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions