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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2401484

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2401484

vendredi 26 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2401484
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées les 19 juin 2024, 15 et 23 juillet 2024, M. A B demande au tribunal :

1°) de modifier l'ordonnance de non-conciliation du 6 octobre 2020 du tribunal judiciaire de Charleville-Mézières ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 300 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de l'organisation judiciaire ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () ".

2. Aux termes de l'article L. 213-3 du code de l'organisation judiciaire : " Dans chaque tribunal judiciaire, un ou plusieurs magistrats du siège sont délégués dans les fonctions de juge aux affaires familiales. () ". Aux termes de l'article 254 du code civil : " Le juge tient, dès le début de la procédure, sauf si les parties ou la partie seule constituée y renoncent, une audience à l'issue de laquelle il prend les mesures nécessaires pour assurer l'existence des époux et des enfants de l'introduction de la demande en divorce à la date à laquelle le jugement passe en force de chose jugée, en considération des accords éventuels des époux. ". Aux termes de l'article 255 du code civil : " Le juge peut notamment : () / 8° Statuer sur l'attribution de la jouissance ou de la gestion des biens communs ou indivis autres que ceux visés au 4°, sous réserve des droits de chacun des époux dans la liquidation du régime matrimonial ; () ".

3. M. B demande au tribunal de modifier l'ordonnance de non-conciliation du 6 octobre 2020 du tribunal judiciaire de Charleville-Mézières en tant qu'elle concerne l'attribution à son épouse de la jouissance d'un véhicule et de condamner en conséquence l'Etat à lui verser une indemnité en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis. Il résulte des dispositions précitées du code civil et du code de l'organisation judiciaire qu'il appartient à la seule juridiction judiciaire de connaître d'une contestation afférente à une ordonnance de non-conciliation rendue par le juge aux affaires familiales. La requête de M. B ne relève dès lors manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Par suite, en application des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête de M. B doit être rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente pour en connaître.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 26 juillet 2024.

La présidente de la 1ère chambre,

Signé

A-S MACH

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