mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401486 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 juin 2024, M. A B demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative de prononcer la suspension des effets de l'arrêté du 22 mai 2024 par lequel le préfet de la Marne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois.
Il soutient que :
Sur la condition d'urgence :
- cette condition est remplie dès lors qu'il fait l'objet, de la part de son employeur, d'une mesure de suspension temporaire sans salaire et qu'il risque de perdre son emploi ;
Sur le doute sérieux sur la légalité de la décision en cause :
- il subsiste un doute raisonnable sur une erreur possible des résultats du test de laboratoire.
Vu la requête enregistrée sous le n° 2401350 par laquelle M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 mai 2024 par lequel le préfet de la Marne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Lors d'un contrôle routier le 6 mai 2024, le test salivaire auquel M. B a été soumis s'est révélé positif aux stupéfiants après une analyse effectuée le 14 mai 2024 par le laboratoire de la police scientifique de Lille. Cela a conduit le préfet de la Marne, par l'arrêté attaqué du 22 mai 2024, à prononcer la suspension de la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois. En l'état de l'instruction, l'unique moyen tiré d'une possible erreur quant aux résultats des tests du laboratoire du fait que le rapport d'analyse mentionnerait qu'il tient compte d'un prélèvement salivaire effectué le 24 mai 2024 n'est pas de nature à faire naitre un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition d'urgence est remplie, la requête de M. B doit être rejetée par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative citées au point précédent.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 25 juin 2024.
Le juge des référés,
signé
A. C
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