lundi 23 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401495 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 juin 2024, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'ordonner la restitution des points illégalement retirés du solde de son permis de conduire et relatifs aux infractions en date des 11 octobre 2022, 19 avril 2020, 14 février 2020, 21 septembre 2020 et 27 mai 2020 ;
2°) d'annuler la décision ministérielle 48 SI et les décisions ministérielles de retraits de points, avec toute conséquence de droit ;
3°) d'annuler la décision implicite de rejet du recours hiérarchique adressée au ministre de l'intérieur en date du 16 avril 2024 ;
4°) d'enjoindre à l'administration de restituer au requérant son permis de conduire affecté d'un capital de points ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Par un mémoire, enregistré le 18 septembre 2024, M. B confirme maintenir les conclusions de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens ; (). ".
2. Il résulte de l'instruction et notamment du relevé d'information intégral de M. B édité le 6 septembre 2024, que le permis de conduire de l'intéressé a retrouvé sa validité et que quatre points lui ont été attribués par le préfet le 10 mars 2024 suite à un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur et des outre-mer est réputé avoir retiré les décisions attaquées. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions d'annulation de la requête.
4. Par voie de conséquence les conclusions d'injonction de la requête de M. B sont devenues sans objet.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 23 septembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
O. NIZET
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