jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401548 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juin 2024, M. B A, représenté par
Me Lecornu, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née du silence gardé par le ministère des armées sur sa demande tendant à la communication de documents administratifs, à savoir une attestation de solde jours congés, une attestation de l'ancien employeur justifiant de son lieu de travail, un document relatif à l'alimentation du compte épargne temps à hauteur de quatorze jours et demi non pris au sein du ministère des armées, une attestation de l'ancien employeur pour l'utilisation de son véhicule personnel pour ses trajets entre le domicile et le lieu de travail pour les années 2020, 2021, 2022, une attestation du nombre de jours travaillés dans l'année pour les années 2020, 2021, 2022, une attestation du service général concernant l'accès au Quartier avec l'ensemble des véhicules qu'il a utilisé pour les années 2020, 2021, 2022, une copie de son relevé individuel agent, l'historique des formations agent dans " alliance ", une attestation de l'ancien employeur pour valider le paiement de ses congés agent non pris pour motif d'arrêt maladie à hauteur de sept jours et demi, une attestation employeur pour l'alimentation de son compte épargne temps à hauteur de sept jours, la copie de ses ordres de mission pour les missions et les stages réalisés au profit du 61ème régiment d'artillerie pour la mise en place de la navigabilité étatique, la copie de l'arrêté le plaçant en position normale d'activité et ouvrant des droits de restructuration, une attestation d'utilisation de son véhicule personnel pour les trajets entre son domicile et son lieu de travail pour les années 2020, 2021, 2022 ;
2°) d'enjoindre au ministre des armées de lui communiquer sans délai les documents sollicités sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. Aux termes de l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration : " La commission d'accès aux documents administratifs () émet des avis lorsqu'elle est saisie par une personne à qui est opposé un refus de communication d'un document administratif en application du chapitre Ier (). / La saisine pour avis de la commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux ". Il résulte de ces dispositions que le juge de l'excès de pouvoir ne peut être saisi de conclusions tendant à l'annulation d'une décision de refus de communication de documents administratifs que pour les seuls documents pour lesquels la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) a émis un avis.
3. Si M. A produit, à l'appui de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, la demande préalable par laquelle il a saisi l'administration et tendant à la communication des documents qu'il sollicite, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ait saisi la CADA pour avis antérieurement à l'introduction de la présente requête. Par suite, alors qu'une telle saisine est un préalable nécessaire à l'exercice d'un recours contentieux, la requête de M. A est entachée d'une irrecevabilité manifeste et ne peut être que rejetée en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre des armées.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 4 juillet 2024.
Le président de la 2ème chambre,
O. NIZET
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