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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2401550

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2401550

mercredi 10 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2401550
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 juin 2024, M. A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la commune de Vanault-les-Dames de lui communiquer le dossier complet du permis de construire ou de la déclaration de travaux afférent à la construction édifiée sur la parcelle n° ZK 86 au lieudit Le Pré Falotin ainsi que l'autorisation d'y stationner un mobil-home ;

2°) de lui octroyer une indemnité d'un montant de 1 000 euros.

Il soutient que :

- la commune de Vanault-les-Dames ne lui a pas communiqué les documents qu'il a sollicités à trois reprises les 19 juin 2023, 18 avril 2024 et 6 mai 2024 ;

- l'activité commerciale sur cette parcelle méconnaît la règlementation ;

- il a droit à une indemnité de 1 000 euros à raison de son préjudice moral, de l'abus de pouvoir et de la rétention des documents par la commune.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné Mme Mach, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a sollicité auprès des services de la commune de Vanault-les-Dames la communication de documents d'urbanisme relatifs à une construction située sur la parcelle n° ZK 86 au lieudit Le Pré Falotin par des courriers en date des 19 juin 2023, 18 avril 2024 et 6 mai 2024. En l'absence de réponse à ses demandes, l'intéressé demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner à la commune de Vanault-les-Dames de lui communiquer ces documents et de lui octroyer une indemnité d'un montant de 1 000 euros en réparation de ses préjudices.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 de ce code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.

4. Si M. B fait valoir qu'il a sollicité la communication des documents administratifs mentionnés au point 1 à la commune de Vanault-les-Dames à plusieurs reprises depuis une année, le requérant n'allègue pas que la mesure sollicitée revêtirait un caractère d'urgence, ni n'apporte aucun autre élément de nature à justifier l'existence d'une urgence impliquant à bref délai la communication des documents sollicités sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

5. Il n'appartient pas au juge des référés saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui en vertu des dispositions de l'article L. 511-1 du même code statue par des mesures provisoires, de condamner une personne publique à verser une indemnité en réparation des préjudices que le requérant estime avoir subis.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 10 juillet 2024.

Le juge des référés,

Signé

A-S MACH

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