vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401602 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 juillet 2024, M. B D demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre les effets de la décision du 18 juin 2024 par laquelle la section disciplinaire du conseil d'administration de l'Université de Technologie de Troyes a prononcé à son encontre la sanction d'exclusion temporaire de cet établissement pour une durée de six mois.
Il soutient que :
- les droits de la défense n'ont pas été respectés ;
- les faits ne sont pas établis, l'altercation avec un élève du lycée Saint-Joseph s'étant déroulée sans violence et l'altercation avec M. A n'ayant pas donné lieu
à des injures ;
- cette sanction s'inscrit dans un contexte dans lequel les étudiants ont fait part par un courrier de leurs inquiétudes sur l'avenir de la formation ;
- cette décision est disproportionnée et l'empêche de passer son dernier examen.
Vu la requête enregistrée le 25 juin 2024 sous le n° 2401498 par laquelle M. D demande l'annulation de la décision du 18 juin 2024 par laquelle la section disciplinaire
du conseil d'administration de l'Université de Technologie de Troyes a prononcé à son encontre la sanction d'exclusion temporaire de cet établissement pour une durée de six mois.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes
de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique ". Aux termes de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Par la présente requête, M. D demande au juge des référés,
sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative,
la suspension des effets de la décision du 18 juin 2024 par laquelle la section disciplinaire du conseil d'administration de l'Université de Technologie de Troyes a prononcé à son encontre
la sanction d'exclusion temporaire de cet établissement pour une durée de six mois. En l'état de l'instruction, aucun des moyens visés ci-dessus n'est de nature à faire naitre un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition d'urgence est remplie, la requête de M. D doit être rejetée par application des dispositions
de l'article L. 522-3 du code de justice administrative citées au point précédent.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B D.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 5 juillet 2024.
Le juge des référés,
Signé
A. C
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