lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401644 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | OPYRCHAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 juillet 2024, et un envoi de pièce le 22 juillet 2024, le préfet de la Marne demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner l'expulsion sans délai, au besoin avec le concours de la force publique, de M. et Mme A du logement qu'ils occupent, situé au 22 rue Fagnières à Châlons-en-Champagne, dans d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) géré par l'ADOMA ;
2°) de lui autoriser le recours à la force publique afin de faire évacuer les locaux ;
3°) de l'autoriser à donner toutes instructions au gestionnaire du centre d'accueil pour demandeurs d'asile afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de M. et Mme A, à défaut pour eux de les avoir emportés.
Il soutient que :
- les conditions d'urgence et d'utilité sont satisfaites ;
- M. et Mme A se maintiennent illégalement dans le lieu d'hébergement sans contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 juillet 2024, M. et Mme A, représentés par Me Opyrchal, concluent au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- la procédure préalable est entachée d'irrégularité ;
- la préfecture ne justifie pas de la notification d'une mise en demeure à chacun des intéressés ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que la préfecture ne justifie pas que l'ensemble de ses hébergements d'urgence étaient saturés ;
- la préfecture ne justifie pas davantage l'utilité de cette mesure ;
- ils présentent des circonstances exceptionnelles devant justifier leur maintien en centre d'accueil et d'hébergement d'urgence ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus à l'audience publique du 22 juillet 2024 tenue en présence de
Mme Delaborde, greffière d'audience :
- le rapport de M. Soistier, juge des référés ;
- les observations de Me Opyrchal pour M. et Mme A qui insiste sur l'absence d'urgence dont les motivations sont sans liens avec les intéressés, les éléments de la préfecture n'étant corroborés par aucune pièce probante, sur le non-respect de la procédure, la mise en demeure n'ayant pas été régulièrement notifiée, et date de fin 2023 ; sur l'impossibilité d'expulsion du couple ayant un enfant âgé de 7 ans, qui est donc en grande vulnérabilité ; Mme A nécessite un traitement contre l'asthme ; les décisions d'obligation de quitter les territoires français ont été notifiés à leurs anciennes adresses ; à titre subsidiaire, il est demandé au juge des référés d'accorder un délai pour préparer leur départ.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les demandes d'asile de M. et Mme A, ressortissants de nationalité albanaise, ont été rejetées par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 30 janvier 2023, confirmées, en dernier lieu, par la Cour nationale du droit d'asile le 5 juin 2023. S'étant maintenus dans le logement qu'ils occupent, situé au 22 rue Fagnières à Châlons-en-Champagne, le préfet de la Marne, après le rejet de leurs demandes d'asile, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner leur expulsion, au besoin avec le concours de la force publique.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
3. Aux termes de l'article L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sont des lieux d'hébergement pour demandeurs d'asile : / 1° Les centres d'accueil pour demandeurs d'asile définis à l'article L. 348-1 du code de l'action sociale et des familles ; / 2° Toute structure bénéficiant de financements du ministère chargé de l'asile pour l'accueil de demandeurs d'asile et soumise à déclaration, au sens de l'article L. 322-1 du même code. ". Aux termes de l'article L. 552-2 du même code : " Les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 552-1 accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile ou jusqu'à leur transfert effectif vers un autre Etat européen. ". Aux termes de l'article L. 551-11 du même code : " L'hébergement des demandeurs d'asile prévu au chapitre II prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2. ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article L. 551-12 du même code : " Les conditions dans lesquelles les personnes s'étant vu reconnaître la qualité de réfugié ou accorder le bénéfice de la protection subsidiaire et les personnes ayant fait l'objet d'une décision de rejet définitive peuvent être, à titre exceptionnel et temporaire, maintenues dans un lieu d'hébergement mentionné à l'article L. 552-1, sont déterminées par décret en Conseil d'Etat. ".
4. Aux termes de l'article L. 552-15 du même code : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement dans les conditions prévues aux articles L. 551-11 à L. 551-14, l'autorité administrative compétente ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu'il soit enjoint à cet occupant sans titre d'évacuer ce lieu. () / La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l'ordonnance est immédiatement exécutoire. ". Aux termes de l'article R. 552-11 du même code : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement en application des articles L. 551-11, L. 551-12, L. 551-14 ou L. 551-16, l'Office français de l'immigration et de l'intégration en informe sans délai le gestionnaire du lieu qui héberge la personne concernée, en précisant la date à laquelle elle doit sortir du lieu d'hébergement. ". Aux termes de l'article R. 552-12 du même code : " Dès que l'information prévue à l'article R. 552-11 lui est parvenue, le gestionnaire du lieu d'hébergement communique à la personne hébergée la date à laquelle elle doit en sortir. ". Aux termes de l'article R. 552-14 du même code : " Lorsque la personne n'a pas quitté le lieu d'hébergement à la date mentionnée à l'article R. 552-12 ou, le cas échéant, à l'expiration du délai prévu à l'article R. 552-13, le gestionnaire met en œuvre la décision de sortie prise par l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Il en informe l'office et le préfet de département dans lequel se situe le lieu d'hébergement. ". Aux termes de l'article R. 552-15 du même code : " Pour l'application du premier alinéa de l'article L. 552-15, si une personne se maintient dans le lieu d'hébergement après la date mentionnée à l'article R. 552-12 ou, le cas échéant, après l'expiration du délai prévu à l'article R. 552-13, le préfet du département dans lequel se situe ce lieu d'hébergement ou le gestionnaire du lieu d'hébergement met en demeure cette personne de quitter les lieux dans les cas suivants : / 1° La personne ne dispose pas d'un titre de séjour et n'a pas sollicité d'aide au retour volontaire ou a refusé l'offre d'aide au retour volontaire qui lui a été présentée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration ; / 2° La personne bénéficie d'un titre de séjour en France et a refusé une ou plusieurs offres de logement ou d'hébergement qui lui ont été faites en vue de libérer le lieu d'hébergement occupé. / Si la mise en demeure est infructueuse, le préfet ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut, après une décision de rejet définitive et dans les conditions prévues à l'article L. 552-15, saisir le président du tribunal administratif afin d'enjoindre à cet occupant de quitter les lieux. ".
5. Il résulte de ces dispositions que, saisi par le préfet d'une demande tendant à ce que soit ordonnée l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile d'un demandeur d'asile dont la demande a été définitivement rejetée, le juge des référés y fait droit dès lors que la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
En ce qui concerne le respect de la procédure préalable :
6. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le gestionnaire de l'HUDA a été informé par l'OFII de la décision de sortie concernant M. et Mme A. Si, en vertu de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le directeur du lieu d'hébergement doit être consulté avant toute décision de sortie du centre, les intéressés ne peuvent utilement soutenir que ces dispositions auraient été méconnues par le préfet dès lors qu'elles ne trouvent à s'appliquer qu'aux personnes à qui la qualité de réfugié a été reconnue ou qui bénéficient de la protection subsidiaire, situation qui n'est pas celle de M. et Mme A.
7. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutiennent les requérants, la mise en demeure du préfet en date du 15 novembre 2023 leur a été notifiée par lettre dont il a été accusé réception le 23 novembre 2023. Alors que M. et Mme A se sont maintenus dans le logement en dépit de cette mise en demeure, aucune disposition légale ou réglementaire n'imposait au préfet de réitérer cette mise en demeure. Dans ces conditions, les défendeurs ne sont pas fondés à soutenir que la mise en demeure préfectorale ne leur a pas été notifiée et la demande du préfet ne se heurte, sur ce point, à aucune contestation sérieuse.
8. En dernier lieu, le conseil des requérants soutient à la barre que les décisions d'obligation de quitter les territoires français ont été notifiés à leurs anciennes adresses, et que par voie d'exception, la procédure d'expulsion serait illégale du fait de ce chef. Toutefois, ce moyen qui ne concerne pas la décision en litige, est inopérant. En tout état de cause, il appartenait aux requérants, en cas de changement d'adresse de le signaler à la préfecture.
En ce qui concerne l'utilité et l'urgence de la procédure d'expulsion :
9. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Marne établit que le taux d'occupation, au mois de mars 2024, des places d'accueil pour demandeurs d'asile est de 97.70 % dans le département de la Marne pour 1 284 places dont 22.9 % indûment occupées, que le taux de présences indues dans ce département en mai 2024 est de 16.1 %. Il précise également que 50 % des allocataires de l'aide aux demandeurs d'asile sont en attente d'entrée dans un centre d'hébergement et que les besoins ne font que croître. Ainsi, en se maintenant au sein du centre d'hébergement de Reims, alors qu'ils n'y ont plus droit, M. et Mme A compromettent le bon fonctionnement du service public d'accueil et d'hébergement des demandeurs d'asile et font obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile. Si les requérants soutiennent que les données précitées sont issues d'un tableau de statistiques non consolidées, il n'apporte toutefois pas la preuve contraire de ce que les données contenues dans celui-ci, lequel ne constitue qu'un document préparatoire, seraient erronées. Par suite, la demande du préfet de la Marne présente un caractère d'urgence et d'utilité et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
En ce qui concerne les circonstances exceptionnelles :
10. M. et Mme A allèguent que des circonstances exceptionnelles tenant à leur vulnérabilité font obstacle à leur expulsion. Il ressort ainsi des pièces du dossier que Mme A, s'est vu diagnostiquer un asthme persistant ainsi qu'une pathologie chronique non curable de dilatation des bronches séquellaires d'une infection, nécessitant un traitement de fond. Toutefois, en l'état des pièces médicales versées au dossier et en l'absence de données plus précises sur les conséquences de ces pathologies sur sa vie quotidienne et son autonomie, son état de santé ne saurait être regardé comme constituant une situation exceptionnelle impliquant que les autorités de l'Etat les fassent bénéficier d'un hébergement d'urgence. En outre, il n'est pas établi par les requérants que leur départ du logement qu'ils occupent indûment ferait obstacle à la poursuite de la scolarité de leur enfant.
11. Si la situation personnelle de M. et Mme A, parent d'un enfant âgé de sept ans, ne remet pas en cause ce caractère d'urgence et d'utilité de la mesure sollicitée, ni ne suffit à caractériser des circonstances exceptionnelles de nature à faire obstacle à cette mesure, elle justifie cependant que lui soit accordé un délai pour libérer le logement qu'ils occupent indûment, qu'il y a lieu de fixer à un mois.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
12. L'avocate de M. et Mme A ne peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, de rejeter leur demande formulée à ce titre.
13. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre à M. et Mme A de libérer, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, l'hébergement qu'ils occupent. En l'absence de départ volontaire, le préfet pourra requérir la force publique, afin de procéder à l'expulsion des intéressés et donner toutes instructions utiles au gestionnaire des locaux afin d'évacuer les biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques des intéressés, à défaut pour eux d'avoir emporté leurs effets personnels.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à M. et Mme A de libérer le logement qu'ils occupent, situé au 22 rue Fagnières à Châlons-en-Champagne, dans l'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) géré par l'ADOMA, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 2 : A défaut pour M. et Mme A, à l'expiration de ce délai, d'avoir quitté les lieux dans le délai mentionné à l'article 1er, le préfet de la Marne est autorisé à recourir au concours de la force publique pour procéder à leur expulsion et à donner toutes instructions utiles au gestionnaire de la structure d'accueil pour faire procéder à l'évacuation de leurs biens, à leurs frais et risques, à défaut pour eux de les avoir emportés.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à M. C A et Mme B A.
Copie en sera adressée au préfet de la Marne et à l'office français de l'immigration et de l'intégration (direction territoriale de Reims).
Fait à Châlons-en-Champagne, le 22 juillet 2024.
Le juge des référés,
M. SOISTIER
La greffière,
I. DELABORDE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026