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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2401653

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2401653

lundi 16 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2401653
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental de la Marne de lui délivrer un agrément d'assistante familiale. Le juge a estimé que le moyen tiré de la situation générale des enfants placés était inopérant pour apprécier la légalité de la décision individuelle. Il a également considéré que la contestation de l'appréciation de ses capacités professionnelles n'était pas assortie de précisions suffisantes. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 juillet 2024 et 18 juillet 2024, Mme A B conteste, devant le tribunal, la décision du 25 juin 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Marne a refusé de lui délivrer l'agrément d'assistante familiale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Si d'une part Mme B se prévaut, pour critiquer la décision en litige, de ce que de nombreux enfants, placés notamment dans des foyers, n'ont pas la chance de bénéficier d'une famille d'accueil, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de cette décision et le moyen qui en est tiré est, par suite, inopérant. Si d'autre part elle indique souhaiter procurer à l'enfant accueilli des conditions de vie permettant son développement et doit ainsi être regardée comme remettant en cause l'appréciation de ses capacités professionnelles qui a été faite par le président du conseil départemental, cette affirmation n'est pas assortie des précisions nécessaires pour permettre au juge d'en apprécier le bien-fondé. Il suit de là qu'il y a lieu de rejeter la requête de Mme B en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au département de la Marne.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 16 septembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Signé

O. NIZET

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