jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401735 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LE BRIERO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 juillet 2024, 15 septembre 2024 et 29 septembre 2024, la société La Forge de Longuyon, représentée par Me le Briero, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de récuser M. A D, désigné en référé comme expert ;
2°) de désigner un nouvel expert chargé d'achever l'expertise ;
3°) d'annuler le rapport d'expertise de cet expert ;
4°) d'ordonner si nécessaire un complément d'expertise en vue d'autoriser les parties à émettre leurs observations sur le rapport d'expertise.
Elle soutient que :
- la fin de non-recevoir opposée par la société Baméo n'est pas fondée dès lors que sa demande de récusation n'est pas tardive ;
- M. D ne peut pas être regardé comme impartial, ayant manifesté un parti pris constant en faveur de la société Baméo au regard, premièrement, du délai de dix jours accordé à cette société pour répondre au dernier dire de la société requérante alors qu'aucun délai n'a ensuite été accordé à la société requérante pour répondre sur le dire n°7 de la société Baméo, deuxièmement, de ce que l'expert a écarté de façon arbitraire les démonstrations de la Forge et les travaux du précédent expert, et, troisièmement, de ce que l'expert a refusé de prendre en compte les demandes et observations du gérant de la Forge lors de la réunion sur place du 11 avril 2024, ce gérant ayant quitté la réunion ne s'estimant pas écouté ;
- l'expert a manqué au principe du contradictoire dans le cadre de ses opérations d'expertise dès lors que le rapport qu'il s'apprête à rendre au tribunal a été établi à partir d'un pré-rapport constituant en réalité une note aux parties suivant la visite sur les lieux, de sorte qu'un délai aurait dû être accordé aux parties pour examiner son pré-rapport consolidé ;
- l'expert n'a pas mené à bien les missions fixées par l'article 2 du jugement avant-dire droit du 17 novembre 2021, notamment en ne réalisant aucune étude statistique et modélisation à partir des données transmises par elle, et l'a privée de la possibilité de présenter des observations sur l'échelle à poisson, le comptage à Donchery des bateaux utilisant l'écluse, le type de navigation fréquentant la Meuse, le dragage à Donchery et le fait que la modélisation de l'expert est totalement erronée ;
- l'expert a commis des erreurs d'analyse, résultant de la mise à l'écart des données de la sonde, en ne tenant pas compte également des données de puissance de la centrale et il aurait fallu vérifier la modélisation par un test in situ reposant sur la cote historique de 145,70 (système NGF corrigé) de l'année 1870 ;
- l'expert a méconnu les dispositions de l'article 3 du jugement avant-dire droit précité, en indiquant lors de la première visite sur place que cette expertise était la première de cette sorte qu'il effectuait, et qu'il avait refusé de tenir compte des travaux du précédent expert en remplacement duquel il a été désigné, en particulier les éléments relatifs à la hauteur de ligne d'eau, ainsi que des documents historiques liés au droit d'eau et des photographies sur la configuration de la centrale au début du vingtième siècle, ou encore des éléments d'une expertise judiciaire réalisée dans le cadre d'une autre affaire réalisée sur un ancien ouvrage appartenant à Voies navigables de France ;
- il n'est pas établi que l'expert ait prêté serment en début d'expertise ;
- la présente instance de récusation d'expert est entachée d'un défaut de contradictoire dès lors que l'expert n'a pas présenté de réponse à la requête et que l'établissement public Voies Navigables de France, observateur dans le cadre de l'expertise, n'a pas été rendu destinataire des écritures ;
- la société Baméo n'est pas fondée à demander que des sommes soient mises à la charge sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dès lors que le jugement avant-dire droit du 17 novembre 2021 a réservé la question des frais d'expertise jusqu'à la fin de l'instance et que l'expert n'a pas présenté de mémoire dans le cadre de cette instance.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 25 juillet 2024 et 27 septembre 2024, la société Baméo, représentée par Me Jambu-Merlin, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de société La Forge de Longuyon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable car tardive, premièrement, au regard de l'antériorité tant de la clôture des opérations d'expertise que de la date d'envoi du rapport d'expertise aux parties et au tribunal, par rapport à la date de la présente demande de récusation, et, deuxièmement, dès lors qu'elle n'a pas été introduite dès la révélation de la cause de la récusation ;
- les moyens soulevés par la société La Forge de Longuyon ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 26 septembre 2024, M. A D doit être regardé comme concluant au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la société La Forge de Longuyon ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée au préfet des Ardennes et au préfet de la Meuse qui n'ont pas produit de mémoire.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la société La Forge de Longuyon à fin d'annulation du rapport d'expertise de M. D, dès lors qu'un rapport d'expertise, qui a seulement pour objet d'apporter au juge, sans le lier, des éléments d'information nécessaires à la solution d'un litige, ne constitue pas un acte décisoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rifflard, conseiller,
- les conclusions de M. Maleyre, rapporteur public,
- et les observations de M. B, représentant la société La Forge de Longuyon, et de Me Jambu Merlin, représentant la société Baméo.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 6 décembre 2021, le président du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a désigné M. C pour réaliser l'expertise ordonnée par un jugement avant-dire droit du 17 novembre 2021 rendu par ce tribunal dans l'affaire enregistrée sous le n° 1801919. Puis, par une ordonnance du 6 novembre 2023, le président de ce tribunal a remplacé cet expert par M. D. Par la présente requête, la société La Forge de Longuyon demande au tribunal la récusation de ce dernier expert et son remplacement. Elle demande également l'annulation de son rapport d'expertise et doit être regardée comme demandant à ce qu'il soit enjoint à l'expert de réaliser un complément d'expertise en vue d'autoriser les parties à émettre leurs observations sur le rapport d'expert.
Sur les conclusions à fin d'annulation du rapport d'expertise :
2. Il n'appartient pas à la juridiction administrative d'annuler un rapport d'expertise, qui a seulement pour objet d'apporter au juge, sans le lier, des éléments d'information nécessaires à la solution d'un litige, et ne constitue pas un acte décisoire. Par suite, les conclusions à fin d'annuler le rapport d'expertise de M. D doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions aux fins de récusation de l'expert et de son remplacement :
3. Aux termes de l'article R. 621-6 du code de justice administrative : " Les experts ou sapiteurs mentionnés à l'article R. 621-2 peuvent être récusés pour les mêmes causes que les juges. () ". Aux termes de l'article R. 621-6-4 de ce code : " Si l'expert acquiesce à la demande de récusation, il est aussitôt remplacé. / Dans le cas contraire, la juridiction, par une décision non motivée, se prononce sur la demande, après audience publique dont l'expert et les parties sont avertis. () ". Aux termes de l'article L. 721-1 de ce code : " La récusation d'un membre de la juridiction est prononcée, à la demande d'une partie, s'il existe une raison sérieuse de mettre en doute son impartialité ".
4. Il résulte des dispositions précitées du code de justice administrative que la récusation d'un expert ne peut être prononcée que s'il existe une raison sérieuse de mettre en doute son impartialité. Il appartient au juge, saisi par une partie à l'expertise demandant qu'il soit procédé à la récusation de l'expert et à son remplacement, de rechercher si les éléments et circonstances qui sont soumis à son appréciation permettent de faire douter de l'impartialité de l'expert dans la conduite des opérations qui lui ont été confiées.
5. Pour mettre en doute l'impartialité de M. D, la société requérante fait valoir, d'une part, que celui-ci a accordé des conditions de délai plus favorables pour présenter des dires à la société Baméo qu'à elle-même. Toutefois, à cet égard, il résulte de l'instruction que l'expert a tenu une première réunion d'expertise le 11 décembre 2023, à l'issue de laquelle des pièces ont été produites par la société La Forge de Longuyon le 7 mars 2024. Une seconde réunion d'expertise s'est déroulée le 11 avril 2024. L'expert a ensuite, dans un premier temps, transmis aux parties un pré-rapport le 12 mai 2024 en leur impartissant un délai jusqu'au 24 juin 2024 pour présenter leurs observations, et en mentionnant la perspective d'une dépose du rapport d'expertise au tribunal fin juin. Dans son mél du même jour par lequel il transmettait ce pré-rapport, l'expert demandait aux parties de lui faire parvenir préalablement l'estimation de la production électrique potentielle, ainsi que les éventuelles adaptations lourdes sur la passe à poissons. La société Baméo a produit le 12 juin 2024 un dire sur ce pré-rapport. Dans un mél du 16 juin 2024, l'expert renouvelait sa demande d'obtenir sans délai des estimations de la production électrique potentielle pour permettre les observations et dires avant le 24 juin 2024. Par un mél du 23 juin 2024, l'expert a adressé un projet de rapport aux parties en indiquant que, à défaut d'avoir obtenu les éléments attendus de la société La Forge de Longuyon, il avait apporté des réponses à la question des productions hydroélectriques à partir des pièces produites. La société La Forge de Longuyon a ensuite produit des pièces auprès de l'expert le 23 juin 2024 et un dire le 24 juin suivant. La société Baméo a alors sollicité, le 24 juin 2024, un délai pour présenter des observations sur ce dire. L'expert a accordé un délai supplémentaire aux parties jusqu'au 12 juillet 2024 à midi pour présenter des observations, en indiquant que lui-même nécessitait ce temps supplémentaire pour répondre aux éléments et observations de la société La Forge de Longuyon. La société Baméo a transmis un dire le 9 juillet 2024. Le 12 juillet 2024, la société La Forge de Longuyon a sollicité un délai supplémentaire pour examiner ce dire et pouvoir présenter ses observations. Par un mél du 14 juillet 2024, l'expert a transmis ses réponses aux dires des parties, les a informées qu'il n'accédait pas à la dernière demande de délai supplémentaire faite par la société La Forge de Longuyon et qu'il allait transmettre son rapport d'expertise au tribunal d'ici le 16 juillet suivant. Dans ces conditions, et compte tenu du calendrier imparti à cet expert par le tribunal pour rendre son rapport, à savoir initialement jusqu'au 30 avril 2024, puis, après ses demandes auprès du tribunal de délais supplémentaires à la suite des échanges entre les parties, au 30 juin 2024 et enfin au 16 juillet 2024, et des productions tardives de la société La Forge de Longuyon dans le cadre de ces opérations d'expertise, la circonstance qu'un délai supplémentaire ait été accordé à la société Baméo le 24 juin 2024 alors qu'un tel délai n'a ensuite pas été accordé à la société La Forge de Longuyon le 12 juillet 2024, ne permet pas de faire douter de l'impartialité de l'expert.
6. D'autre part, la société La Forge de Longuyon fait valoir que l'expert a écarté ses démonstrations sans fondement, qu'il n'a pas tenu compte des demandes et observations de son gérant lors de la réunion sur place du 11 avril 2024, ni des travaux du précédent expert. Toutefois, ces éléments ne permettent pas de révéler en l'espèce un défaut d'impartialité de l'expert.
7. La société requérante fait également valoir que l'expert aurait méconnu le principe du contradictoire dans le cadre de ses opérations d'expertise, qu'il aurait commis des erreurs d'analyse, qu'il n'aurait pas mené à bien les missions fixées par l'article 2 du jugement avant-dire droit du 17 novembre 2021 et qu'il aurait méconnu les dispositions de l'article 3 du même jugement avant-dire droit. Toutefois, aucune de ces critiques, qui relèvent de la régularité et du bien-fondé de l'expertise, ne permettent de faire douter de l'impartialité de l'expert dans la conduite des opérations qui lui ont été confiées.
8. Aux termes de l'article R. 621-3 du code de justice administrative : " Le greffier en chef ou, au Conseil d'Etat, le secrétaire du contentieux notifie dans les dix jours à l'expert ou aux experts et, le cas échéant, au sapiteur la décision qui les commet et fixe l'objet de leur mission. / () Si l'expert ou le sapiteur ainsi désigné n'est inscrit ni sur l'un des tableaux prévus par l'article R. 221-9, ni sur l'une des listes prévues par la loi n° 71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires, il prête également par écrit le serment prévu par l'article R. 221-15-1 ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 221-9 du même code : " Il est établi, chaque année, par le président de la cour administrative d'appel, un tableau des experts auprès de la cour et des tribunaux administratifs du ressort, selon une nomenclature arrêtée par le vice-président du Conseil d'Etat correspondant aux domaines d'activité dans lesquels les juridictions administratives sont susceptibles de recourir à une expertise ". Aux termes de l'article R. 221-20 du même code : " Le tableau des experts est tenu à la disposition du public dans les locaux de la cour administrative d'appel et des tribunaux administratifs du ressort. Il est publié sur le site internet des juridictions administratives ".
9. Par arrêté du 19 décembre 2022 portant inscription sur le tableau des experts auprès de la cour administrative d'appel de Nancy et des tribunaux administratifs relevant de son ressort au titre de l'année 2023, régulièrement publié sur le site internet de cette cour, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a notamment inscrit sur ce tableau M. A D. Le moyen tiré de cet expert n'a pas prêté serment préalablement aux opérations d'expertise doit donc, en tout état de cause, être écarté comme manquant en fait.
10. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la société Baméo, que les conclusions aux fins de récuser M. D et de le remplacer par un autre expert doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Le présent jugement, qui rejette les conclusions principales de la société La Forge de Longuyon, n'implique pas qu'il soit enjoint à l'expert de réaliser un complément d'expertise. Les conclusions à fin d'injonction doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. () ".
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société La Forge de Longuyon une somme de 1 500 euros à verser à la société Baméo sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sans qu'aient d'incidence à cet égard les dispositions du jugement avant-dire droit n° 1801919 du 17 novembre 2021 de ce tribunal relatives aux frais d'expertise, dès lors que de tels frais ne relèvent pas de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société La Forge de Longuyon est rejetée.
Article 2 : La société La Forge de Longuyon versera à la société Baméo une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société La Forge de Longuyon, au préfet des Ardennes, au préfet de la Meuse, à la société Baméo et à M. A D.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Briquet, président,
M. Amelot, premier conseiller,
M. Rifflard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024.
Le rapporteur,
Signé
R. RIFFLARDLe président,
Signé
B. BRIQUET
La greffière,
Signé
F. DAROUSSI DJANFAR
La République mande et ordonne au préfet des Ardennes et au préfet de la Meuse en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026