vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401765 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 24 et 26 juillet 2024 (mémoire non communiqué), M. A B, représenté par M. D qui déclare agir comme mandataire demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 18 juillet 2024 par laquelle la préfète de l'Aube l'oblige à quitter le territoire français sans délai, lui fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée de cinq ans et a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Soistier, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles R. 431-2 et R. 431-4 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ". Aux termes de l'article R. 431-2 du même code : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, soit par un avoué en exercice dans le ressort du tribunal administratif intéressé, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né d'un contrat. / La signature des requêtes et mémoires par l'un de ces mandataires vaut constitution et élection de domicile chez lui. " Aux termes de l'article R. 431-4 du même code : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ".
2. D'une part, il résulte des dispositions précitées que la requête a été introduite par M. D au nom de M. A B. M. C qui agit en qualité de Président de l'association Juriste et théologiens Mobile Migrations et Développements (JeTM-MED), docteur en droit, avocat au barreau de Kinshasa, ne justifie pas de sa qualité de mandataire, en l'absence de justification de son inscription au barreau français. En outre, une personne physique ne pouvant recourir aux services d'un mandataire autre qu'un avocat, l'association JeTM-MED ne peut, à supposer que M. C puisse agir en son nom, pas davantage représenter M. B devant le tribunal.
3. D'autre part, en dépit d'une demande de régularisation, dont il a été accusé réception le 25 juillet 2024, il ressort des pièces du dossier que M. B a refusé de régulariser sa requête et de la signer.
4. Il résulte de ce qui vient d'être dit que la présente requête ne satisfait pas aux exigences posées par les articles R. 431-2 et R. 431-4 du code de justice administrative et doit dès lors, être rejetée comme manifestement irrecevable en application du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète de l'Aube.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 26 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
M. SOISTIER
N°2401765
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026