mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401861 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP BLOCQUAUX & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 6 mars 2023, la société Central Park demande au tribunal administratif :
1°) d'enjoindre à la commune de Douzy de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 2002442 du 22 novembre 2022 par lequel le tribunal a enjoint à cette commune, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, de lui communiquer l'ensemble des documents énumérés au point 5 du jugement ;
2°) d'enjoindre à la commune de lui fournir les documents précités sous astreinte de
500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Douzy le versement d'une somme de
1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance en date du 8 juillet 2024, le président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
La société Central Park soutient que parmi les différents documents que le jugement du 22 novembre 2022 enjoignait à la commune de lui délivrer, elle n'a pas été destinataire de celui relatif aux montants des loyers ou redevances restés impayés.
Un mémoire, présenté par la commune de Douzy a été enregistré le 13 novembre 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la décision par laquelle le magistrat désigné a renvoyé le jugement de ce dossier à la formation collégiale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Olivier Nizet, président,
- et les conclusions de Mme Stéphanie Lambing, rapporteure publique,
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par un jugement du 22 novembre 2022, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite née du silence gardé par le maire de Douzy sur la demande de la société Central Park, de lui communiquer différents documents. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a, par l'article 9 de son jugement, enjoint à la commune de communiquer à la société Central Park la convention que la commune a conclu avec la société " Bowling de Douzy " pour l'aménagement d'un bowling au sein de l'aérodrome de Douzy, le contrat d'emprunt public y afférent, le montant de l'endettement contracté par la commune de Douzy, le montant des échéances des prêts et le montant des loyers ou redevances restés impayés.
2. La société Central Park fait valoir que ces documents lui ont été communiqués hormis ceux concernant les redevances restées impayées. Toutefois, par un courrier du 9 janvier 2024, produit lors de la phase administrative, la commune indique qu'aucune redevance ne restait impayée. Si la société Central Park fait valoir que la commune doit produire des pièces justifiant cette affirmation, les termes du jugement du 22 novembre 2022 se bornaient à demander à la commune de fournir le montant des sommes impayées. En indiquant qu'aucune somme ne restait due, elle a suffisamment exécuté le jugement précité. Ainsi, à la date de la présente décision, le jugement du 22 novembre 2022 n'appelle plus aucune mesure d'exécution. Par suite, et alors que les éléments produits lors de la phase administrative permettaient à eux seuls de juger de l'exécution de la décision en litige, la demande de la société Central Park ne peut, dès lors, qu'être rejetée en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la société Central Park est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à société Central Park et à la commune de Douzy.
Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Nizet, président,
Mme Bénédicte Alibert, premier conseiller.
M. Oscar Alvarez, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
B. ALIBERT
Le président-rapporteur,
O. NIZET
La greffière,
N. MASSON
La République mande et ordonne au préfet des Ardennes en ce qui la concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026