mercredi 14 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2401902 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - Eloignement |
| Avocat requérant | GAFFURI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 août 2024, M. B A, représenté par Me Gaffuri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er août 2024 par lequel la préfète de l'Aube a prolongé son interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'annuler l'arrêté du 1er aout 2024 par lequel la préfète de l'Aube a décidé de l'assigner à résidence dans le département de l'Aube pour une durée de quarante-cinq jours, avec interdiction de sortir de ce département sans autorisation et obligation de se présenter les mercredis, jeudis et vendredis à onze heures au commissariat de police de Troyes ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté portant prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français est entaché d'un défaut de motivation, en particulier dès lors qu'elle n'est pas motivée au regard de l'absence de circonstances humanitaires ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation au regard de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, et de l'absence de menace à l'ordre public ;
- les motifs invoqués par la préfète de l'Aube ne sont pas de nature à justifier, dans son principe et sa durée, cette décision ; des circonstances humanitaires justifiaient qu'elle ne soit pas édictée ;
- il porte atteinte au droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté portant assignation à résidence est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- son assignation à résidence n'est pas nécessaire pour assurer l'exécution forcée de l'obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il présente suffisamment d'éléments sur ses garanties de représentation et sur l'absence de risque de soustraction à la mesure d'éloignement ;
- elle compromet sa possibilité d'obtenir une régularisation de son droit au séjour dès lors qu'elle l'empêche de poursuivre une activité professionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2024, la préfète de l'Aube conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Rifflard, conseiller, en application des dispositions de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rifflard, magistrat désigné,
- et les observations de M. A.
La préfète de l'Aube n'était ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée après la formulation des observations orales des parties présentes à l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Des pièces en délibéré produites par M. A ont été enregistrées le 13 août 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant bangladais né le 4 avril 1982, a fait l'objet le 5 novembre 2023 d'un arrêté par lequel la préfète de l'Aube a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans. Par deux arrêtés du 1er août 2024, la préfète de l'Aube a, d'une part, prolongé cette interdiction de retour sur le territoire français d'une durée supplémentaire de deux ans, et, d'autre part, décidé d'assigner M. A à résidence dans le département de l'Aube pour une durée de quarante-cinq jours, avec interdiction de sortir de ce département sans autorisation et obligation de se présenter les mercredis, jeudis et vendredis à onze heures au commissariat de police de Troyes. Par sa requête, M. A demande l'annulation de ces deux arrêtés du 1er août 2024.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles : " () / L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. M. A, qui est déjà représenté par un avocat, a présenté une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué. Il y a lieu, compte tenu de l'urgence, de prononcer d'office son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté portant prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
4. Aux termes de l'article L 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut prolonger l'interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français au-delà du délai de départ volontaire qui lui avait été accordé ; () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français./ Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
5. Il incombe à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit, par ailleurs, faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de chacun de ces critères, cette autorité ne retient pas certains éléments correspondant à l'un ou certains d'entre eux au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
6. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour et si la décision ne porte pas au droit de l'étranger au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. En revanche, lorsqu'il est saisi d'un moyen le conduisant à apprécier les conséquences de la mesure d'interdiction de retour sur la situation personnelle de l'étranger et que sont invoquées des circonstances étrangères aux quatre critères posés par les dispositions précitées de l'article L. 612-10, il incombe seulement au juge de l'excès de pouvoir de s'assurer que l'autorité compétente n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
7. En l'espèce, pour décider de prolonger pour une durée de deux ans l'interdiction de retour sur le territoire français qu'elle avait prononcée pour une durée initiale de deux ans à l'encontre de M. A, la préfète de l'Aube a retenu que l'intéressé a fait l'objet de deux précédentes obligation de quitter le territoire français en 2018 et en 2021 qu'il s'est abstenu d'exécuter, et que la troisième obligation de quitter le territoire français édictée en 2023, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, n'a pas non plus été exécutée au terme du délai de départ volontaire de trente jours qui était imparti à l'intéressé, ce dernier n'ayant, au demeurant, entrepris aucune démarche pour quitter le territoire français. La décision en litige tient compte de ce que M. A est marié avec une compatriote qui est également en situation irrégulière et qu'ils ont un enfant à charge dont la scolarité pourrait se poursuivre dans leur pays d'origine. Elle retient que M. A ne démontre pas avoir tissé des liens anciens, stables et intenses sur le territoire français, et qu'à l'inverse, il ne démontre pas une absence de liens personnels et familiaux au Bangladesh. Elle relève également qu'il occupe un emploi sans disposer d'autorisation de travail.
8. En premier lieu, cet arrêté comporte les motifs de droit, en visant en particulier l'article L. 612-11, 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les motifs de faits qui en constituent le fondement. Par ailleurs, et contrairement à ce que soutient M. A, la préfète de l'Aube n'était pas tenue de préciser expressément qu'elle retenait l'absence de circonstances humanitaires faisant obstacle à ce qu'elle prononce la mesure contestée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté comme manquant en fait.
9. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été indiqué au point 7 ci-avant que la situation de M. A au regard de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France a été examinée par la préfète de l'Aube. Par ailleurs, la préfète de l'Aube a implicitement retenu que sa présence ne constituait pas une menace à l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de ce que la situation de M. A n'aurait pas fait l'objet d'un examen particulier à l'égard de ces critères mentionnés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté comme manquant en fait.
10. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que si M. A est présent en France depuis presque neuf ans, ses demandes d'asile ont été rejetées en 2017 et en 2018 et qu'il s'est maintenu depuis lors en situation irrégulière sur le territoire français en s'abstenant d'exécuter trois obligations de quitter le territoire français, les deux dernières ayant été assorties d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Si, par ailleurs, il justifie d'avoir occupé des emplois dans la restauration à compter de septembre 2020, il n'est cependant pas sérieusement contesté que son épouse séjourne irrégulièrement en France, ni que si leur fille âgée de cinq ans a été scolarisée à l'école maternelle en France elle pourrait poursuivre sa scolarité au Bangladesh. Par ailleurs, M. A ne conteste pas sérieusement conserver des liens personnels et familiaux au Bangladesh. Il ressort des pièces du dossier que leur foyer est hébergé dans le cadre de l'hébergement d'urgence depuis avril 2019. Dans ces conditions, en dépit de la durée de sa présence en France, des attestations de relations cordiales qu'il a pu nouer en France produites à l'instance, et bien que sa présence dans ce pays ne constitue pas une menace pour l'ordre public, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en prononçant à son encontre une prolongation de deux ans de la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, la préfète de l'Aube aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-11 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. En outre, en se bornant à alléguer que des circonstances humanitaires justifieraient l'annulation de la décision en litige, et ce à quoi il y a lieu de rattacher les observations présentées à l'audience par le requérant concernant la situation générale d'insécurité au Bangladesh, le requérant ne justifie cependant pas, au regard des pièces du dossier, de l'existence de circonstances étrangères aux quatre critères posés par les dispositions précitées de l'article L. 612-10 permettant d'établir que la décision en litige serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent donc être écartés.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Pour les mêmes motifs que ceux indiqués au point 10, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision de prolongation d'une durée de deux ans de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ".
15. L'arrêté en litige comporte les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement et ne présente pas une motivation stéréotypée. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que la situation de M. A n'aurait pas fait l'objet d'un examen particulier de sa situation personnelle. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de sa situation doivent être écartés.
16. En second lieu, en se bornant à soutenir, d'une part, que l'arrêté en litige n'est pas " justifié " dès lors que son assignation à résidence n'est pas nécessaire pour assurer l'exécution forcée de l'obligation de quitter le territoire français, qu'il présente suffisamment d'éléments sur les garanties de représentation et sur l'absence de risque de soustraction à la mesure d'éloignement, et, d'autre part, que l'assignation à résidence l'empêchant de poursuivre une activité professionnelle elle compromet sa possibilité d'obtenir une régularisation de son droit au séjour, M. A n'assortit pas ces moyens, qui sont dénués de référence juridique, des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ces moyens ne peuvent donc qu'être écartés.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Isabelle Gaffuri et à la préfète de l'Aube.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 août 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
R. RIFFLARDLa greffière,
Signé
A. DEFORGE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026