lundi 2 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2402008 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | GASSE CARNEL GASSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 août 2024, complétée par un mémoire enregistré le 29 août 2024 présenté également au nom de M. J C, de Mme H E et de Mme A D, M. F G, représenté par la SELAS Devarenne Associés Grand Est, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 24 juillet 2024 portant réglementation d'interdiction de circulation et de stationnement et de mise en place de la piétonnisation de la rue de la Victoire à Saint-Dizier ainsi que des arrêtés du 24 juillet 2024 portant autorisation d'occupation du domaine public communal au bénéfice des établissements " La Cabane à Canons ", " Les Délices de Judith " et " L'Atelier Flottant " en vue de l'installation d'une terrasse face au 5, au 6 et au 9 rue de la Victoire ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Dizier une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite en raison des risques sanitaires liés à la modification des modalités de collecte des ordures ménagères qui conduisent à un amoncellement des déchets, de la violation du droit d'accès des riverains d'une portion de la rue des Victoires et de la rue du Petit Sauvage et des perturbations des livraisons et des nuisances sonores liées à l'occupation des terrasses, l'urgence ayant été retenue à l'occasion d'un précédent référé ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision dès lors que :
Les décisions attaquées sont intervenues en méconnaissance des règles de publicité et mise en concurrence ;
Elles méconnaissent l'article L. 2213-6 du code général des collectivités territoriales ;
Il n'est pas matériellement possible qu'une terrasse de 20 m² soit installée au droit de l'établissement " La Cabane à Canons " ;
L'accès des riverains aux immeubles est entravé ;
La visibilité des autres commerçants de la rue est compromise ;
Les décisions attaquées méconnaissent les dispositions relatives les dispositions relatives à l'accessibilité des engins de lutte contre l'incendie ;
Elles méconnaissent les dispositions relatives à l'accessibilité des personnes handicapées ;
Les décisions d'autorisation d'occupation du domaine public sont entachées de détournement de pouvoir et de procédure ;
Elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 août 2024, la société 117, exploitant sous l'enseigne " La Cabane à Canons ", représentée par Me Gasse, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. G une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la condition d'urgence n'est pas remplie et que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense enregistrés le 29 août 2024 et le 30 août 2024, la commune de Saint-Dizier, représentée par la SELARL BQD avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. G une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que seule la SCI Hygie, propriétaire du logement occupé par M. G, a qualité pour agir, que le requérant n'a pas intérêt à agir, que la condition d'urgence n'est pas remplie et que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu la requête n° 2401965 enregistrée le 8 août 2024, par laquelle M. F G, représenté par la SELAS Devarenne Associés Grand Est, demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 24 juillet 2024 portant réglementation d'interdiction de circulation et de stationnement et de mise en place de la piétonnisation de la rue de la Victoire à Saint-Dizier ainsi que des arrêtés du 24 juillet 2024 portant autorisation d'occupation du domaine public communal au bénéfice des établissements " La Cabane à Canons ", " Les Délices de Judith " et " L'Atelier Flottant " en vue de l'installation d'une terrasse face au 5, au 6 et au 9 rue de la Victoire.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Deschamps, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 mai 2024 à 11 h :
- le rapport de M. Deschamps, juge des référés ;
- les observations de Me Devarenne Odaert, pour le compte de M. G, qui reprend ses observations écrites et soutient en outre que les décisions d'occupation du domaine public méconnaissent l'article 4. 3. 2. de l'arrêté portant règlement applicable aux terrasses, étalages et autres éléments installés sur le domaine public ;
- et les observations de Me Quentin pour le compte de la commune de Saint-Dizier qui reprend ses observations écrites.
L'instruction a été close à 11 heures 15, à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Saint-Dizier a adopté le 27 mars 2024 un arrêté portant réglementation d'interdiction et de piétonnisation de la rue de la Victoire, et, par arrêtés des 15 et 16 avril 2024, a autorisé l'occupation temporaire du domaine public communal aux établissements " La Cabane à Canons ", " Les Délices de Judith " et " L'Atelier Flottant ". L'exécution des effets de chacun de ces arrêtés ayant été suspendue par une ordonnance du 22 juillet 2024 du juge des référés, la commune a repris le 24 juillet 2024 quatre arrêtés ayant la même portée. M. G en demande la suspension des effets sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Sur la recevabilité des interventions de M. C, de Mme E et de Mme D :
2. Aux termes de l'article R. 632-1 du code de justice administrative : " L'intervention est formée par mémoire distinct () ".
3. Le mémoire complémentaire enregistré le 29 août 2024 est présenté non seulement au nom de M. G, mais également au nom de M. C, de Mme E et de Mme D. Ces derniers doivent être regardés comme des intervenants volontaires au soutien de la requête de M. G. Cette intervention n'ayant pas été présentée par mémoire distinct, elle est irrecevable, et ne peut pas être admise.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
5. En l'état de l'instruction, aucun des moyens visés ci-dessus pas plus que le moyen supplémentaire soulevé à l'audience ne sont de nature à faire naitre un doute sérieux sur la légalité des décisions en cause. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition d'urgence est remplie ni d'examiner les fins de non-recevoir opposées par la ville de Saint-Dizier, la requête de M. G doit être rejetée, y compris les conclusions tendant au remboursement de frais exposés et non compris dans les dépens.
7. Dans les circonstances de l'espèce, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de M. G une somme de 1 000 euros en remboursement des frais exposés d'une part par la commune de Saint-Dizier et d'autre part de la société 117 et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'intervention de M. C, de Mme E et de Mme D n'est pas admise.
Article 2 : La requête de M. G est rejetée.
Article 3 : M. G versera, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 1 000 euros d'une part à la commune de Saint-Dizier et d'autre part à la société 117.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à F G, à M. J C, à Mme H E, à Mme A D, à la société 117, à la société Les Délices de Judith, à M. I B et à la commune de Saint-Dizier.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 2 septembre 2024.
Le juge des référés,
signé
A. DESCHAMPSLa greffière,
signé
I. DELABORDE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026