mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2402155 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LUDOT CLAIRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 2 septembre et le 24 septembre 2024, Mme B C, représentée par Me Claire LUDOT, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de prescrire une expertise en vue de déterminer si les soins qui lui ont été prodigués par le centre hospitalier universitaire de Reims sont conformes aux règles de l'art.
Elle soutient que :
- dans le courant du mois d'avril 2023, elle a été hospitalisée dans le cadre du suivi de son diabète de type 1 ;
- durant cette hospitalisation, sa tension a fortement augmenté et l'interne a augmenté les statines au maximum ;
- elle a très mal réagi à l'augmentation de ce dosage et a dû être hospitalisée plusieurs semaines en raison d'une rhabdomyolyse ;
- elle conserve de nombreuses séquelles physiques, ne peut plus exercer d'activité professionnelle et a été contrainte de déménager ;
- le CHU a commis plusieurs fautes dans l'augmentation des statines, dans le retard de diagnostic ainsi que dans la prise en charge.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2024, le centre hospitalier universitaire de Reims, représenté par la SCP Normand et associés, demande au tribunal :
- à titre principal, de rejeter la requête de Mme C ;
- à titre subsidiaire, de désigner un expert en lui donner la mission suggérée dans ses écritures et de débouter Mme C de ses demandes plus amples ou contraires.
Il fait valoir que :
- l'action en responsabilité et en indemnisation de Mme C est forclose, dans la mesure où la demande préalable qu'elle a formée s'est vu opposer une fin de non-recevoir le 18 avril 2024, envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception et mentionnant les voies et délais de recours ;
- la date de réception de la décision de rejet est réputée être celle du 13 mai 2024, dès lors que l'accusé de réception mentionne que le pli a été avisé mais non réclamé ;
- Mme C disposait dès lors d'un délai expirant le 14 juillet 2024 pour saisir le tribunal d'un éventuel recours contre cette décision de rejet ;
- la requête par laquelle elle a saisi le tribunal n'a été enregistrée que le 2 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 621-1-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Si le juge des référés n'est pas saisi du principal, l'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il lui est demandé d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, relevant lui-même de la compétence de la juridiction à laquelle ce juge appartient, et auquel cette mesure est susceptible de se rattacher.
2. Il résulte de l'instruction que par une décision en date du 18 avril 2024, le centre hospitalier universitaire de Reims a rejeté la réclamation indemnitaire préalable présentée par Mme C le 4 janvier 2024, tendant à l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis suite à son hospitalisation au sein du service endocrinologie le 17 avril 2023. Cette décision indiquait expressément le délai de deux mois dans lequel pouvait être saisi le tribunal administratif, ainsi que la mention en vertu de laquelle ce délai de deux mois était suspendu en cas de saisine de la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux en application de l'article L. 1142-7 du code de la santé publique. Cette décision de rejet, datée du 18 avril 2023 et non 2024, suite à une erreur matérielle manifeste, a été notifiée à Mme C, le 13 mai 2024, selon l'avis de réception de la poste qui mentionne que Mme C a été avisée à cette date, alors qu'elle n'a pas, suite à cet avis, réclamé le pli au bureau de poste. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme C a saisi la commission de conciliation et indemnisation des accidents médicaux compétente dont ladite saisine suspend le délai de deux mois. La présente requête a été enregistrée au greffe du tribunal le 2 septembre 2024. Ainsi, une requête indemnitaire au fond, présentée à l'encontre de la décision expresse de rejet précitée, tendant à la condamnation du centre hospitalier universitaire de Reims et alors qu'il ne résulte pas de l'instruction qu'existerait une autre perspective contentieuse recevable, s'exposerait à une irrecevabilité. Dans ces conditions, la mesure d'expertise sollicitée ne présente pas le caractère d'utilité exigé par l'article R. 532-1 du code de justice administrative et doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C, aux caisses primaires d'assurance maladie de la Marne et de la Haute-Marne et au centre hospitalier universitaire de Reims.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 1er octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
O. A
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026