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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2402208

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2402208

lundi 9 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2402208
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait son affectation en quartier d'évaluation de radicalisation. Le juge a estimé que la demande, visant à "contester" une décision administrative, ne relevait pas des mesures utiles que le juge des référés peut ordonner sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2024, M. A B, saisit le juge des référés, statuant au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, afin de " contester " la décision d'affectation en quartier d'évaluation de radicalisation dont il a fait l'objet.

La présidente du tribunal a désigné M. Nizet pour statuer sur les demandes de référé ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code justice administrative, aux fins d'enjoindre de prendre toute mesure utile dans un sens déterminé, il doit veiller à ce que cette demande présente un caractère d'urgence et d'utilité, qu'elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la mesure demandée ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

3. La requête de M. B a pour objet de " contester " la décision le plaçant en quartier d'évaluation de radicalisation. Les termes mêmes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit à cette conclusion. Par suite la requête de M. B ne peut être que rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 9 septembre 2024.

Le juge des référés,

signé

O. NIZET

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