lundi 9 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2402222 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2024, Mme B A, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative d'autoriser l'inhumation de son concubin dans la concession familiale où elle sera elle-même inhumée.
Elle soutient que :
- l'inhumation est prévue le 11 septembre 2024 ;
- l'ensemble des ayants-droits est d'accord pour que son concubin soit inhumé dans la concession familiale ;
- il reste des places vacantes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Nizet, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-3 du code précité : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin, il résulte de l'article R. 522-2 du code de justice administrative que le juge des référés n'est pas tenu d'adresser aux parties une invitation à régulariser leur requête avant d'en constater l'irrecevabilité.
2. Il résulte de l'instruction que Mme A dispose d'un droit à être inhumée dans une concession de famille sise dans un cimetière de Troyes. Alors que son concubin vient de décéder, elle a souhaité, se prévalant de l'accord de l'ensemble des ayants-droits, qu'il soit inhumé dans ladite concession où elle a prévu d'être également inhumée. Mme A fait valoir avoir été avertie, par téléphone, le 6 septembre 2024, d'une décision de refus d'inhumation émanant du maire de la commune de Troyes. Si l'indication de la date prochaine des obsèques permet de caractériser l'urgence, Mme A ne se prévaut qu'aucune liberté fondamentale à laquelle le maire de la commune de Troyes aurait porté atteinte. Il suit delà, alors que la présente ordonnance ne fait pas obstacle à ce que l'intéressée saisisse à nouveau le juge d'un recours respectant les prescriptions de l'article L. 521-2, que la présente requête ne peut être que rejetée, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 9 septembre 2024.
Le juge des référés,
Signé
O. NIZET
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