mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2402224 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 septembre 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du jury de deuxième année de licence de psychologie de l'Université de Reims Champagne-Ardenne prononçant son ajournement et décidant
son redoublement ;
2°) d'annuler la décision par laquelle l'université de Reims Champagne-Ardenne a mis en place une nouvelle maquette d'enseignement.
Elle soutient que :
- les notes qui lui ont été attribuées ne sont pas justifiées au regard du contenu
de ses copies ;
- le changement de maquette aurait dû se faire sur un nouveau cycle, les étudiants de troisième année de licence ayant les mêmes cours que ceux de deuxième année.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :
" () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. Mme B, étudiante en deuxième année de psychologie à l'université de Reims Champagne-Ardenne, demande d'une part l'annulation de la délibération du jury proclamant
son ajournement à l'issue de l'année 2023-2024 et d'autre part l'annulation d'une décision modifiant la maquette des enseignements pour l'année 2024-2025.
3. D'une part, et alors que le relevé de notes que produit la requérante ne fait pas état d'une décision de redoublement, le moyen tiré de ce que les notes qui lui ont été attribuées ne correspondent pas à la valeur de ses copies est inopérant dès lors que l'appréciation des mérites des candidats par un jury d'examen est souveraine et qu'il n'appartient pas au juge administratif d'y substituer sa propre appréciation.
4. D'autre part, à supposer que la modification de la maquette des formations de psychologie, par une décision que Mme B ne produit au demeurant pas, conduisent à ce que les mêmes enseignements soient dispensés en deuxième et en troisième année, ce moyen n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé dès lors que la requérante n'apporte aucun élément permettant d'établir que les cours dispensés en troisième année ne permettrait pas un approfondissement des acquis de la deuxième année.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 24 septembre 2024.
Le président de la 3ème chambre,
signé
A. DESCHAMPS
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