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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2402267

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2402267

vendredi 13 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2402267
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de Meurthe-et-Moselle suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois pour conduite sous stupéfiants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun moyen sérieux n'était soulevé contre la légalité de la décision, fondée sur le code de la route. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Scribe, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de prononcer la suspension des effets de la décision du 30 juillet 2024 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a prononcé la suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer son permis de conduire dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la condition d'urgence est remplie dès lors que le retrait du permis de conduire est susceptible de porter atteinte à l'exercice de son activité professionnelle.

Vu la requête enregistrée sous le n°2402266 par laquelle M. B A, représenté par Me Scribe, demande au tribunal d'annuler la décision du 30 juillet 2024 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a prononcé la suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. A la suite de la constatation, le 4 juin 2024, d'une infraction pour conduite sous l'emprise d'un produit stupéfiant, le préfet de Meurthe-et-Moselle a prononcé la suspension de la validité du permis de conduire de M. A pour une durée de six mois. Pour demander, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension des effets de la décision du 31 juillet 2024 par laquelle le préfet a rejeté son recours gracieux contre cette décision, le requérant se borne à invoquer une situation d'urgence, qu'il n'établit au demeurant pas, sans faire état d'aucun moyen qui permettrait de mettre en cause la légalité de la décision attaquée. En l'état de l'instruction, la légalité de cette décision ne fait ainsi l'objet d'aucun doute sérieux. Par suite, la requête de M. A doit être rejetée par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative citées au point précédent, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles tendant au remboursement de frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 13 septembre 2024.

Le juge des référés,

A. C

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