mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2402315 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 septembre 2024, B A épouse C demande au tribunal d'annuler la décision du 6 septembre 2024 par laquelle France Travail a rejeté sa demande d'inscription rétroactive sur la liste des demandeurs d'emploi à compter
du 8 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 relatif à la procédure de médiation préalable obligatoire applicable à certains litiges de la fonction publique et à certains litiges sociaux ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur
à les régulariser () ".
2. L'article R.5312-47 du code du travail dispose que : " La procédure de médiation obligatoire () est applicable aux recours contentieux formés contre les décisions individuelles suivantes prises par Pôle emploi et relevant du champ de compétence du juge administratif. / () 6° Les décisions relatives au remboursement des allocations, aides, ainsi que toute autre prestation indument versées mentionnées à l'article L. 5426-8-1 () ". Selon le second alinéa de l'article 6 du décret n°2022-433 du 25 mars 2022 susmentionné, cette procédure de médiation obligatoire est applicable aux recours contentieux susceptibles d'être présentés à l'encontre des décisions intervenues à compter du 1er juillet 2022.
3. Aux termes de l'article R. 213-12 du code de justice administrative : " Lorsqu'un tribunal administratif est saisi dans le délai de recours contentieux d'une requête n'ayant pas été précédée d'une médiation qui était obligatoire, son président ou le magistrat qu'il délègue rejette cette requête par ordonnance et transmet le dossier au médiateur compétent. Le médiateur est supposé avoir été saisi à la date d'enregistrement de la requête. ".
4. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que la requête introduite par Mme A épouse C, portant sur le refus d'une inscription rétroactive sur la liste des demandeurs d'emploi, devait être précédée d'une médiation préalable obligatoire assurée
par la médiatrice de France Travail Grand Est. Il résulte de l'instruction que Mme A épouse C n'a pas saisi la médiatrice compétente avant l'introduction de sa requête. Dès lors, sa requête est irrecevable et doit être rejetée. Le dossier doit être transmis à la médiatrice de France Travail Grand Est.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A épouse C est rejetée.
Article 2 : Le dossier de Mme A épouse C est transmis à la médiatrice de France Travail Grand Est.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A épouse C,
à la médiatrice de France Travail Grand Est et à France Travail Grand Est.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 18 septembre 2024.
Le président de la 3ème Chambre,
signé
A. DESCHAMPS
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