vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2402470 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique - Eloignement |
| Avocat requérant | AOUIDET |
Vu les procédures suivantes :
I°) Par une requête enregistrée le 1er octobre 2024 sous le n°2402470, M. A B, représenté par Me Aouidet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2024 par lequel le préfet des Ardennes l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de 45 jours en lui faisant obligation de se présenter tous les jours entre 9 heures et 10 heures à la brigade de gendarmerie de Nouzonville ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à son conseil en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée dès lors que sa situation a changé du fait de son mariage avec une ressortissante française ;
- elle méconnaît l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de perspective raisonnable d'éloignement dès lors qu'il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français qui date de plus d'un an et que le préfet aurait dû entreprendre des démarches pour procéder à son éloignement ;
- la mesure est disproportionnée et porte une atteinte grave et manifeste à sa liberté d'aller et venir ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation quant au risque de soustraction à la mesure d'éloignement ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'obligation de se présenter tous les jours à la brigade de gendarmerie de Nouzonville fait obstacle à l'exercice de son activité professionnelle et conduira à son licenciement.
La requête a été communiquée au préfet des Ardennes qui n'a pas produit de défense.
II°) Par une requête enregistrée le 1er octobre 2024 sous le numéro 2402471, M. A B représenté par Me Aouidet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2024 par lequel le préfet des Ardennes l'a obligé à quitter sans délai le territoire français et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet des Ardennes de réexaminer sa situation et de lui délivrer un récépissé dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les décisions obligation de quitter le territoire français et fixant le pays à destination duquel il sera éloigné émanent d'un signataire incompétent ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixation du pays de destination constitue une mesure discriminatoire ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français émane d'une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est privée de base légale du fait de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- sa durée est excessive ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet des Ardennes qui n'a pas produit de défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Alvarez pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Alvarez, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
1. M. B, ressortissant algérien né le 6 avril 2000, déclare être entré en France en juin 2019 de manière irrégulière et s'être maintenu sur le territoire français. Il a fait l'objet, le 26 septembre 2024, de deux arrêtés par lesquels le préfet des Ardennes d'une part l'a obligé à quitter sans délai le territoire français assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'an, et d'autre part l'a assigné à résidence dans le département des Ardennes pour une durée de 45 jours en lui faisant obligation de se présenter tous les jours entre 9 heures et 10 heures à la brigade de gendarmerie de Nouzonville. Par les deux requêtes visées ci-dessus, qu'il y a lieu de joindre pour y statuer par un même jugement, il demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux différentes décisions :
4. Les décisions attaquées comportent les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Ces décisions sont ainsi suffisamment motivées.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :
5. Par un arrêté du 19 avril 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 22 avril 2024, le préfet des Ardennes a donné délégation à M. Joël Dubreuil, secrétaire général de la préfecture des Ardennes à l'effet de signer les mesures relevant de la réglementation des étrangers en matière de droit au séjour et d'éloignement du territoire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des decisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi doit être écarté.
6. M. B ne peut utilement invoquer la méconnaissance des dispositions de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dès lors qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour.
7. Aux termes du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. M. B soutient être établi sur le territoire français depuis le mois de juin 2019, exercer une activité professionnelle et être marié avec une ressortissante française depuis le 6 janvier 2024, avec laquelle il réside depuis le 1er juillet 2023 et qui attend un enfant de ses oeuvres. Il indique, en outre, participer à l'entretien et à l'éducation de la fille de sa femme et entretenir des relations avec l'une de ses tantes résidant en France. Toutefois, il ressort des termes des décisions attaquées que M. B a été incarcéré du 24 août 2023 au 27 septembre 2024 pour transport de stupéfiants, offre ou cession non autorisée de stupéfiants, détention non autorisée de stupéfiants, acquisition non autorisée de stupéfiants, importation non autorisée de stupéfiants, trafic, cession ou offre de stupéfiants à un mineur en vue de sa consommation personnelle. Eu égard à la gravité des faits ayant conduit à son incarcération, alors même qu'il allègue apporter la preuve de sa capacité de reinsertion malgré ses précédentes condamnations pénales et avoir construit un projet professionnel stable, le préfet des Ardennes n'a pas méconnu, en édictant les decisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en estimant que M. B constituait une menace pour l'ordre public.
9. Pour les mêmes motifs, le préfet des Ardennes n'a pas advantage entaché sa decision d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle et professionnelle du requérant.
10. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le préfet des Ardennes n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
11. Les décisions en litige n'ont ni pour objet ni pour effet de séparer la fille de l'épouse du requérant de sa mère. En tout état de cause, si le couple décidait de quitter le territoire français, cette circonstance quelle que soit la raison qui la motive ne saurait constituer une discrimination. Au surplus, le requérant ne précise pas de quel droit la fille de son épouse se trouverait privée. Enfin, le requérant ne peut se prévaloir d'une rupture d'égalité entre ressortissants français pour le compte de son enfant à naître, qui ne possède pas la personnalité juridique et n'est pas, dès lors, un sujet de droit. Il suit de là que le moyen tiré de ce que les décisions en litige représenteraient une mesure discriminatoire doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. Pour les motifs exposés au point 5, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui a été dit aux points 8 à 11 que la décision obligeant M. B à quitter le territoire français n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'appui de la contestation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français ne peut qu'être écarté.
14. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".
15. Eu égard à la gravité de la menace pour l'ordre public que constitue le comportement de M. B pour les motifs exposés au point 8, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Ardennes aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en prenant la décision d'interdiction de retour litigieuse quant aux conséquences sur la situation du requérant. Pour les mêmes raisons, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes raisons, la durée d'un an fixée pour cette interdiction de retour sur le territoire français n'est pas disproportionnée.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
16. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".
17. Il ressort des pièces du dossier que la présente assignation est prise concomitamment à une obligation de quitter le territoire français qui en constitue la base légale. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'éloignement de l'intéressé ne demeurerait pas une perspective raisonnable. La seule circonstance qu'une première obligation de quitter le territoire français, sur laquelle l'arrêté en litige est également fondé, a été prise sans aboutir à l'éloignement recherché, ne permet pas d'établir que la perspective précitée serait inexistante. Le moyen tiré d'une méconnaissance des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit ainsi être écarté.
18. Le requérant fait valoir que le préfet des Ardennes ne peut lui opposer l'existence d'un risque qu'il se soustrait à la mesure d'éloignement dès lors qu'il dispose d'attaches familiales importantes en France. Toutefois, il résulte des termes de l'arrêté contesté que, pour prononcer la mesure d'assignation à résidence, le préfet des Ardennes ne s'est pas fondé sur le risque qu'il se soustrait à la mesure d'éloignement. Par suite, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige est entaché d'une erreur d'appréciation concernant ce risque.
19. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
20. S'il se prévaut de la circonstance qu'il est marié à une ressortissante française et que son couple attend un enfant l'arrivée d'un nouveau né, il n'établit pas par ces seules allégations que la décision ordonnant son assignation à résidence méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
21. Une décision d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit comporter les modalités de contrôle permettant de s'assurer du respect de cette obligation et notamment préciser le service auquel l'étranger doit se présenter et la fréquence de ces présentations et, le cas échéant, la désignation de la plage horaire pendant laquelle l'intéressé doit demeurer dans les locaux où il réside. Les modalités de contrôle de la mesure d'assignation à résidence, quelles qu'elles soient, doivent être adaptées, nécessaires et proportionnées aux finalités qu'elles poursuivent et ne sauraient, sous le contrôle du juge administratif, porter une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir.
22. M. B soutient que cette obligation compromet son activité professionnelle en qualité de technicien de raccordement eu égard la nécessité de se déplacer sur des chantiers. Toutefois, le requérant ne saurait utilement se prévaloir de cette circonstance, alors qu'il est obligé de quitter le territoire français sans délai, à l'encontre de l'obligation qui lui est faite de se présenter à la brigade de gendarmerie de Nouzonville, entre 9h00 et 10H00. Par suite, le préfet des Ardennes n'a pas imposé des exigences qui seraient disproportionnées au regard du but poursuivi en assignant l'intéressé à résidence dans ces conditions.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des requêtes de M. B doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les requêtes de M. B sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Nebil Aouidet et au préfet des Ardennes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
O. ALVAREZ
La greffière,
Signé
S. VICENTE
La République mande et ordonne au préfet des Ardennes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s2402470 et 2402471
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026