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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2402511

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2402511

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2402511
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, détenu, qui demandait la suspension de son placement à l'isolement. Le juge a estimé que la requête était irrecevable et manifestement mal fondée, faute pour le requérant d'invoquer une liberté fondamentale à laquelle il serait porté une atteinte grave et manifestement illégale. La décision a été prise par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 octobre 2024, M. B A, représenté par Me De La Roche, demande au juge des référés statuant au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la mesure d'isolement dont il fait l'objet depuis le 2 octobre 2024 au sein de la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat, le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné M. Nizet, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Par la présente requête, M. A, détenu à la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne, demande, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de sa mesure de maintien en isolement jusqu'au 6 décembre 2024.

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A n'invoque aucune liberté fondamentale à laquelle il serait porté atteinte. Dans ces conditions, la demande présentée par M. A apparaît à la fois irrecevable et manifestement mal fondée. Il y a lieu, dans ces conditions, de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 9 octobre 2024.

Le juge des référés,

O. NIZET

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