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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2402761

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2402761

jeudi 7 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2402761
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 août 2024 suspendant son permis de conduire pour deux mois. La requête, enregistrée le 5 novembre 2024, était tardive car présentée après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, pourtant mentionné dans la notification de la décision. Le juge a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 novembre 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 août 2024 par laquelle le préfet de la Marne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de deux mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".

2. M. A a commis le 18 août 2024 une infraction routière, en conduisant à une vitesse excédant de quarante kilomètres par heure la vitesse autorisée. En conséquence, par une décision en date du 19 août 2024, comportant mention des voies et délais de recours, le préfet de la Marne a prononcé la suspension administrative de son permis de conduire pour une durée de deux mois, soit jusqu'au 18 octobre 2024. Par la présente requête, M. A qui fait valoir que la période de suspension de son permis de conduire est achevée, sans que son titre ne lui soit restitué, demande au tribunal d'annuler la décision de suspension de son permis de conduire. Toutefois, cette conclusion, enregistrée plus de deux mois après la notification de la décision contestée, est tardive et par suite, manifestement irrecevable.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 7 novembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Signé

O. NIZET

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