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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2403003

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2403003

jeudi 24 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2403003
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa demande de prime de transition énergétique par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En cours d’instance, l’Anah a finalement accordé la prime sollicitée par une décision du 24 juin 2025. Le tribunal a constaté que cette décision rendait le litige sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond de l’affaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 novembre 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 1er octobre 2024, par laquelle la directrice générale de l'agence nationale de l'habitat a rejeté le recours préalable qu'elle avait formé à l'encontre de la décision du 1er juillet 2024, par laquelle ladite directrice avait refusé de lui octroyer la prime de transition énergétique.

Elle soutient que :

- elle n'a été informée qu'en septembre 2024, par son mandataire, de l'existence de la décision de refus de prime du 1er juillet 2024, qui ne lui a jamais été notifiée ;

- elle n'a jamais été préalablement contactée par l'agence nationale de l'habitat.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2025, l'agence nationale de l'habitat conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête de Mme B.

Elle soutient que, par une décision du 24 juin 2025, elle a fait droit au recours préalable présenté le 1er octobre 2024 par Mme B.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 juillet 2025 :

- le rapport de M. Briquet, président,

- et les conclusions de M. Maleyre, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 1er juillet 2024, la directrice générale de l'agence nationale de l'habitat a refusé d'octroyer à Mme B la prime de transition énergétique qu'elle sollicitait, au motif qu'elle n'avait pas réussi à la contacter afin de récupérer le formulaire de consentement nécessaire à l'instruction de sa demande. Par une nouvelle décision du 1er octobre 2024, qui s'est substituée à la décision du 1er juillet 2024, ladite directrice a rejeté le recours préalable formé par l'intéressée le 1er octobre 2024 à l'encontre de cette décision du 1er juillet 2024, en se fondant sur la circonstance que son recours avait été formé hors délai. Mme B demande au tribunal d'annuler cette décision du 1er octobre 2024, rejetant le jour-même le recours préalable qu'elle avait présenté.

Sur l'étendue du litige :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 24 juin 2025, la directrice générale de l'agence nationale de l'habitat a, postérieurement à l'introduction de la requête, fait droit au recours préalable présenté le 1er octobre 2024 par Mme B, en acceptant de lui attribuer la prime en cause. Une telle décision doit être regardée comme rendant sans objet les conclusions de Mme B tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de la décision de refus de prime qui lui avait été précédemment opposée. Il n'y a en conséquence pas lieu d'y statuer.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'agence nationale de l'habitat.

Délibéré après l'audience du 3 juillet 2025, à laquelle siégeaient :

M. Briquet, président,

M. Torrente, premier conseiller,

M. Rifflard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juillet 2025.

Le président-rapporteur,

Signé

B. BRIQUET

L'assesseur le plus ancien,

Signé

V. TORRENTE

La greffière,

Signé

A. DEFORGE

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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