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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2403060

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2403060

lundi 9 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2403060
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait au juge d’intervenir auprès d’une administration pour "débloquer sa situation". Le tribunal rappelle que le juge administratif ne peut ni donner de conseils, ni se substituer à l’administration, et qu’il ne statue que sur des conclusions tendant à l’annulation d’une décision ou à la condamnation pécuniaire d’une personne publique. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2024, M. B A demande au tribunal d'intervenir auprès du bureau des pensions et allocations d'invalidités afin de " débloquer sa situation administrative ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".

2. En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, il n'appartient pas à la juridiction administrative d'accueillir des conclusions tendant à d'autres fins que l'annulation d'une décision administrative en raison de son illégalité ou la condamnation d'une personne publique à verser une somme d'argent. Ainsi, le juge administratif ne peut donner des conseils ou un avis juridique à un justiciable, ni faire œuvre d'administrateur et se substituer aux administrations compétentes, ni intervenir lui-même activement et directement pour prendre en charge une situation considérée comme anormale par un requérant.

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A sollicite l'intervention du tribunal auprès du bureau des pensions et allocations d'invalidité afin de " débloquer sa situation administrative ". Cependant, de telles conclusions n'entrent pas dans l'office du juge administratif et sont, par suite, manifestement irrecevables.

O R D O N N E :

Article 1er : La demande de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 9 décembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

signé

O. NIZET

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