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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2500212

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2500212

lundi 10 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2500212
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire algérien contre un permis français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée du 19 novembre 2024 était purement confirmative d’un précédent refus du 19 octobre 2022, lequel n’avait pas été contesté dans les délais. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, la requête a été déclarée manifestement irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2025, Mme A B, représentée par Me Merger, demande au tribunal :

1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 19 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire algérien contre un permis de conduire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, de procéder à l'échange de son permis de conduire algérien contre un permis de conduire l'autorisant à conduire des véhicules de catégorie B, dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des dispositions des articles L.911-2 et L.911-3 du code de justice administrative ;

3°) à défaut, d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer sa demande, dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des dispositions des articles L.911-2 et L.911-3 du code de justice administrative ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1600 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ". Enfin, l'article R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

2. Il ressort des pièces du dossier qu'une demande présentée par Mme B, ayant un objet similaire à celle en litige dans la présente instance a été rejetée le 19 octobre 2022 au motif de l'absence de communication par l'intéressée de la version originale de son permis de conduire. Cette décision, qui comportait la mention des voies et délais de recours, a été notifiée au plus tard en date du 15 novembre 2022, date à laquelle la requérante a déposé une nouvelle demande d'échange de permis de conduire. Mme B a déposé des demandes similaires en date des 15 novembre 2022, 14 avril 2023, et 12 juin 2023 qui ont été rejetées, pour le même motif, par des messages qui lui ont été adressés sur le site de l'agence nationale des titres sécurisés. Le 19 novembre 2024, la requérante a formé une nouvelle demande qui a été rejetée le 10 décembre 2024. Cette décision qui après un rappel des faits rejette sans nouvelle instruction la demande de l'intéressée est purement confirmative de la décision du 19 octobre 2022 et par suite, insusceptible de faire l'objet d'un recours contentieux. La requête de Mme B est, dès lors, entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 10 février 2025.

Le président de la 2ème chambre,

signé

O. NIZET

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