vendredi 12 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2500274 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2025, Mme A B demande
au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 novembre 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) de l'Aube ne lui a accordé qu'une remise partielle de sa dette de 947,16 euros résultant d'un indu de prime d'activité, laissant à sa charge la somme de 236,79 euros ;
2°) de lui accorder la remise totale de sa dette.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2025, la caisse d'allocations familiales de l'Aube conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision
de la caisse d'allocations familiales (CAF) de l'Aube du 5 novembre 2024 qui lui a accordé une remise partielle de 75% de sa dette résultant d'un indu de prime d'activité et laissé à sa charge la somme de 236,79 euros.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". Aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".
3. Par une décision du 8 avril 2024, la caisse d'allocations familiales de l'Aube a notifié à Mme B une dette de 947,16 euros correspondant à un trop perçu de prime d'activité pour la période du 1er juin 2022 au 29 février 2024. Mme B a demandé la remise gracieuse de sa dette par courriel du 23 octobre 2024. Par une décision du 5 novembre 2024, envoyée à la requérante par lettre simple, la caisse d'allocations familiales de l'Aube lui a accordé une remise partielle de sa dette et a laissé à la charge de la requérante 25% de son montant initial. Mme B a contesté cette décision et sollicité la remise totale de sa dette auprès de la caisse d'allocations familiales par un courriel du 21 novembre 2024, date à laquelle elle doit être considérée comme ayant accusé réception de la décision attaquée. Dès lors que la décision du 5 novembre 2024 comportait l'indication des voies et délais de recours, les conclusions tendant à son annulation ont été présentées au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative et sont tardives. Il s'ensuit que la requête doit donc être rejetée, comme manifestement irrecevables, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la caisse d'allocations familiales de l'Aube.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 12 septembre 2025.
La présidente du tribunal
Sylvie Mégret
La République mande et ordonne à la ministre du travail de la santé des solidarités et des familles, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026