LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2500289

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2500289

mardi 18 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2500289
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge unique - Eloignement
Avocat requérantSELARL MAINNEVRET-MALBLANC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2025, M. E D, représenté par Me Malblanc, demande au tribunal :

1°) le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 23 janvier 2025 du préfet de la Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;

3°) d'annuler l'arrêté notifié le 23 janvier 2025 du préfet de la Marne prononçant son assignation à résidence dans le département de la Marne pendant une durée de 45 jours ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- les arrêtés ont été pris incompétemment ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

- elle est entachée d'un vice de procédure n'ayant pas été entendu préalablement à l'édiction de l'obligation de quitter le territoire ;

- elle méconnait sa vie privée et familiale ;

En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :

- il justifie d'une circonstance particulière susceptible d'écarter un risque de soustraction à l'exécution de la mesure d'éloignement étant très âgé ;

- il méconnait l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne présente de risque pour l'ordre public ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d'un vice de procédure n'ayant pas été entendu préalablement à l'édiction de la décision ;

- elle est entachée d'une d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- la décision est insuffisamment motivée ;

En ce qui concerne l'assignation à résidence :

- l'arrêté est illégal en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et des autres décisions ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La requête a été communiquée au préfet de Marne qui n'a pas produit d'observations mais des pièces.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la charte des droits fondamentaux ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Mégret, présidente-rapporteure,

- les observations de Me Mainnevret substituant Me Malblanc représentant M. D présent, qui insiste sur l'état de santé du requérant qui réduit ses capacités de déplacement, sur l'illégalité de l'obligation de quitter du territoire en raison de la durée de sa présence en France, sur l'illégalité de l'absence de délai de départ volontaire étant âgé de 76 ans et disposant du fait de son âge et de son état de santé d'une circonstance particulière susceptible d'écarter un risque de soustraction à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ; de plus il est hébergé par une association et ne représentant pas une menace à l'ordre public, aucune suite n'ayant été donnée au vol à l'étalage, sur l'illégalité de l'interdiction de retour sur le territoire français pour erreur manifeste d'appréciation et absence de prise en compte des éléments de présence en France et de l'illégalité de l'assignation à résidence compte tenu de ses difficultés à se déplacer et du caractère disproportionné du nombre de pointage par semaine.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. E D, ressortissant arménien né le 12 novembre 1949, est entré en France en 2014. Il a fait l'objet de deux refus de délivrance de titre de séjour en 2016 et 2019. Une obligation de quitter le territoire français a été prise le 5 juin 2020 mais n'a pas été exécutée. Après avoir été interpellé pour vol à l'étalage, le préfet de la Marne l'a par un arrêté du 23 janvier 2025 obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois, et par un arrêté du même jour, l'a assigné à résidence dans le département de la Marne pour une durée de 45 jours avec obligation de se présenter tous les jours au commissariat de police de la ville d'Epernay, sauf dimanche et jours fériés. M. D demande l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ".

3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur la légalité de l'arrêté l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de quitter le territoire :

4. En premier lieu, par un arrêté du 18 septembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour et librement accessible en ligne sur le site de la préfecture, M. B C, préfet de la Marne, a donné à M. Raymond Yeddou, secrétaire général de la préfecture de la Marne et signataire de l'arrêté attaqué, délégation, ainsi qu'il était en droit de le faire au regard de l'article 43 du décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions du représentant de l'Etat dans le département, à l'exception de certains actes au nombre desquelles ne figurent pas la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.

5. En deuxième lieu, s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, notamment de son arrêt C-383/13 M. A, N. R./Staatssecretaris van Veiligheid en Justitie du 10 septembre 2013, que toute irrégularité dans l'exercice des droits de la défense lors d'une procédure administrative concernant un ressortissant d'un pays tiers en vue de son éloignement ne saurait constituer une violation de ces droits et, en conséquence, que tout manquement, notamment, au droit d'être entendu n'est pas de nature à entacher systématiquement d'illégalité la décision prise.

6. Il revient à l'intéressé d'établir devant le juge chargé d'apprécier la légalité de cette décision que les éléments qu'il n'a pas pu présenter à l'administration auraient pu influer sur le sens de cette décision et il appartient au juge saisi d'une telle demande de vérifier, lorsqu'il estime être en présence d'une irrégularité affectant le droit d'être entendu, si, eu égard à l'ensemble des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, cette violation a effectivement privé celui qui l'invoque de la possibilité de mieux faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure administrative aurait pu aboutir à un résultat différent.

7. En l'espèce, en se bornant à faire valoir qu'il n'a pas été interrogé avant l'édiction de l'obligation de quitter le territoire français, il ne se prévaut d'aucun élément pertinent relatif à sa situation personnelle qu'il aurait pu présenter à l'administration préalablement susceptible d'influer sur le sens de la décision attaquée. Le moyen doit donc être écarté.

8. Ensuite, si le requérant se prévaut de 10 ans de présence en France avec son épouse, il ressort des pièces du dossier, que le couple est entré et réside en France irrégulièrement, qu'il était âgé de 65 ans à son entrée en France et que ses demandes de titres de séjours ont été rejetées. Le moyen doit donc être écarté.

9. En troisième lieu, s'agissant du refus de délai volontaire, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peu refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ;() ".

10. Le requérant soutient que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public, le vol à l'étalage n'ayant donné lieu à aucune poursuite, qu'il est âgé et ne présente pas de risque de fuite. Toutefois, M. D ne conteste pas s'être soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement, mentionnée au point 1. Par suite, le préfet pouvait légalement refuser de leur accorder un délai de départ volontaire.

11. En quatrième lieu, s'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français, il résulte de ce qui a été dit aux points 5 et 6, que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.

12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ()". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

13. Il résulte de ces dispositions que lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

14. D'une part, le préfet de la Marne ayant décidé de ne pas octroyer à M. D un délai de départ volontaire pour exécuter la mesure d'éloignement du territoire français prise à son encontre, il pouvait légalement, sur le fondement des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, assortir cette même décision d'une interdiction de retour sur le territoire français. En outre, le requérant ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire.

15. D'autre part, le requérant en se prévalant d'une absence d'atteinte à l'ordre public et de 10 années de présence en France depuis 10 ans, n'est pas fondé à soutenir que le préfet en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois a commis une erreur d'appréciation. Le moyen doit être écarté.

16. En cinquième lieu, s'agissant de la décision fixant le pays de renvoi, la décision dont les éléments de fait se confondent avec les autres décisions comporte les circonstances de droit qui la fondent. En outre, cette décision fixe comme pays de destination l'Arménie ou

" tout pays dans lequel elle est légalement admissible " sans déterminer ces autres pays de destination. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait.

17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation du premier arrêté du 23 janvier 2025 doivent être rejetées.

Sur la légalité de l'arrêté l'assignant à résidence :

18. En premier lieu, il résulte de ce qui vient d'être dit au point 17 que le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.

19. En deuxième lieu, en se bornant à se prévaloir de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, M. D ne permet pas au juge d'en apprécier le bien-fondé. Le moyen doit donc être écarté.

20. En dernier lieu, s(ANA)i une décision d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit comporter les modalités de contrôle permettant de s'assurer du respect de cette obligation et notamment préciser le service auquel l'étranger doit se présenter et la fréquence de ces présentations, ces modalités de contrôle sont divisibles de la mesure d'assignation elle-même. Par suite, une illégalité entachant les seules modalités de contrôle n'est pas de nature à justifier l'annulation de la décision d'assignation à résidence dans sa totalité.(/ANA)

(NOT)(/NOT)

21. L'arrêté contesté fait obligation à M. D de se présenter tous les jours au commissariat de police de la ville d'Epernay, sauf dimanche et jours fériés. Or, il ressort des pièces du dossier et de ce qui a été dit à l'audience que M. D est aujourd'hui âgé de 76 ans, qu'il a des problèmes de santé et de mobilité, qu'il est hébergé par le club de prévention d'Epernay qui se situe loin du commissariat et nécessite de le transporter tous les jours au commissariat sauf le dimanche. Dès lors, les modalités de contrôle portent une atteinte disproportionnée à la situation du requérant et doivent être annulées.

22. Il résulte du point 20 que l'arrêté notifié le 23 janvier 2025 l'assignant à résidence doit être annulé en tant qu'il fait obligation de se présenter tous les jours au commissariat de police de la ville d'Epernay, sauf dimanche et jours fériés.

Sur les frais liés à l'instance :

23. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de rejetées les conclusions du requérant sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : M. D est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : L'arrêté notifié le 23 janvier 2025 l'assignant à résidence doit être annulé en tant qu'il fait obligation de se présenter tous les jours au commissariat de police de la ville d'Epernay, sauf dimanche et jours fériés.

Article 3 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E D, au préfet de la Marne et à Me Malblanc.

Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 février 2025.

La présidente-rapporteure,

S. MÉGRET

La greffière,

S. VICENTE

La République mande et ordonne au préfet de la Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions