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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2500492

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2500492

mardi 18 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2500492
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C, qui dénonçait des faits de harcèlement moral et autres violences professionnelles imputés à l’université de Reims Champagne-Ardenne. Le juge estime que le requérant n’établit pas l’urgence nécessaire à l’exercice de ce référé-liberté, se bornant à évoquer des procédures antérieures sans démontrer la nécessité d’une intervention sous 48 heures. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 février 2025, M. A C saisit le juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative d'une action contre l'université de Reims Champagne-Ardenne " pour divers actes de harcèlement moral sur fonctionnaire d'Etat et autres violences professionnelles, complicité de réduction à l'état de servitude d'un salarié, vol de droits d'inventeur, destruction de propriété intellectuelle et de propriété industrielle, et () pour l'absence de réponse effective donnée à [ses] courriels et courriers de réclamation et demande d'action pour ces faits ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. M. C saisit le juge des référés, sur le fondement des dispositions citées au point 1, en invoquant une atteinte portée notamment aux libertés fondamentales que constituent le droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants, le droit au respect de la vie et de la santé, le droit pour un salarié à ne pas être astreint à accomplir un travail forcé, le droit à être convenablement représenté devant le juge et le droit à un recours effectif, et en soutenant que la violation de ces droits a créé une situation d'urgence caractérisée l'état d'urgence alimentaire et de précarité énergétique dans lequel il se trouve. Toutefois, en se bornant à faire état des nombreuses procédures qu'il engagées auprès de différentes autorités et juridictions, M. C n'établit pas l'urgence qu'il y aurait à statuer dans un délai de quarante-huit heures sur sa demande tendant à ce qu'il soit enjoint à l'université de Reims Champagne-Ardenne à informer l'université de Clermont-Auvergne et les autorités de tutelle des manquements qu'elle aurait commis et qui auraient conduit à la précarité de sa situation.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.

Fait à Châlons-en-Champagne le 18 février 2025.

Le juge des référés,

A. B

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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