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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2500808

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2500808

jeudi 24 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2500808
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'avis du conseil médical confirmant son inaptitude définitive à la formation de gardien de la paix. La juridiction a jugé que cet avis constituait une simple mesure préparatoire, non une décision administrative susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mars 2025, Mme B A demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'avis rendu le 28 janvier 2025 par le conseil médical siégeant en formation restreinte a confirmé l'avis du médecin inspecteur zonal

du 13 décembre 2024 constatant son inaptitude définitive à la poursuite de la formation de gardien de la paix.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :

" () Les présidents des formations de jugement des tribunaux administratifs () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".

3. La requête de Mme A est dirigée contre l'avis émis le 28 janvier 2025 par le conseil médical restreint interdépartemental de la police nationale. Toutefois, cet avis ne constitue qu'une simple mesure préparatoire préalable à la prise de décision par l'autorité administrative compétente et n'a pas la nature d'une décision administrative susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions à fin d'annulation

de Mme A sont manifestement irrecevables. Dès lors, la requête de Mme A doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 24 avril 2025.

Le président de la 3ème chambre,

signé

A. DESCHAMPS

La République mande et ordonne au ministre d'État, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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