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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2501289

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2501289

lundi 25 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2501289
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la commune de Châtillon-sur-Broué, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 mars 2025 refusant l'ouverture à l'urbanisation de la parcelle ZD 27. La commune invoquait le projet de reprise d'une exploitation agricole par un jeune du village. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car la légalité de l'arrêté était fondée sur la situation de la parcelle hors de la partie urbanisée et sur la consommation d'espaces agricoles, sans lien avec le motif invoqué. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne comportant que des moyens inopérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 avril 2025, la commune de Châtillon-sur-Broué doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du préfet de la Marne du 21 mars 2025, en tant qu'il refuse de l'autoriser à procéder à l'ouverture à l'urbanisation de la parcelle ZD 27.

Elle soutient que :

- un jeune du village veut reprendre l'exploitation agricole de son père, qui se situe sur la parcelle ZD 27 ;

- il souhaite construire à côté d'un bâtiment agricole déjà existant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".

2. A l'appui de sa requête, la commune de Châtillon-sur-Broué fait valoir qu'un jeune du village veut reprendre l'exploitation agricole de son père, située sur la parcelle ZD 27, en construisant à côté d'un bâtiment agricole déjà existant. Toutefois, une telle circonstance est en elle-même sans incidence sur la légalité de l'acte contesté, motivé par la position de la parcelle ZD 27 hors de la partie urbanisée de la commune et par la consommation actuelle d'espaces agricoles, naturels et forestiers. Par suite, l'unique moyen soulevé doit être écarté comme inopérant.

3. Le délai de recours contentieux étant expiré et en l'absence de tout mémoire complémentaire annoncé, il y a lieu, par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête de la commune de Châtillon-sur-Broué.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la commune de Châtillon-sur-Broué est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Châtillon-sur-Broué.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 25 août 2025.

Le président de la 1ère chambre,

Signé

B. BRIQUET

La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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