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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2501423

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2501423

jeudi 23 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2501423
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantAMMOURA BRAZY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant turc, contestant un arrêté du préfet de la Marne du 31 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de sept ans, ainsi qu'un arrêté du 6 mai 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes, en retenant que le préfet avait valablement délégué sa signature à M. D..., directeur de la citoyenneté et de la légalité, par un arrêté régulièrement publié. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code de justice administrative.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 12 mai 2025 sous le n°2501423, M. E... B..., représenté par Me Brazy, demande au tribunal :

1°) d’annuler, pour excès de pouvoir, l’arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet de la Marne l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il serait susceptible d’être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de sept ans ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Marne de réexaminer sa situation sous astreinte de 155 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d’incompétence de son auteur ;
- elle est entachée d’une insuffisance et d’une erreur de motivation ;
- il remplit les conditions pour prétendre à la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l’article L. 611-1 5° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- il risque de subir des traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Turquie ;
- la décision fixant le délai de départ volontaire est entachée d’incompétence de son auteur ;
- le préfet ne pouvait lui demander de quitter sans délai le territoire français dès lors qu’il faisait l’objet d’une mesure de contrôle judiciaire ;
- elle est entachée d’une erreur de motivation, la simple mise en cause dans une procédure pénale ne saurait apporter la preuve qu’il constitue une menace pour l’ordre public ; il présente un passeport en cours de validité ; il vit avec sa concubine depuis 2024 ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d’incompétence de son auteur ;
- elle est entachée d’une erreur de motivation et méconnaît les dispositions de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.


La requête a été communiquée au préfet de la Marne, qui n’a pas produit de mémoire en défense.


II. Par une requête enregistrée le 12 mai 2025 sous le n°2502424, M. E... B... représenté par Me Brazy demande au tribunal :

1°) d’annuler, pour excès de pouvoir, l’arrêté du 6 mai 2025 par lequel le préfet de la Marne l’a assigné à résidence dans le département de la Marne pour une durée d’un an avec l’obligation de se présenter tous les jours entre 8h00 et 9h00 dont les dimanches et jours fériés au commissariat de police de Reims ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :

- la décision portant assignation à résidence est illégale par voie d’exception de l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d’incompétence de son auteur ;
- elle est entachée d’une insuffisance, d’une erreur de motivation et d’un défaut d’examen particulier de sa situation en retenant qu’il était dépourvu d’un passeport en cours de validité.


La requête a été communiquée au préfet de la Marne qui n’a pas produit de mémoire en défense.


Vu les autres pièces du dossier.



Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus lors de l’audience publique :
- le rapport de M. Alvarez, conseiller ;
- les observations de Me Di Fatta, représentant M. B....


Considérant ce qui suit :

M. B..., ressortissant turc né le 19 février 2004, a déposé une demande d’asile le 17 avril 2023, rejetée par une décision du 17 avril 2023 de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et confirmée par une décision du 25 juin 2024 de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Le préfet de la Marne, par un arrêté du 31 mars 2025, a obligé l’intéressé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il serait susceptible d’être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de sept ans et, par un arrêté du 6 mai 2025, l’a assigné à résidence dans le département de la Marne pour une durée d’un an. Par les présentes requêtes, qu’il y a lieu de joindre pour y statuer par un seul jugement, M. B... demande au tribunal d’annuler ces deux arrêtés.


Sur le moyen commun à l’ensemble des décisions en litige :

Par un arrêté du 2 décembre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 11 décembre 2024, le préfet de la Marne a donné délégation à M. A... D..., directeur de la citoyenneté et de la légalité, à l’effet de signer, en cas d’absence ou d’empêchement des membres du corps préfectoral affectés à la préfecture de la Marne, certaines mesures en matière de police des étrangers, parmi lesquelles les décisions en litige. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que les membres du corps préfectoral affectés à la préfecture de la Marne n’auraient pas été absents ou empêchés à la date de leur édiction. Par suite, le moyen soulevé en ce sens doit donc être écarté.


Sur les autres moyens présentés à l’encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

En premier lieu, aux termes de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. : (…) ».

L’arrêté en litige comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. La circonstance que le préfet ait mentionné une date d’entrée sur le territoire anachronique avec la date de sa demande d’asile est sans incidence sur la légalité de la décision en litige dès lors qu’elle n’a pas exercé d’influence sur l’appréciation portée par le préfet sur sa situation. Les moyens tirés de l’insuffisance et de l’erreur de motivation ne sauraient être accueillis.

En deuxième lieu, en se bornant à invoquer une relation maritale récente depuis le 3 décembre 2023 en produisant une attestation de concubinage, au demeurant, établie postérieurement à la décision en litige, une attestation précisant qu’un contrat de bail, pour un logement situé à Reims, a été conclu le 5 juillet 2023, dont les dates sont contradictoires entre elles, M. B... ne justifie pas, par ces seuls éléments qu’il disposerait de liens personnels et familiaux suffisamment anciens et stables sur le territoire français lui permettant de prétendre à la délivrance d’un titre de séjour de plein droit sur le fondement des dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, alors même qu’il aurait comme projet de se marier avec sa concubine. Par suite, le moyen tel qu’articulé ne peut qu’être écarté.

En troisième lieu, aux termes de l’article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3°/ 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; (…) ».

Indépendamment de la menace que l’intéressé pourrait représenter pour l’ordre public, le préfet a également retenu le motif tiré du maintien sur le territoire en situation irrégulière depuis le rejet de sa demande d’asile, ce que le requérant ne conteste, au demeurant, pas. Dès lors, il pouvait, en application des dispositions précitées, pour ce seul motif, édicter une obligation de quitter le territoire français à l’encontre de M. B.... Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 611-1, 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne saurait prospérer.

En quatrième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. ».

En l’espèce, M. B... se prévaut de sa relation maritale avec une ressortissante de nationalité française, auto-entrepreneuse depuis le 12 janvier 2021, qui n’a pas vocation à quitter le territoire français. Toutefois, cette relation, à la supposer établie depuis la date que le requérant invoque, soit le 3 décembre 2023, est récente à la date de la décision attaquée. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier qu’il est en situation irrégulière depuis le rejet de sa demande d’asile par la CNDA le 25 juin 2024 et ne justifie pas d’une intégration sociale ni professionnelle depuis son entrée sur le territoire français. Enfin, il ne démontre pas être dépourvu de toute attache dans son pays d’origine où il a vécu la majorité de sa vie. Par suite, la décision portant obligation de quitter le territoire français n’a pas méconnu les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut être utilement invoqué à l’encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, il ne peut qu’être écarté comme inopérant.


Sur les autres moyens présentés à l’encontre de la décision refusant d’accorder un délai de départ volontaire :

En premier lieu, la circonstance qu’un étranger fasse l'objet, par décision de l’autorité judiciaire, d'une mesure de contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le territoire français, est sans incidence sur la légalité de la décision par laquelle l’autorité administrative compétente ne lui accorde pas de délai de départ volontaire. Elle fait seulement obligation à l'autorité préfectorale de s'abstenir de mettre à exécution cette mesure d'éloignement jusqu'à la levée par le juge judiciaire de l'interdiction ainsi prononcée. Par suite, le moyen tel qu’articulé doit être écarté.

En second lieu, aux termes de l’article L. 612-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Par dérogation à l’article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l’étranger constitue une menace pour l’ordre public (…) / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ». Aux termes de l’article L. 612-3 du même code : « Le risque mentionné au 3° de l’article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : (…) 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité (…) qu’il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale (…) ».

Pour refuser d’accorder un délai de départ volontaire à M. B..., le préfet de la Marne s’est fondé sur l’implication présumée du requérant dans une tentative de meurtre, sur la circonstance qu’il était démuni d’un document de voyage et sur l’impossibilité de se prévaloir d’un logement personnel et stable. Indépendamment de la menace que l’intéressé représenterait pour l’ordre public et alors même qu’il ressort des pièces du dossier qu’il dispose d’un passeport en cours de validité, il n’en demeure pas moins que le requérant ne dispose pas d’un logement personnel et stable dès lors que l’ordonnance de mise en liberté assortie du contrôle judiciaire prise par le juge des libertés le 6 mai 2025 mentionne que Mme C... l’héberge sans qu’aucune autre pièce versée au débat ne vienne contredire cette circonstance. Dès lors, le moyen tiré de l’erreur de motivation ne saurait être accueilli.


Sur les autres moyens présentés à l’encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de sept ans :

En premier lieu, aux termes de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsqu’aucun délai de départ volontaire n’a été accordé à l’étranger, l’autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d’une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l’autorité administrative n’édicte pas d’interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l’expiration d’une durée, fixée par l’autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l’ordre public. ».

Si M. B... fait valoir qu’il ne constitue pas une menace pour l’ordre public, qu’il vit en concubinage et a le projet de se marier, ces éléments ne constituent pas, à eux seuls, circonstances humanitaires au sens des dispositions précitées, faisant obstacle à l’édiction d’une interdiction de retour. Dans ces conditions, M. B... n’est pas fondé à soutenir que le préfet aurait fait une inexacte application des dispositions précitées. Par ailleurs, le moyen tiré de l’erreur de motivation devra être écarté dès lors qu’il ne résulte pas de ce qui a été exposé précédemment que le préfet n’aurait pas pris la même décision en ne retenant pas le menace à l’ordre public dans les motifs de la décision attaquée. Par suite les deux moyens, soulevés à ce titre, ne sauraient prospérer.

En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le préfet de la Marne n’a pas méconnu les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.


Sur les autres moyens présentés à l’encontre de la décision portant assignation à résidence :

En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 10 que la décision portant obligation de quitter le territoire français n’est pas entachée d’illégalité. Dès lors, le requérant n’est pas fondé à soutenir que la décision portant assignation à résidence en litige serait illégale, motif pris de l’illégalité de la décision d’éloignement prise à son encontre.

En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Les décisions d’assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ».

La décision portant assignation à résidence comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle satisfait par suite à l’exigence de motivation posée par les dispositions précitées.

En dernier lieu, M. B... se prévaut de la circonstance que le préfet a précisé à tort dans la décision attaquée, qu’il était dépourvu d’un passeport en cours de validité ce qui révélerait un défaut d’examen de sa situation. Toutefois, il ressort des termes de la même décision que ce fait était circonscrit au défaut de présentation de ce document de voyage, lors de son incarcération et n’impliquait pas qu’il en soit totalement dépourvu dès lors qu’il lui était accordé dans la même décision un délai de quinze jours pour le produire au cas où il en disposerait. Dans ces conditions, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée, ni d’aucune autre pièce du dossier que la décision litigieuse serait entachée d’une erreur de motivation et que la situation de M. B... n’aurait pas fait l’objet d’un examen particulier de sa situation. Par suite, ces deux moyens doivent être écartés comme manquant en fait.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fins d’annulation des requêtes doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte et celles présentées au titre des frais de l’instance.


D E C I D E :


Article 1er : Les requêtes de M. B... sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E... B... et au préfet de la Marne.

Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.


Délibéré après l'audience du 2 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Dominique Babski, président,
Mme Bénédicte Alibert, première conseillère
M. Oscar Alvarez, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2025.

Le rapporteur,

signé

O. ALVAREZ


Le président,

signé

D. BABSKILa greffière,

signé

I. DELABORDE

La République mande et ordonne au préfet de la Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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