lundi 16 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2501633 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 mai 2025, M. B A, représenté
par Me Gaffuri, demande à la juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de l'Aube du 29 avril 2025 refusant de lui délivrer un titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Aube de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que le tribunal se prononce au fond sous astreinte de 100 euros par jours de retard.
Il soutient que :
- l'urgence est établie s'agissant d'une demande de renouvellement et compte tenu de l'impact du refus sur sa situation professionnelle et personnelle ;
- la décision est entachée d'un doute sérieux sur sa légalité tiré de la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain, de l'article L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du défaut d'examen particulier de sa situation,
de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation notamment au regard du pouvoir discrétionnaire du préfet.
La requête a été communiquée au préfet de l'Aube qui n'a pas produit d'observations.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2501628, enregistrée le 27 mai 2025, par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique.
Ont été entendu à l'audience publique du 10 juin 2025 tenue en présence de
M. Picot, greffier d'audience :
- le rapport de Mme Mégret, juge des référés ;
- et les observations de M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant marocain né le 1er septembre 1986, entré en France en 2020 sous visa s'est vu délivrer un titre de séjour de travailleur saisonnier valable
du 6 novembre 2020 au 5 novembre 2023. Il a sollicité en 2023, le renouvellement de son titre de séjour au titre du travail. Par un arrêté du 29 avril 2025, le préfet de l'Aube a refusé de lui délivrer un titre de séjour et assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire français. Par la présente requête, M. A demande, à la juge des référés, sur le fondement de l'article
L. 521-1 du code de justice administrative la suspension de l'exécution de cette décision.
Sur les conclusions à fin de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne la condition d'urgence :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Cette condition d'urgence est constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour.
4. En l'absence d'observations du préfet de l'Aube, la présomption d'urgence née de la demande de renouvellement du titre de séjour de M. A doit être regardée comme étant établie. La condition relative à l'urgence est donc remplie.
En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision :
5. Les moyens invoqués par M. A à l'appui de sa demande de suspension et tirés de la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain, des articles L. 435-1 et
L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du défaut d'examen particulier de sa situation, de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation notamment au regard du pouvoir discrétionnaire du préfet ne paraissent pas, en l'état de l'instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté contesté doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence, celles à fins d'injonction.
O R DO N N E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de l'Aube.
Fait à Châlons-en-Champagne, le 16 juin 2025.
La juge des référés,
S. MÉGRET
Le greffier,
A. PICOTLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026