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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2501845

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2501845

jeudi 19 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2501845
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la demande de M. A, qui avait transmis au tribunal un recours gracieux adressé au préfet concernant la rétention de son permis de conduire. Le juge a estimé que ce document ne constituait pas une requête au sens des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, car il ne contenait ni conclusions ni moyens dirigés contre une décision, et qu'il n'appartient pas au juge de se substituer à l'administration pour examiner un recours gracieux.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un courrier, enregistré le 12 juin 2025, M. B A, communique au tribunal un recours gracieux tendant à moduler les effets de l'avis de rétention de son permis de conduire en date du 7 juin 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (). Aux termes de l'article R. 411-1 de ce code : " La juridiction est saisie par requête. () Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge () ".

2. M. A, communique au tribunal un courrier adressé au préfet, portant en objet " recours gracieux contre la suspension administrative de mon permis de conduire ". Cet envoi qui ne s'adresse pas au tribunal et ne tend pas à l'annulation de la décision en cause, mais à ce que l'administration examine le recours gracieux qu'il présente, ne constitue pas une requête. En outre, il n'appartient pas au juge administratif de faire œuvre d'administrateur en se substituant à l'administration afin d'examiner un recours gracieux. Dans ces circonstances, la demande de M. A ne peut être que rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La demande de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 19 juin 2025.

Le président de la 2ème Chambre,

signé

O. NIZET

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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