LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2502377

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2502377

lundi 28 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2502377
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELAS NAUSICA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de l'exécution des décisions du 24 juin 2025 de la commission de l'académie de Reims. Ces décisions rejetaient les recours de Mme et M. B contre des refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leurs deux enfants, motif pris de leur situation médicale. Le tribunal a estimé que les requêtes étaient devenues sans objet, car entre-temps, le 20 mai 2025, la directrice académique avait accordé l'autorisation d'instruire en famille pour les deux enfants sur un autre fondement légal (existence d'une situation propre à l'enfant). En conséquence, la condition d'urgence n'était plus remplie et aucun doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées ne pouvait être retenu.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête, enregistrée le 24 juillet 2025 sous le n° 2502377, Mme A B et M. E B, représentés par Me Fouret, demandent au juge des référés,

sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 24 juin 2025 par laquelle la commission de l'académie de Reims d'examen des recours administratifs préalables obligatoires exercés contre les décisions de refus d'autorisation d'instruction dans la famille a rejeté leur recours

contre la décision du 5 mai 2025 de la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Marne portant refus d'instruction dans la famille de leur fils C ;

2°) d'enjoindre au rectorat de délivrer l'autorisation d'instruire en famille C pour une durée de trois ans sur le fondement du 1° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation en raison de la situation médicale de l'enfant, ou, subsidiairement, de reconsidérer la situation de C ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie au regard de l'impossibilité médicale pour leur enfant de suivre une scolarité en présentiel, et des conséquences graves et immédiates d'une telle scolarité sur les intérêts de leur famille et sur le droit à la santé de l'enfant, alors que par ailleurs aucun intérêt public ne vient s'opposer à la suspension de l'exécution de la décision attaquée ;

- plusieurs moyens sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.

II. Par une requête, enregistrée le 24 juillet 2025 sous le n° 2502379, Mme A B et M. E B, représentés par Me Fouret, demandent au juge des référés,

sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 24 juin 2025 par laquelle la commission de l'académie de Reims d'examen des recours administratifs préalables obligatoires exercés contre les décisions de refus d'autorisation d'instruction dans la famille a rejeté leur recours

contre la décision du 5 mai 2025 de la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Marne portant refus d'instruction dans la famille de leur fille D ;

2°) d'enjoindre au rectorat de délivrer l'autorisation d'instruire en famille D pour une durée de trois ans sur le fondement du 1° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation en raison de la situation médicale de l'enfant, ou, subsidiairement, de reconsidérer la situation de D ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie au regard de l'impossibilité médicale pour leur enfant de suivre une scolarité en présentiel, et des conséquences graves et immédiates d'une telle scolarité sur les intérêts de leur famille et sur le droit à la santé de l'enfant, alors que par ailleurs aucun intérêt public ne vient s'opposer à la suspension de l'exécution de la décision attaquée ;

- plusieurs moyens sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.

Vu :

- les autres pièces des dossiers ;

- la requête enregistrée sous le n° 2502376 tendant à l'annulation de la décision

du 24 juin 2025 par laquelle la commission de l'académie de Reims précédemment indiquée concernant l'instruction dans la famille de l'enfant C ;

- la requête enregistrée sous le n° 2502378 tendant à l'annulation de la décision

du 24 juin 2025 par laquelle la commission de l'académie de Reims précédemment indiquée concernant l'instruction dans la famille de l'enfant D.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné M. Rifflard, conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n° 2502377 et n° 2502379 portent sur la situation d'une même famille.

Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.

2. M. et Mme B ont présenté des demandes d'instruction dans la famille pour leurs deux enfants, C, né le 4 juin 2014, et D, née le 16 juillet 2018, pour le motif du handicap de chacun de ces enfants. Par des décisions du 5 mai 2025, la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Marne a refusé ces demandes. Par des nouvelles décisions du 20 mai 2025, la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Marne a autorisé l'instruction dans la famille de ces deux enfants, pour un autre motif que celui tiré de leur handicap, à savoir pour le motif " 4. existence d'une situation propre à l'enfant ". Par des courriers du 6 juin 2025, M. et Mme B ont exercé, à l'encontre des décisions du 5 mai 2025 précédemment indiquées, des recours administratifs préalables obligatoires auprès

de la commission de l'académie de Reims d'examen des recours administratifs préalables obligatoires exercés contre les décisions de refus d'autorisation d'instruction dans la famille. Par des décisions du 24 juin 2025, cette commission a rejeté ces recours au motif qu'ils étaient sans objet dès lors que chacun des deux enfants a été autorisé, en vertu des décisions précédemment indiquées du 20 mai 2025, à poursuivre sa scolarité en instruction en famille au titre de la période 2025-2026. Par les présentes requêtes, M. et Mme B demandent au juge des référés de suspendre l'exécution de ces décisions du 24 juin 2025.

3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité

de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

4. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme satisfaite lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies

par le requérant, si les effets de celui-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre

le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

5. Pour justifier de l'urgence d'une suspension de l'exécution des décisions

du 24 juin 2025 en litige, les requérants font valoir la nécessité d'éviter la scolarisation en établissement de leurs enfants, dès lors qu'elle perturberait les adaptations qu'ils ont mis en place pour ces derniers, notamment le CNED règlementé, et qu'une telle scolarisation favoriserait l'isolement et un mal-être de leurs enfants compte tenu de leurs troubles relationnels, ce qui se traduirait par des atteintes graves et immédiates portées aux intérêts de leur famille et au droit

à la santé des enfants. Toutefois, en vertu des décisions du 20 mai 2025 de la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Marne, et ainsi que l'a retenu la commission de l'académie de Reims ayant examiné leurs recours, leurs deux enfants ont finalement été autorisés à poursuivre leur scolarité en instruction en famille au titre de la prochaine année scolaire, ce que les décisions du 24 juin 2025 en litige ne remettent pas en cause. Dans ces conditions, au regard des justifications fournies par les requérants, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie. Les requêtes n° 2502377 et n° 2502379 de M. et Mme B doivent par suite être rejetées, en toutes leurs conclusions, selon la procédure prévue par l'article L. 522-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Les requêtes n° 2502377 et n° 2502379 de M. et Mme B sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B

et M. E B.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 28 juillet 2025.

Le juge des référés,

R. RIFFLARD

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne

les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2502377, 2502379

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions