mercredi 13 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2502429 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge unique - Eloignement |
| Avocat requérant | BEN HAMIDANE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 juillet 2025, M. B A, représenté par Me Ben Hamidane demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2025 par lequel la préfète de la Haute-Marne l'a assigné à résidence à Chaumont pour une durée de quarante-cinq jours, l'a obligé à se présenter trois jours par semaine au commissariat de Chaumont, l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de douze mois et lui a interdit de sortir du département de la Haute-Marne sans autorisation ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- la décision portant assignation à résidence est entaché d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire, enregistré le 1er août 2025, la préfète de la Haute-Marne conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Alibert, première conseillère, en application des dispositions des articles L. 921-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Alibert, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien né le 5 mars 1995, a fait l'objet d'un arrêté en date du 20 juillet 2025, par lequel la préfète de la Haute-Marne l'a assigné à résidence à Chaumont pour une durée de quarante-cinq jours, a fixé les mesures de contrôle de celle-ci et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant douze mois. M. A demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
Sur le moyen commun aux deux décisions :
2. Par arrêté du 12 juillet 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Haute-Marne du 14 juillet 2025, la préfète de la Haute-Marne a donné délégation à M. D C, à l'effet de signer tous arrêtés et décisions en matière de police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté contesté doit être écarté.
Sur les moyens dirigés contre l'assignation à résidence :
3. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet le 12 juin 2023 d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai dont le requérant a eu connaissance au regard du recours qu'il a présenté le 25 juillet 2023 contre cette décision. Le requérant n'apporte aucun élément qui permettrait de considérer qu'il n'y aurait pas de perspective raisonnable d'éloignement vers la Tunisie. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit quant à l'application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
5. M. A, en se bornant à indiquer, sans aucune autre précision sur sa situation personnelle, que la décision portant assignation à résidence est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, ne met pas à même le tribunal d'apprécier le bien-fondé de son moyen.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée, y compris les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de la Haute-Marne.
Copie sera transmise au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 août 2025.
La greffière
signé
F. DAROUSSI-DJANFARLa magistrate désignée
signé
B. ALIBERT
La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026