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AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2502441

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2502441

mercredi 30 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2502441
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. A concernant le refus de l’université de Reims Champagne-Ardenne d’admettre son redoublement en Master II. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des faits, ni moyen, ni justification de l’urgence, en méconnaissance des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a donc appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction complémentaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 juillet 2025, M. B A doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l'exécution de la décision du 24 juillet 2025 par laquelle le président de l'université de Reims Champagne-Ardenne a refusé d'admettre son redoublement en Master II mention métiers de l'enseignement de l'éducation et e la formation.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête en annulation enregistrée sous le numéro 2502440.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné M. Henriot, conseiller, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant

à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ". Selon l'article R. 522-2 du même code : " Les dispositions de l'article R. 612-1 ne sont pas applicables. "

3. La requête de M. A ne contient aucun moyen ni exposé, même sommaire, des faits ni ne justifie de l'urgence de l'affaire. Par suite, il y a lieu de la rejeter comme irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Châlons-en-Champagne, le 30 juillet 2025.

Le juge des référés,

J. HENRIOT

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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