jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2001286 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | SELARL FILOR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 juin 2020 et 26 mars 2021, M. A B, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les décisions implicites par lesquelles le président de l'université de Lorraine a rejeté ses demandes en date des 18 décembre 2017, 5 février, 20 février et 31 mars 2018 ;
2°) d'annuler les arrêtés et décisions lui attribuant le statut de vacataire pour les années universitaires 2007/2008, 2008/2009 et 2011/2012, requalifier ces contrats en contrat à durée déterminée et, en conséquence, requalifier ses contrats en contrat à durée indéterminée à compter du 13 mars 2012, à défaut à compter du 1er septembre 2013, à défaut à compter du 1er septembre 2014, à défaut à compter du 1er septembre 2015 ou à défaut à compter du 1er septembre 2018 ;
3°) d'annuler l'avenant n°4 du 18 août 2017 prorogeant son contrat à durée déterminée du 1er septembre 2017 au 31 décembre 2017, ensemble la décision de non renouvellement de son contrat à durée déterminée du 5 décembre 2017 et d'enjoindre à l'université de Lorraine de renouveler son contrat à durée déterminée jusqu'au 31 août 2018 ;
4°) d'annuler, dans le contrat du 28 juin 2012, la clause fixant la rémunération pour l'année 2012-2013 ;
5°) d'annuler l'avenant n°1 du 6 décembre 2013 fixant sa rémunération ;
6°) d'annuler les clauses irrégulières de ses contrats pour la période du 1er septembre 2013 au 31 décembre 2017 ;
7°) d'annuler la décision implicite refusant sa titularisation ;
8°) d'enjoindre à l'université de lorraine de prolonger sa carrière jusqu'au 31 août 2021 ;
9°) d'enjoindre à l'université de Lorraine de réévaluer sa rémunération à compter du 1er septembre 2011 sur la base d'indice brut 500 de la " hors catégorie ", à défaut sur la base de l'indice 480 de la " hors catégorie " et de procéder à une révision annuelle de son indice pour tenir compte de la progression de son ancienneté ;
10°) d'enjoindre à l'université de Lorraine de mettre en conformité ses contrats ;
11°) d'enjoindre à l'université de Lorraine de le titulariser ;
12°) d'enjoindre à l'université de Lorraine de reconstituer sa carrière en tenant compte des salaires et avantages qu'il aurait dû percevoir ;
13°) de condamner l'université de lorraine à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence ;
14°) de mettre à la charge de l'université de Lorraine la somme de 5 040 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- ses contrats de vacataires doivent être requalifiés en contrats à durée déterminée en conséquence de quoi il avait droit à un contrat à durée indéterminée à compter du 13 mars 2012 sur le fondement de la loi du 12 mars 2012 ;
- il avait droit à la reconnaissance d'un contrat à durée indéterminée à compter du 1er septembre 2013, à défaut à compter du 1er septembre 2014, à défaut à compter du 1er septembre 2015 ou à défaut à compter du 1er septembre 2018 en application des dispositions de l'article 6 bis de la loi n° 84-16 ;
- le recours illégal aux contrats de vacataire et aux contrats à durée déterminée l'a privé de la possibilité d'être titularisé, l'université de lorraine aurait dû lui proposer de présenter sa candidature à un concours réservé ;
- il avait droit au prolongement de sa carrière jusqu'au 31 août 2021 dès lors que celle-ci était incomplète ;
- à compter de l'année universitaire 2013/2014, ses contrats avec l'université de Lorraine ne respectaient pas les prescriptions de l'article 4 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 dès lors qu'il n'était pas possible de comprendre le poste sur lequel il a été recruté ;
- compte tenu des caractéristiques de son poste, il ne pouvait être rémunéré en deçà de l'indice brut 500 de la " hors catégorie " ou à défaut sur la base de l'indice brut 482 ;
- l'université de Lorraine devait renouveler son contrat pour douze mois et ainsi l'avenant du 19 juillet 2017 est illégal ;
- l'ensemble de ces manquements sont constitutifs d'une faute qui engage la responsabilité de l'université de Lorraine.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 octobre 2022, le président de l'université de Lorraine, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 7 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 ;
- l'arrêté du 4 août 2014 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Marini, rapporteure ;
- et les conclusions de Mme Milin-Rance, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été employé par l'école des Mines de Nancy, en qualité de vacataire, au titre de l'année 2005-2006. Il a ensuite été recruté par l'université de Nancy II devenue université de Lorraine, également en qualité de vacataire, au titre des années universitaires 2007-2008, 2008-2009 et 2011-2012 et, en tant que maître de langue étrangère, au titre des années 2009-2010 et 2010-2011. A compter du 1er septembre 2012, M. B a été engagé par l'université de Lorraine en qualité de professeur contractuel de première catégorie, par un premier contrat à durée déterminée signé le 28 juin 2012. Un nouveau contrat à durée déterminée a été conclu le 26 mars 2014 et prolongé jusqu'au 31 décembre 2017. Par sa requête, M. B demande l'annulation des décisions par lesquelles le président de l'université de Lorraine a implicitement refusé de transformer son contrat en contrat à durée indéterminée, de réévaluer sa rémunération en le plaçant en position " hors catégorie ", de lui permettre de poursuivre son activité jusqu'au 31 août 2021 et de le titulariser.
Sur la recevabilité :
2. D'une part, en principe un désistement a le caractère d'un désistement d'instance. Il n'en va autrement que si le caractère de désistement d'action résulte sans aucune ambiguïté des écritures du requérant. Par voie de conséquence, lorsque le dispositif de la décision de justice qui donne acte d'un désistement ne comporte aucune précision sur la nature du désistement dont il est donné acte, ce désistement doit être regardé comme un désistement d'instance.
3. Il ressort des pièces du dossier que M. B a demandé, par une requête enregistrée le 17 avril 2018 au greffe du présent tribunal, l'annulation des décisions implicites par lesquelles le président de l'université de Lorraine a rejeté ses demandes en date des 18 décembre 2017, 5 février, 20 février et 31 mars 2018, l'annulation des arrêtés et décisions lui attribuant le statut de vacataire pour les années universitaires 2007/2008, 2008/2009 et 2011/2012, de requalifier ces contrats en contrat à durée déterminée et, en conséquence, de requalifier ses contrats en contrat à durée indéterminée à compter du 13 mars 2012, à défaut à compter du 1er septembre 2013, à défaut à compter du 1er septembre 2015 ou à défaut à compter du 1er septembre 2018, l'annulation de l'avenant n°4 du 18 août 2017 prorogeant son contrat à durée déterminée du 1er septembre 2017 au 31 décembre 2017, ensemble la décision de non renouvellement de son contrat à durée déterminée du 5 décembre 2017, l'annulation dans le contrat du 28 juin 2012 de la clause fixant la rémunération pour l'année 2012-2013, l'annulation de l'avenant n°1 du 6 décembre 2013 fixant sa rémunération, l'annulation des clauses irrégulières de ses contrats pour la période du 1er septembre 2013 au 31 décembre 2017, l'annulation de la décision implicite refusant sa titularisation et la condamnation de l'université de Lorraine à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence. Ces demandes ont été rejetées par une ordonnance du 10 février 2020 sur le fondement de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative constatant le défaut de production d'un mémoire récapitulatif et, par conséquent, le désistement. En l'absence de précision sur la nature du désistement, ce dernier doit être regardé comme un désistement d'instance. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir opposée par l'université de Lorraine doit être écartée.
4. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ".
5. Si M. B entend contester les clauses contenues dans les contrats qu'il a conclus le 28 juin 2012 et le 26 mars 2014, il ressort des pièces du dossier qu'il a signé ces contrats et a déclaré en avoir pris connaissance à ces mêmes dates. Il disposait dès lors d'un délai de deux mois pour les contester. M. B n'ayant introduit aucun recours dans les délais précités, ses conclusions tendant à l'annulation des clauses irrégulières contenues dans les contrats conclus le 28 juin 2012 et le 26 mars 2014 doivent être rejetées comme étant tardives.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. En premier lieu, M. B demande au tribunal d'annuler les arrêtés et décisions lui attribuant le statut de vacataire pour les années universitaires 2007/2008, 2008/2009 et 2011/2012, requalifier ces contrats en contrat à durée déterminée et, en conséquence, requalifier ses contrats en contrat à durée indéterminée à compter du 13 mars 2012. Il demande également au tribunal de réévaluer sa rémunération à compter du 1er septembre 2011 sur la base d'indice brut 500 de la " hors catégorie ", à défaut sur la base de l'indice 480 de la " hors catégorie " et de procéder à une révision annuelle de son indice pour tenir compte de la progression de son ancienneté. Par un jugement n° 1402389, en date du 21 juillet 2016 le tribunal administratif de Nancy a rejeté les conclusions de M. B tendant aux mêmes fins. Le jugement précité ayant déjà statué sur les mêmes conclusions en litige et n'ayant pas été frappé d'appel, l'autorité de la chose jugée qui s'attache à ce jugement devenu définitif fait obstacle à ce que la nouvelle demande du requérant qui présente une identité de partie, de cause et d'objet soit examinée sur le fond une seconde fois.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 bis de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique d'état, dans sa version applicable au litige : " Lorsque les contrats pris en application des articles 4 et 6 sont conclus pour une durée déterminée, cette durée est au maximum de trois ans. Ces contrats sont renouvelables par reconduction expresse dans la limite d'une durée maximale de six ans. Tout contrat conclu ou renouvelé en application des mêmes articles 4 et 6 avec un agent qui justifie d'une durée de services publics effectifs de six ans dans des fonctions relevant de la même catégorie hiérarchique est conclu, par une décision expresse, pour une durée indéterminée. () ".
8. M. B soutient qu'il avait droit à la reconnaissance d'un contrat à durée indéterminée soit à compter du 1er septembre 2013, soit à compter du 1er septembre 2014, soit à compter du 1er septembre 2015. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'à ces dates M. B ne justifiait pas d'une durée de services publics effectifs de six ans en contrat à durée déterminée. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que l'université de Lorraine a commis une erreur de droit en lui refusant la reconnaissance d'un contrat à durée indéterminée à compter du 1er septembre 2013, à défaut à compter du 1er septembre 2014 et à défaut à compter du 1er septembre 2015.
9. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un avenant du 19 juillet 2017, le contrat de M. B a été renouvelé pour une durée de quatre mois. M. B soutient que l'université de Lorraine devait renouveler son contrat pour une durée de douze mois. Toutefois, aucun texte ni aucun principe n'imposait à l'université de Lorraine de renouveler le contrat de M. B pour une durée de douze mois. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
10. En quatrième lieu, un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat mais l'administration ne peut également décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler que pour un motif tiré de l'intérêt du service.
11. Il ressort des pièces du dossier, et plus particulièrement du mémoire en défense de l'université de Lorraine, que M. B a été recruté sur un poste d'enseignant en l'absence d'un professeur parti en détachement. Par une décision du 5 décembre 2017, l'université de Lorraine a refusé le renouvellement de son contrat à durée déterminée. Elle fait valoir qu'en cas de renouvellement du contrat de M. B celui-ci aurait pu prétendre à la conclusion d'un contrat à durée indéterminée ce qui aurait placé la faculté des sciences du sport de Nancy, où il était affecté, en difficulté financière en cas de retour du professeur titulaire. Toutefois, l'université de Lorraine ne produit aucun élément permettant d'établir la réalité des difficultés alléguées et ce alors qu'à la date de la décision contestée il n'est pas établi que le professeur titulaire aurait manifesté son intention de mettre fin à son détachement. En tout état de cause, à la date de la décision contestée, les difficultés alléguées étaient hypothétiques et l'université de Lorraine ne conteste pas que le refus de renouvellement avait pour objectif d'empêcher la conclusion d'un contrat à durée indéterminée avec M. B. Dès lors, M. B est fondé à soutenir que la décision du 5 décembre 2017 n'avait pas pour fondement l'intérêt du service mais le seul souci de ne pas conclure un contrat à durée indéterminée et ainsi de contourner les dispositions de l'article 6 bis de la loi du 11 janvier 1984 précités.
12. En dernier lieu, si M. B conteste le refus de l'université de Lorraine de prolonger son activité jusqu'au 31 août 2021, date à laquelle il aurait pu percevoir l'intégralité de ses droits à pension, il ressort des pièces du dossier qu'à la date à laquelle M. B aurait pu faire valoir ses droits à la retraite et solliciter une prolongation d'activité, soit le 26 août 2018, il n'était plus en activité au sein de l'université de Lorraine. Par suite, le moyen est inopérant.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 5 décembre 2017 de l'université de Lorraine lui refusant le renouvellement de son contrat à durée déterminée.
Sur les conclusions indemnitaires :
14. En premier lieu, M. B fait valoir qu'il a subi un préjudice moral à la suite du non renouvellement de son contrat de travail. Il résulte de l'instruction que le requérant a travaillé pendant une dizaine d'années pour l'université de Lorraine avant que lui soit refusé le renouvellement de son contrat au seul motif de ne pas conclure un contrat à durée indéterminée et sans qu'aucun reproche ne soit fait quant à sa manière de servir. M. B justifie ainsi d'un préjudice moral dont il sera fait une juste appréciation en le fixant à la somme de 3 000 euros.
15. En second lieu, si M. B soutient que le refus de renouvellement de son contrat l'a placé dans une situation de précarité, il ne produit aucun élément à l'appui de ses allégations. Dans ces conditions, le préjudice tiré des troubles dans les conditions d'existence n'est pas établi et M. B n'est pas fondé à demander la condamnation de l'université de Lorraine sur ce fondement.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
16. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
17. L'annulation contentieuse du refus de l'autorité administrative de renouveler le contrat à durée déterminée qui la lie à un de ses agents ne saurait impliquer l'obligation pour celle-ci de renouveler ce contrat. Ainsi, l'annulation, par le présent jugement, de la décision du président de l'université de Lorraine refusant le renouvellement du contrat de M. B, n'implique pas, comme le demande le requérant, le renouvellement de son contrat et la conclusion d'un contrat à durée indéterminée.
Sur les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'université de Lorraine une somme de 1 500 euros à verser à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 5 décembre 2017 du président de l'université de Lorraine est annulée.
Article 2 : L'université de Lorraine est condamnée à verser à M. B la somme de 3 000 euros.
Article 3 : L'université de Lorraine versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'université de Lorraine.
Délibéré après l'audience du 16 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Marti, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Marini, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
La rapporteure,
C. Marini
Le président,
D. Marti
Le greffier,
F. Richard
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026