jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2002059 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | MAZZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 août 2020 et 11 avril 2022, M. A B, représenté par Me Mazza, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 mars 2020 par laquelle le président de l'université de Lorraine lui a refusé le bénéfice de la protection fonctionnelle ;
2°) de condamner l'université de Lorraine à lui verser la somme de 97 352 euros au titre des préjudices qu'il estime avoir subis du fait du harcèlement moral commis par les services de l'université de Lorraine ;
3°) de condamner l'université de Lorraine à lui verser la somme de 4 620 euros au titre de la rémunération des heures d'enseignement postérieures à sa mise à la retraite ;
4°) de mettre à la charge de l'université de Lorraine la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision contestée est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne répond pas à l'ensemble de ses demandes ;
- il a été victime d'un harcèlement moral qui justifiait de lui accorder la protection fonctionnelle ;
- le refus par le président de l'université de Lorraine de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle est constitutif d'une faute qui engage sa responsabilité ;
- le président de l'université de Lorraine a manqué à son obligation de protection en application des dispositions de l'article L. 4121-1 du code du travail ;
- il est fondé à demander la réparation des préjudices découlant des fautes commises par l'université de Lorraine.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mars 2021, le président de l'université de Lorraine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Marini, rapporteure,
- les conclusions de Mme Milin-Rance, rapporteure publique,
- et les observations de Me El Badrawi, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été recruté à l'université de Lorraine le 1er novembre 1994 en qualité de maître de conférence invité puis, à compter du 1er février 1995, en qualité de maître de conférence associé et enfin, à compter du 1er septembre 1997, en qualité d'enseignant contractuel jusqu'au 24 mai 2018, date de son placement à la retraite. Par une demande du 11 décembre 2019, il a sollicité le bénéfice de la protection fonctionnelle ainsi que la réparation des préjudices résultant du harcèlement moral qu'il aurait subi tout au long de sa carrière. Par une décision du 25 mars 2020, le président de l'université de Lorraine a rejeté sa demande. M. B demande au tribunal d'annuler la décision du 25 mars 2020 et de condamner l'université de Lorraine à l'indemniser des préjudices subis à raison du harcèlement moral dont il a été victime et du refus de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ". En application de ces dispositions, les refus de protection fonctionnelle doivent être motivés.
3. Il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 11 décembre 2019, M. B a sollicité la communication de son dossier, le bénéfice de la protection fonctionnelle ainsi que la réparation des préjudices résultant du harcèlement moral qu'il aurait subi tout au long de sa carrière ainsi que du manquement par l'université de Lorraine à son obligation de protection de sa santé. Par une décision du 25 mars 2020, le président de l'université de Lorraine a fait droit à sa demande de communication de son dossier et a rejeté ses demandes de protection fonctionnelle et d'indemnisation. La circonstance que le président de l'université de Lorraine n'a pas expressément fait mention du droit à la protection de la santé est sans incidence dès lors qu'il a écarté, par une argumentation suffisamment détaillée, l'existence d'un harcèlement moral et, par conséquent, d'un droit à la protection fonctionnelle et à indemnisation. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait et doit être écarté.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne le harcèlement moral :
4. Aux termes des dispositions de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983 : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. () ". Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. En revanche, la nature même des agissements en cause exclut, lorsque l'existence d'un harcèlement moral est établie, qu'il puisse être tenu compte du comportement de l'agent qui en a été victime pour atténuer les conséquences dommageables qui en ont résulté pour lui. Le préjudice résultant de ces agissements pour l'agent victime doit alors être intégralement réparé.
5. M. B estime avoir été victime d'un harcèlement moral exercé par les services de l'université de Lorraine jusqu'à sa mise à la retraite le 24 mai 2018. Il soutient qu'il a été maintenu dans une situation précaire tout au long de sa carrière à l'université de Lorraine dès lors qu'il n'a jamais été titularisé pendant 23 ans, notamment au motif qu'il est diplômé de l'université de Montpellier, et produit en ce sens le rapport du médiateur de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur daté de 2015 qui fait état de " recrutements endogames ", de " recours réguliers aux candidats locaux ". Il fait valoir que cette situation précaire a été une source importante de stress et produit divers certificats médicaux établis entre 1998 et 2018 qui retracent les répercussions du contexte professionnel sur sa santé. Par ailleurs, M. B soutient qu'à compter de 2002, il a été menacé à plusieurs reprises de la suppression de sa prime d'enseignant chercheur et qu'il n'a plus perçu la prime de sujétion spéciale qu'il touchait en tant que directeur d'un département de l'institut régional du travail (IRT) et a ainsi été contraint de démissionner de ses fonctions. En novembre 2002, le président de l'université de Lorraine lui a reproché son attitude lors de réunions du conseil d'administration de l'IRT et a menacé son emploi ce qui a été suivi d'un transfert de l'IRT à la présidence de l'université de Lorraine en janvier 2003 sans que M. B ait pu présenter d'observations. M. B a saisi le médiateur académique le 12 mars 2003 et, selon les termes de cette saisine, il aurait été reçu en entretien en janvier 2003, entretien au cours duquel on lui a présenté la décision de transfert à la suite d'une demande d'éloignement présentée par plusieurs personnes sans autre indication. Il produit également un courrier de juin 2003 signé par plusieurs étudiants de l'IRT faisant part de leur étonnement quant au non renouvellement de son contrat. M. B fait valoir que si son contrat a tout de même été renouvelé, il est resté sans réelle mission jusqu'en juillet 2010 ce qui a continué à lui causer un stress important. Il aurait ainsi été dans l'obligation de rechercher par ses propres moyens des actions de formation continue et de préparation aux concours dans lesquelles il a donné entière satisfaction et produit en ce sens de nombreuses attestations d'étudiants et de directeurs, qui font part de leur grande satisfaction. Au cours de cette même période, M. B a sollicité à plusieurs reprises la transformation de son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et il fait valoir qu'il n'a pu obtenir un contrat à durée indéterminée le 1er mars 2006 qu'après l'intervention du maire de Nancy. A compter du 1er septembre 2010, M. B a été affecté à l'UFR de droit de Nancy mais n'a plus bénéficié d'heures d'enseignement à compter de la rentrée 2011, n'ayant pas donné satisfaction. Il conteste les insuffisances qui lui ont été reprochées dès lors qu'elles ne reposeraient que sur les dires d'un seul enseignant ne lui ayant jamais fait part de difficultés. M. B a également appris, au détour d'un courriel du 12 septembre 2012, qu'il n'était plus rattaché à l'UFR de droit sans en avoir jamais été informé auparavant. En 2018, M. B a demandé à pouvoir prolonger son activité au-delà de la date de son départ en retraite fixé à mai 2018, parce qu'il n'avait pas suffisamment cotisé, et, à tout le moins, bénéficier des dispositions du code de l'éducation qui permettent aux enseignants universitaires de rester en fonction jusqu'au 31 août lorsqu'ils atteignent la limite d'âge en cours d'année universitaire. Toutefois, cette demande a été rejetée au motif d'une transformation de poste en cours d'année. Après sa mise à la retraite, M. B a continué à dispenser des heures d'enseignement qui n'auraient jamais été rémunérées par l'université de Lorraine. M. B s'est également plaint, à travers de nombreux courriers adressés à l'université de Lorraine, de devoir organiser son service pédagogique à ses frais. Il fait également valoir que ses heures d'enseignement n'ont pas toujours été rémunérées comme des cours magistraux et qu'on ne lui aurait pas appliqué le coefficient multiplicateur. Il en est résulté pour M. B une stagnation de sa carrière et des difficultés de santé liées à sa précarisation.
6. Toutefois, il résulte de l'instruction que, si M. B a été recruté en qualité de maître de conférence invité puis, à compter du 1er février 1995, en qualité de maître de conférence associé, le bénéfice de ce statut était limité dans le temps par les dispositions du décret du 17 juillet 1985 relatif aux maîtres de conférence et professeurs des universités associés et M. B n'ayant jamais obtenu la qualification d'enseignant-chercheur délivrée par le conseil national des universités, institution indépendante de l'université de Lorraine, il n'a pu être titularisé sur un poste de maître de conférence. Si le code de l'éducation prévoit désormais une possibilité d'étudier les candidatures de personnes qui ne disposent pas de la qualification délivrée par le conseil national des universités, ces dispositions sont postérieures à la mise à la retraite de M. B. Par ailleurs, si M. B produit un courrier du directeur de l'IRT demandant une clarification de la situation de ce dernier, il ne proposait néanmoins que la création d'un emploi d'ingénieur d'études pour M. B et ne faisait pas référence à une titularisation en tant que maître de conférence. Enfin, il résulte de l'instruction qu'au cours des années 2000 et 2001, l'université de lorraine a saisi le ministre de l'enseignement supérieur de la situation de M. B pour appuyer une éventuelle titularisation et a appuyé sa candidature à un concours réservé. M. B n'ayant pas la qualité d'enseignant-chercheur, il ne pouvait percevoir les primes correspondants à ce statut. L'université de Lorraine fait également valoir en défense que tous les cours assurés par M. B n'étant pas des cours magistraux, il n'a pu lui être appliqué systématiquement le coefficient multiplicateur. Il résulte également d'un courrier du 18 novembre 2002 du président de l'université de Lorraine que ce dernier a informé M. B qu'il avait été alerté par des représentants de l'IRT sur l'attitude de ce dernier qui perturbait le fonctionnement de l'IRT et lui a simplement indiqué que sa collaboration avec l'université de Lorraine pourrait être remise en cause en cas de persistance de son comportement. Il résulte également de l'instruction et notamment des divers contrats et attestations produits par M. B que ce dernier était affecté aux cours des années 2003 à 2010 à l'institut de préparation à l'administration générale (IPAG) de Nancy, à l'UFR connaissance de l'homme, de droit du travail et exerçait une mission auprès du président de l'université de Lorraine pour établir un rapport et effectuer des interventions de formation auprès des personnels et des étudiants en droit et communication pour lesquels il a effectivement dispensé des heures de formation. Si la loi du 26 juillet 2005 portant diverses mesures de transposition du droit communautaire à la fonction publique permettait à M. B d'obtenir un contrat à durée indéterminée, il ne s'est écoulé que huit mois entre l'ouverture de cette possibilité et la signature d'un contrat à durée indéterminée par M. B, le temps pour l'université de Lorraine d'écarter toute contradiction entre la loi du 26 juillet 2005 et le code de l'éducation. Après l'affectation de M. B à l'UFR droit de Nancy, il résulte de l'instruction que certains étudiants et enseignant ont fait part de difficultés liées au manque de disponibilité de M. B pour assurer ses cours et de distance avec les exigences universitaires notamment en matière de méthodologie. Dès lors, M. B est resté affecté à cet UFR mais sans plus obtenir de service d'enseignement. Toutefois, il a poursuivi son enseignement dans le domaine de la formation continue et de la préparation aux concours. Il résulte également d'un courrier du 2 février 2011 que M. B n'a pas accompli la totalité de son obligation de service sur les années 2007/2008 et 2009/2010 mais que ses heures ont pourtant été rémunérées. Aucune compensation n'a été réalisée avec les heures complémentaires effectuées au titre de l'année 2008/2009 qui ont également été mises en paiement. Par ailleurs, pour tenir compte de l'absence de progression significative depuis son recrutement, il a bénéficié d'un avancement de deux échelons. S'agissant du refus de prolongation de l'activité de M. B au-delà de l'âge limite, la possibilité pour M. B de prolonger son activité jusqu'au 31 août était subordonnée à la condition que les besoins du service d'enseignement le justifient. Or, il résulte de l'instruction que celui-ci ne dispensant aucun enseignement au sein de l'UFR droit, ce dernier avait prévu de transformer son poste pour renforcer l'équipe pédagogique. Si M. B fait également grief à l'université de Lorraine de ne pas avoir rémunéré ses heures d'enseignement postérieures à sa mise à la retraite, il résulte de l'instruction que l'université de Lorraine a accepté de rémunérer M. B en heures de vacation mais lui demandait de fournir son titre de pension ce qu'il ne démontre pas avoir fait. Dès lors, les faits invoqués par M. B pris dans leur ensemble ou séparément, ne peuvent être regardés comme des agissements constitutifs de harcèlement moral au sens des dispositions précitées de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983.
En ce qui concerne l'obligation de protection de la santé :
7. Aux termes de l'article L. 4121-1 du code du travail, applicable aux administrations et aux établissements publics de l'Etat en vertu des dispositions de l'article 3 du décret du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique.: " L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs () ". Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 et 6 que l'université de Lorraine n'a pas méconnu ces dispositions.
8. Il résulte de tout ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation et les conclusions indemnitaires de M. B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais du litige :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'université de Lorraine, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'université de Lorraine.
Délibéré après l'audience du 23 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Marti, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Marini, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.
La rapporteure
C. Marini
Le président,
D. Marti
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026