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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2003042

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2003042

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2003042
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 2
Avocat requérantSELARL ATLANTIQUE ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 novembre 2020, 3 juin 2021, 7 février 2022 et 29 avril 2022, M. A C, représenté par Me Salquain, demande au tribunal, dans le dernier état des écritures :

1°) d'ordonner avant dire droit au ministre de l'éducation nationale de produire la moyenne des rémunérations sur l'année 2021 des professeurs des écoles en France et des requérants, de formuler des observations sur les éventuels écarts de rémunération et de préciser le motif d'intérêt général les justifiant ;

2°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le ministre de l'éducation nationale sur sa demande indemnitaire préalable du 9 juillet 2020, réceptionnée le 17 juillet 2020 ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale de reconstituer sa carrière sur des critères objectifs en catégorie A avec la classification acquise au 1er août 1990, en lui appliquant les critères les plus favorables de sorte qu'il puisse disposer d'une rémunération au moins égale à la grille la plus élevée de la catégorie A depuis 1990, et des droits à la retraite qui s'y rattachent ;

4°) de condamner le ministre de l'éducation nationale à lui verser la somme totale de 467 000 euros en réparation des préjudices subis par lui ;

5°) à titre subsidiaire, avant dire droit, de saisir la cour de justice de l'Union européenne de la question préjudicielle suivante :

- Les dispositions du décret n° 90-680 du 1er aout 1990 créant les fonctions de professeurs des écoles, et les circulaires annuelles fixant les critères d'avancement et de rémunération des professeurs des écoles portent-elles atteinte au principe " à travail égal, salaire égal " garanti par les stipulations de l'article 119 du traité de Rome, de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et de la directive européenne n° 75/117/CE du 10 février 1975, sans qu'un intérêt légitime ne justifie cette discrimination salariale '

- Le cas échéant, les dispositions de l'article 119 du traité de Rome et de la directive n° 75/117 obligent-elles le ministère de l'éducation nationale à reconstituer les carrières et à indemniser les agents qui ont pu être affectés dans leur carrière professionnelle par un mode d'avancement contraire au principe d'égalité salariale '

6°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable est illégale pour absence de motivation en méconnaissance des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- le ministre de l'éducation nationale a commis une faute en appliquant des dispositions illégales du décret du 1er août 1990 qui intervient dans le domaine de la loi ;

- les dispositions du décret du 1er août 1990 et les circulaires annuelles relatives à l'avancement, à la classification et à la rémunération des professeurs des écoles constituent une discrimination méconnaissant le principe " à travail égal, salaire égal " et le principe d'égalité contenu dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 119 du traité de Rome, correspondant aujourd'hui à l'article 157 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, la directive n° 75/117/CE du 10 février 1975, la charte pour la promotion de l'égalité et la lutte contre les discriminations dans la fonction publique du 17 décembre 2013 et la circulaire du 3 avril 2017 relative à la mise en œuvre de la politique d'égalité et de lutte contre les discriminations dans la fonction publique ;

- il existe une discrimination salariale dès lors qu'il n'est pas démontré par l'administration que les fonctionnaires classés en catégorie A à la sortie de leur formation à partir du décret du 1er août 1990 seraient placés dans des conditions d'exercice différentes de la profession de maître d'école qui justifierait juridiquement l'existence d'un corps autonome de professeur des écoles auquel les instituteurs ne pourraient accéder que par liste d'aptitude ou par concours, après des années d'exercice et en étant rétrogradés dans leur échelon et en subissant une baisse de leur notation et il n'existe aucun intérêt légitime à appliquer une différence de traitement à des agents occupés exactement aux mêmes fonctions, sans restriction de compétences, ni de tâches pour la catégorie B ;

- les dispositions régissant l'avancement des instituteurs et professeurs des écoles sont entachées d'un détournement de pouvoir résultant d'une inégalité de traitement en fonction de " quotas départementaux définis par le ministre " dès lors que le recours à des commissions administratives paritaires, composées pour moitié de représentants du personnel, favorisait jusqu'au 1er janvier 2020 " le copinage " et la nomination de professeurs syndiqués ou ayant occupé un mandat électif ;

- l'application fautive des dispositions illégales du décret du 1er août 1990 lui a causé une perte de revenus d'un montant égal à la somme de 247 000 euros, un préjudice d'établissement d'un montant égal à la somme de 50 000 euros, un préjudice moral d'un montant égal à la somme de 20 000 euros et une perte de droits à la retraite d'un montant égal à la somme de 150 000 euros à parfaire selon la date de son départ effectif en retraite.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 14 mai 2021 et le 30 mai 2022, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable car le recours indemnitaire préalable du 9 juillet 2020 a été introduit par le " collectif des oubliés ", qui ne peut justifier légalement d'un mandat lui donnant qualité pour présenter une demande pour le compte du requérant et ce recours n'a, par conséquent, pas lié le contentieux à l'égard du requérant au sens des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 2 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 juin 2022.

Des mémoires ont été enregistrées les 5 décembre 2022 et 12 mai 2023 pour M. C et n'ont pas été communiqués.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution, notamment son Préambule ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- les traités instituant la Communauté économique européenne et la Communauté européenne ;

- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;

- la directive 75/117/CE du 10 février 1975 ;

- la directive 2006/54/CE du 5 juillet 2006 du Parlement européen et du Conseil ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n°51-1423 du 5 décembre 1951 ;

- le décret n° 90-680 du 1err août 1990 ;

- le décret n° 2017-786 du 5 mai 2017 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Wolff, rapporteure,

- et les conclusions de Mme Marini, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, alors instituteur, a été intégré dans le corps des professeurs des écoles après sa création par le décret du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles. Estimant, comme plusieurs autres professeurs des écoles anciens instituteurs regroupés au sein du " collectif des oubliés ", avoir fait l'objet d'un traitement moins favorable que celui réservé aux autres professeurs des écoles au motif qu'il était issu du corps des instituteurs, il a sollicité par un courrier du 9 juillet 2020, réceptionné le 17 juillet 2020, du ministre chargé de l'éducation nationale le versement de la somme de 467 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis de ce fait. Après le rejet implicite de sa réclamation préalable, il demande par sa requête au tribunal de condamner l'État à lui verser la somme de 467 000 euros en réparation de ses préjudices.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de la réclamation indemnitaire :

2. Au regard de l'objet de la demande formée par le requérant, qui conduit le juge à se prononcer sur ses droits à indemnisation, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision par laquelle le ministre de l'éducation nationale s'est prononcé sur sa réclamation préalable et par laquelle il a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige. Par suite, le requérant ne saurait utilement se prévaloir de ce que cette décision ne serait pas motivée.

Sur les conclusions indemnitaires :

3. Les moyens invoqués par le requérant au soutien de ses conclusions indemnitaires, sans appeler de nouvelle appréciation ou qualification de faits, présentent à juger en droit des questions identiques à celles déjà tranchées par la décision n° 472661 rendue par le Conseil d'Etat le 22 décembre 2023.

4. M. C soutient que le ministre de l'éducation nationale a commis une faute en ne respectant pas le principe d'égalité salariale et de carrière entre les instituteurs, les instituteurs intégrés dans le corps des professeurs des écoles à partir de 1990 et enfin les professeurs des écoles nommés directement dans ce corps à partir de 1990. Il invoque l'illégalité fautive du décret du 1er août 1990 à raison de la rupture du même principe d'égalité.

5. En premier lieu, le moyen tiré de ce que le décret du 1er août 1990 relève du domaine de la loi n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et ne peut, par suite, qu'être écarté.

6. En deuxième lieu, s'agissant des règles régissant les fonctionnaires, le principe d'égalité n'est en principe susceptible de s'appliquer qu'entre les agents appartenant à un même corps, sauf à ce que la norme en cause ne soit, en raison de son contenu, pas limitée à un même corps ou à un même cadre d'emplois de fonctionnaires. Il en découle que le requérant ne peut utilement invoquer le principe d'égalité pour contester la différence de traitement dont les instituteurs et les professeurs des écoles feraient l'objet dans le déroulement de leur carrière à raison de l'appartenance de leur corps respectif à des catégories différentes. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité entre le corps des professeurs des écoles et des instituteurs ne peut qu'être écarté.

7. En troisième lieu, la circonstance que l'application des dispositions du décret du 1er août 1990 relatif au statut de professeur des écoles et du décret du 5 décembre 1951 portant règlement d'administration publique pour la fixation des règles suivant lesquelles doit être déterminée l'ancienneté du personnel nommé dans l'un des corps de fonctionnaires de l'enseignement relevant du ministère de l'éducation nationale, qui prennent en compte, pour les agents nommés professeurs des écoles ayant antérieurement la qualité de fonctionnaire, l'échelon détenu dans leur ancien corps, entraîne pour eux, dans certains cas, un classement moins favorable que celui des agents non titulaires nommés dans ce même corps, ne méconnaît pas le principe de l'égalité de traitement entre fonctionnaires d'un même corps, dès lors que les dispositions ne s'appliquent qu'à l'entrée dans le corps et que la carrière des agents est ensuite régie par les mêmes dispositions, quel qu'ait été leur statut avant leur entrée dans le corps.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 1er août 1990, dans sa rédaction applicable jusqu'au 1er janvier 2021 : " () III.- Peuvent accéder au choix à l'échelon spécial du grade de professeur des écoles de classe exceptionnelle, dans la limite d'un pourcentage des effectifs de ce grade fixé par arrêté conjoint du ministre chargé de l'éducation nationale, du ministre chargé de la fonction publique et du ministre chargé du budget, les professeurs des écoles inscrits sur un tableau d'avancement ayant au moins 3 ans d'ancienneté au 4e échelon de ce grade. / Le tableau d'avancement est arrêté chaque année, dans chaque département, par le recteur, après avis de la commission administrative paritaire compétente, selon des orientations définies par le ministre chargé de l'éducation nationale. / Les promotions sont prononcées, dans l'ordre d'inscription au tableau annuel d'avancement, par le recteur. ". Selon l'article 25 du même texte, dans sa rédaction applicable jusqu'au 29 octobre 2021 : " () Le tableau d'avancement est arrêté chaque année, dans chaque département, par le recteur d'académie, après avis de la commission administrative paritaire compétente, selon des orientations définies par le ministre chargé de l'éducation nationale. / Le nombre maximum de professeurs des écoles pouvant être promus chaque année à la hors-classe est déterminé conformément aux dispositions du décret n° 2005-1090 du 1er septembre 2005 relatif à l'avancement de grade dans les corps des administrations de l'Etat () ".

9. Le requérant soutient qu'en confiant aux commissions administratives paritaires la compétence d'établir les listes académiques dont dépend l'avancement d'un professeur des écoles, le ministre de l'éducation nationale a méconnu le principe d'égalité de traitement et d'avancement basé sur la seule compétence professionnelle. Il soutient que le recours à des commissions administratives paritaires composées pour moitié de représentants du personnel favorise la nomination de professeurs syndiqués ou ayant occupé un mandat électif. Toutefois, il résulte des dispositions précitées que la compétence pour arrêter le tableau d'avancement appartient au seul recteur qui jusqu'au 1er janvier 2020, conformément à l'article 58 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions relatives à la fonction publique de l'État, demandait son avis à la commission administrative paritaire. Il ne résulte en outre pas de l'instruction que la consultation des commissions administratives paritaires départementales ait donné lieu à des différences de traitements illégales ou constitutives de discriminations entre les professeurs des écoles issus du corps des instituteurs et les professeurs des écoles nommés à partir de 1990. Par conséquent, le requérant n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance du principe d'égalité entre professeurs des écoles en raison de l'avis donné au recteur par la commission administrative paritaire.

10. En cinquième lieu, le requérant soutient que la présence de différents grades au sein du corps des professeurs des écoles et l'instauration de quotas, différents selon les régions, permettant d'accéder au grade supérieur méconnaissent le principe d'égalité salariale et de non-discrimination. Toutefois, le statut particulier des professeurs tel qu'il résulte du décret du 1er août 1990, ne fixe aucune règle d'avancement différente selon les modes d'accès au corps des professeurs des écoles. Par ailleurs, le moyen tiré de l'inégalité de traitement des professeurs en fonction de leur région d'affectation est dépourvu des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par conséquent, le requérant n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance du principe d'égalité entre professeurs des écoles en fonction de leur mode de recrutement et de leur région d'affectation.

11. En sixième lieu, aux termes de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " La jouissance des droits et libertés dans la présente Convention doit être assurée sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation ". Une distinction entre des personnes placées dans une situation analogue ne peut être regardée comme discriminatoire, au sens de ces stipulations, que si elle n'est pas assortie de justifications objectives et raisonnables, c'est-à-dire si elle ne poursuit pas un objectif d'utilité publique, ou si elle n'est pas fondée sur des critères objectifs et rationnels en rapport avec les buts de la disposition applicable. Si le requérant invoque une méconnaissance de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il ne se prévaut d'aucun droit ou liberté reconnu par la convention à la jouissance desquels le décret du 1err août 1990 porterait atteinte de manière discriminatoire. Ce moyen ne peut, dès lors et en tout état de cause, qu'être écarté.

12. En septième lieu, il ne résulte pas davantage de l'instruction que les conditions de rémunération des fonctionnaires du corps des professeurs des écoles telles qu'elles sont fixées par les dispositions réglementaires applicables aux agents de ce corps méconnaissent le principe de l'égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins. Dès lors, et sans qu'il y ait lieu de saisir la Cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle, doivent être écartés les moyens tirés, respectivement, de la violation de l'article 119 du Traité de Rome, correspondant aujourd'hui à l'article 157 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et de la directive 75/117/CE du 10 février 1975, cette directive ayant, au demeurant, été abrogée par une directive n° 2006/54/CE1 du Parlement européen et du Conseil du 5 juillet 2006, transposée en droit interne par la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 et le décret n° 2008-799 du 20 août 2008.

13. En dernier lieu, les moyens tirés de l'atteinte portée, par le décret du 1err août 1990, à la charte pour la promotion de l'égalité et la lutte contre les discriminations dans la fonction publique et à la circulaire du 3 avril 2017 relative à la mise en œuvre de la politique d'égalité, de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité dans la fonction publique, doivent être écartés comme dépourvus des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

14. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'établit pas que les dispositions du décret du 1err août 1990 seraient illégales et que le ministre de l'éducation nationale aurait commis une faute en les appliquant. En tout état de cause, le requérant n'apporte aucune pièce relative au déroulement de sa carrière en qualité d'instituteur puis de professeur des écoles. Il ne démontre ni l'existence d'un lien de causalité entre la faute alléguée et les préjudices invoqués, ni même le principe et la réalité de ces préjudices.

15. Dès lors, sans qu'il soit besoin ni d'examiner la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, ni de saisir la Cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle en application de l'article 267 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, ni d'ordonner au ministre de l'Éducation nationale de produire la moyenne des rémunérations des professeurs des écoles, la requête de M. C doit être rejetée en toutes ses conclusions, en ce compris celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la ministre de l'éducation nationale.

Délibéré après l'audience publique du 27 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Davesne, président,

M. Durand, premier conseiller,

Mme Wolff, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.

La rapporteure,

É. WolffLe président,

S. Davesne

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 200304

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