jeudi 17 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2003385 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | SELARL CAPSTAN LMS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une ordonnance du 30 décembre 2020, le tribunal administratif de Strasbourg a renvoyé au greffe du tribunal administratif de Nancy la requête de la société Aldi Ennery, n°2002727, enregistrée le 20 avril 2020.
Par sa requête, enregistrée au tribunal administratif de Nancy sous le n°2003385, et un mémoire enregistré le 22 juillet 2021, la société Aldi Ennery, représentée par Me Murgier et Me Dutour, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 décembre 2019 par laquelle l'inspecteur du travail l'a mise en demeure de prendre les mesures nécessaires afin de respecter certaines dispositions du code du travail ainsi que la décision du 18 février 2020 par laquelle la directrice interrégionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) Grand Est a rejeté son recours administratif contre cette décision ;
2°) de mettre à la charge de la DIRECCTE Grand Est le versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- l'inspecteur du travail n'a émis aucune recommandation sur l'adaptation des postes de travail alors qu'il a un devoir d'information en application de l'article R. 8124-20 du code du travail ;
- la décision de la DIRECCTE est insuffisamment motivée ;
- elle respecte les normes en vigueur s'agissant des postes d'encaissement ;
- l'inspecteur du travail a décrit de manière erronée les postes d'encaissement et la répétitivité des mouvements et aurait dû prendre en considération la spécificité du magasin qui embauche des salariés polyvalents ;
- contrairement à ce qu'a relevé l'inspecteur du travail, elle prend toutes les mesures nécessaires pour encadrer la manutention des charges par les salariés aux postes d'encaissement ;
- elle met toutes les mesures en œuvre pour doter les salariés d'équipements de travail appropriés permettant de préserver leur santé, leur sécurité et leur confort.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 octobre 2020, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- le moyen tiré de l'insuffisance de motivation est inopérant dès lors que la décision de la DIRECCTE s'est substituée à celle de l'inspecteur du travail ;
- les autres moyens soulevés par la société Aldi Ennery ne sont pas fondés.
Par un courrier du 5 septembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail du 11 décembre 2019 dès lors que la décision de la directrice interrégionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi Grand Est, du 18 février 2020, s'y est entièrement substitué.
Par un courrier du 23 septembre 2022, la société Aldi Ennery a répondu au moyen susceptible d'être relevé d'office.
II. Par une ordonnance du 30 décembre 2020, le tribunal administratif de Strasbourg a renvoyé au greffe du tribunal administratif de Nancy la requête de la société Aldi Ennery, n°2005946, enregistrée le 28 septembre 2020.
Par sa requête, enregistrée au tribunal administratif de Nancy sous le n°2003384, et un mémoire enregistré le 12 août 2021, la société Aldi Ennery, représentée par Me Murgier et Me Dutour, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 décembre 2019 par laquelle l'inspecteur du travail l'a mise en demeure de prendre les mesures nécessaires afin de respecter certaines dispositions du code du travail, la décision du 18 février 2020 par laquelle la directrice interrégionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi Grand Est a rejeté son recours administratif contre cette décision et la décision du 22 juillet 2020 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a rejeté son recours contre la décision du 18 février 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la DIRECCTE Grand Est le versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- l'inspecteur du travail n'a émis aucune recommandation sur l'adaptation des postes de travail alors qu'il a un devoir d'information en application de l'article R. 8124-20 du code du travail ;
- la décision de la ministre du travail est insuffisamment motivée ;
- elle respecte les normes en vigueur s'agissant des postes d'encaissement ;
- l'inspecteur du travail a décrit de manière erronée les postes d'encaissement et la répétitivité des mouvements et aurait dû prendre en considération la spécificité du magasin qui embauche des salariés polyvalents ;
- contrairement à ce qu'a relevé l'inspecteur du travail, elle prend toutes les mesures nécessaires pour encadrer la manutention des charges par les salariés aux postes d'encaissement ;
- elle met toutes les mesures en œuvre pour doter les salariés d'équipements de travail appropriés permettant de préserver leur santé, leur sécurité et leur confort.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 juillet 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- le moyen tiré de l'insuffisance de motivation est inopérant dès lors que la décision de la DIRECCTE s'est substituée à celle de l'inspecteur du travail ;
- les autres moyens soulevés par la société Aldi Ennery ne sont pas fondés.
Par un courrier du 5 septembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail du 11 décembre 2019 dès lors que la décision de la directrice interrégionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi Grand Est, du 18 février 2020, s'y est entièrement substitué.
Par un courrier du 23 septembre 2022, la société Aldi Ennery a répondu au moyen susceptible d'être relevé d'office.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code du travail,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Sousa Pereira, rapporteure publique,
- et les observations de Me Rameau, avocate de la société Aldi Ennery.
Considérant ce qui suit :
1. La société Aldi Ennery exploite un supermarché situé à Blainville. A la suite d'un contrôle effectué par un agent de la direction interrégionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) Grand Est, la société requérante a été mise en demeure, par une décision du 11 décembre 2019, de prendre les mesures nécessaires pour adapter les équipements de travail des salariés affectés aux postes d'encaissement. Par un courrier du 30 décembre 2019, la société Aldi Ennery a formé un recours administratif contre cette décision, qui a été rejeté par la directrice interrégionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi Grand Est, le 18 février 2020. La société requérante a exercé un recours administratif contre cette décision, devant la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, qui l'a rejeté par une décision du 22 juillet 2020. Par les deux requêtes susvisées qu'il y a lieu de joindre, la société Aldi Ennery demande au tribunal d'annuler les décisions du 11 décembre 2019, du 18 février 2020 et du 22 juillet 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision du 11 décembre 2019 de l'inspecteur du travail :
2. Aux termes de l'article L. 4721-4 du code du travail : " Lorsque cette procédure est prévue, les agents de contrôle de l'inspection du travail mentionnés à l'article L. 8112-1, avant de dresser procès-verbal, mettent l'employeur en demeure de se conformer aux prescriptions des décrets mentionnés aux articles L. 4111-6 et L. 4321-4 ". Aux termes de l'article L. 4723-1 du même code : " () S'il entend contester la mise en demeure prévue aux articles L. 4721-4 ou L. 4721-8 (), l'employeur exerce un recours devant le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi. Le refus opposé à ces recours est motivé ".
3. Par une décision du 18 février 2020, la directrice interrégionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi Grand Est a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé par la société Aldi Ennery contre la décision du 11 décembre 2019 de l'inspecteur du travail. Dès lors que la décision de la directrice interrégionale s'est substituée à cette dernière, les conclusions dirigées contre la décision du 11 décembre 2019 sont sans objet et, par suite, irrecevables.
En ce qui concerne les décisions du 18 février et du 22 juillet 2020 :
4. Aux termes de l'article R. 4321-1 du code du travail : " L'employeur met à la disposition des travailleurs les équipements de travail nécessaires, appropriés au travail à réaliser ou convenablement adaptés à cet effet, en vue de préserver leur santé et leur sécurité ". Aux termes de l'article R. 4321-2 du même code : " L'employeur choisit les équipements de travail en fonction des conditions et des caractéristiques particulières du travail. Il tient compte des caractéristiques de l'établissement susceptibles d'être à l'origine de risques lors de l'utilisation de ces équipements ". Enfin, l'article R. 4541-4 de ce code dispose que : " Lorsque la nécessité d'une manutention manuelle de charges ne peut être évitée, notamment en raison de la configuration des lieux où cette manutention est réalisée, l'employeur prend les mesures d'organisation appropriées ou met à la disposition des travailleurs les moyens adaptés, si nécessaire en combinant leurs effets, de façon à limiter l'effort physique et à réduire le risque encouru lors de cette opération ".
5. Il ressort des pièces des dossiers que la directrice de la DIRECCTE, statuant sur le recours dirigé contre la décision de l'inspecteur du travail, a mis en demeure la société Aldi Ennery de prendre les mesures nécessaires afin de mettre en service dans l'établissement des équipements de travail adaptés qui, conformément aux dispositions des articles R. 4321-1, R. 4321-2 et R. 4541-4 du code du travail, permettent la préservation de la santé et de la sécurité des salariés affectés aux postes d'encaissement en évitant les sollicitations biomécaniques constitutives de troubles musculo-squelettiques et que cette décision a été " confirmée " par la ministre du travail.
6. En premier lieu, il est constant que le module aval des postes d'encaissement ne mesure que 70 centimètres de longueur et ne dispose ni de rouleaux ni d'une pente descendante permettant de faciliter la circulation des produits pour l'employé de caisse. Toutefois, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose de taille minimale du module aval des postes d'encaissement. L'institut national de recherche et de sécurité ainsi que la norme française X 35-701 " sécurité des machines, principes ergonomiques pour la conception des postes d'encaissement ", homologuée le 29 mars 2012, qui ne recommandent pas de taille minimale du module aval, se bornent à conseiller une dépose des articles sur ce module au plus près de la zone de " scanning " et un système permettant au client de ranger ses articles sans précipitation. En l'espèce, il ressort des pièces des dossiers, notamment du rapport d'un ergonome indépendant produit par la société requérante, que la configuration choisie par la société requérante favorise la relation avec la clientèle, laquelle est bénéfique pour le travail du salarié. La société Aldi Ennery justifie par ailleurs, par la production de ce même rapport et des autres éléments qu'elle produit, que le nombre moyen d'articles en caisse est de 15 unités au magasin de Blainville, que leur passage en caisse ne représente pas de mouvements conséquents pour le salarié et qu'ils peuvent facilement être rangés par le client grâce aux emplacements dédiés aux sacs de courses et au chariot.
7. En deuxième lieu, il ressort des pièces des dossiers que les produits de plus de 8 kilogrammes (kg) disposent d'un code permettant leur enregistrement sans qu'il soit nécessaire de les scanner sur le tapis de caisse. En outre, la société Aldi Ennery établit l'existence d'une signalétique, sur les produits concernés, ainsi que sur le tapis de caisse, en amont du poste, invitant les clients à conserver ces produits dans leur chariot. Si le ministre du travail soutient en défense que tous les produits de 3 kg doivent rester dans le chariot, en application de la norme NF EN 1005-2, ces recommandations n'ont pas été produites dans le cadre de la présente instance. Il ressort également des pièces des dossiers que les produits de plus de 3 kg ou ayant une envergure importante disposent d'un double code barre et que les postes de caisse disposent d'un système de double lecteur de codes-barres, ce qui facilite l'enregistrement des articles avec un minimum de manutention.
8. En dernier lieu, il ressort des pièces des dossiers qu'en raison de la politique de polyvalence pratiquée par la société Aldi Ennery, le temps passé par ses salariés aux postes d'encaissement ne représente qu'une partie de leurs fonctions. Il leur est également demandé de gérer le terminal de cuisson du pain, d'assurer la mise en rayon et le reconditionnement et de contribuer à la formation des nouveaux arrivants. Il ressort des études techniques produites par la société requérante que cette polyvalence et la diversité des tâches accomplies permet de réduire la répétitivité des mouvements, ce qui contribue à diminuer les risques de développement de troubles musculo-squelettiques.
9. Il résulte de ce qui a été dit aux points 6 à 8 du présent jugement qu'il ne ressort pas des pièces des dossiers que les postes d'encaissement de la société Aldi Ennery ne seraient pas adaptés pour permettre la préservation de la santé et de la sécurité des salariés, en application des dispositions des articles R. 4321-1, R. 4321-2 et R. 4541-4 du code du travail. Il s'ensuit que la société Aldi Ennery est fondée à soutenir qu'en la mettant en demeure de prendre les mesures nécessaires à assurer la sécurité et la santé des travailleurs, la DIRECCTE et la ministre du travail ont inexactement appliqué les dispositions du code du travail.
10. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens des requêtes, que la société Aldi Ennery est fondée à demander l'annulation de la décision du 18 février 2020 par laquelle la directrice interrégionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi Grand Est a rejeté son recours administratif contre la décision de l'inspecteur du travail du 11 décembre 2019, ensemble la décision du 22 juillet 2020 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a rejeté son recours contre la décision du 18 février 2020.
Sur les frais des instances :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le paiement de la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la société Aldi Ennery et non compris dans les dépens en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
12. Les présentes instances n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par la société Aldi Ennery ne peuvent qu'être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La décision du 18 février 2020 de la directrice interrégionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi Grand Est et la décision du 22 juillet 2020 de la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion sont annulées.
Article 2 : L'Etat versera à la société Aldi Ennery une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Aldi Ennery, à la directrice interrégionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi Grand Est et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Di Candia, président,
- Mme Cabecas, conseillère,
- Mme Fabas, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 17 novembre 2022.
La rapporteure,
L. A
Le président,
O. Di Candia
La greffière,
L. BourgerLa République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2003384, 2003385
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026