mardi 25 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2100060 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | REMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 11 janvier 2021 et 13 janvier 2023, M. C et Mme B A, représentés par Me Remy, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 novembre 2020 par laquelle le préfet des Vosges a considéré qu'aucun droit fondé en titre n'était attaché aux ouvrages hydrauliques de la scierie des Prêtres située à Moyenmoutier ;
2°) de déclarer que les ouvrages de la scierie des Prêtres bénéficient d'un droit fondé en titre pour l'usage des eaux du ruisseau de Ravine et sont en conséquence en situation administrative régulière pour l'utilisation d'une puissance ou d'une consistance légale de 56,49 kW, correspondant à l'utilisation d'un débit maximal dérivé de 0,516 m3/s sous une chute de dérivation de 11,16 mètres ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les ouvrages de la scierie des Prêtres bénéficient d'un droit fondé en titre pour l'usage des eaux du ruisseau de Ravine : leur existence est établie antérieurement à 1789 ; les ouvrages sont conformes à leur état le plus ancien connu ;
- en retenant que la circonstance qu'aucune utilisation de l'énergie hydroélectrique ne peut plus être constatée et que l'absence de roue ou de turbine justifie le refus de reconnaissance du droit fondé en titre, le préfet des Vosges a entaché sa décision d'une erreur de droit ;
- la consistance légale du droit fondé en titre attaché aux ouvrages de la scierie des Prêtres doit être fixée à 56,49 kW.
Par des mémoires en défense enregistrés le 30 mars 2022 et le 10 mars 2023, la préfète des Vosges conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à la désignation d'un expert pour déterminer la consistance légale du droit fondé en titre éventuellement reconnu.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. et Mme A ne sont pas fondés et relève que le ruisseau de Ravine étant un cours d'eau domanial, les requérants doivent démontrer l'existence de la scierie avant l'introduction du principe de l'inaliénabilité du domaine dans le duché de Lorraine, soit 1600.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'énergie ;
- le code de l'environnement ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code du domaine public fluvial et de la navigation intérieure ;
- l'ordonnance du 10 juillet 1835 ;
- l'arrêté du 11 septembre 2015 fixant les prescriptions techniques générales applicables aux installations, ouvrages, épis et remblais soumis à autorisation ou à déclaration en application des articles L. 214-1 à L. 214-3 du code de l'environnement et relevant de la rubrique 3.1.1.0. de la nomenclature annexée à l'article R. 214-1 du code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grandjean, rapporteure,
- les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique,
- et les observations de Me Gravier, substituant Me Remy, représentant M. et Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A, propriétaires de la scierie des Prêtres à Moyenmoutier (Vosges), ont sollicité par un courrier du 10 septembre 2020 la reconnaissance d'un droit fondé en titre pour l'usage de l'eau du ruisseau de Ravine pour une consistance de 56,49 kW. Le préfet des Vosges a rejeté cette demande le 6 novembre 2020 au motif que si la prise d'eau située à proximité de la scierie était établie avant l'abolition des droits féodaux le 4 août 1789, celle de la prise d'eau située 700 mètres en amont de la scierie pour laquelle la demande de reconnaissance du droit fondé en titre avait été formulée n'était pas démontrée. Par la requête susvisée, M. et Mme A demandent l'annulation de cette décision.
Sur l'existence du droit fondé en titre :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'énergie : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 511-4, nul ne peut disposer de l'énergie des marées, des lacs et des cours d'eau, quel que soit leur classement, sans une concession ou une autorisation de l'État. () ". Aux termes de l'article L. 511-4 du même code : " Ne sont pas soumises aux dispositions du présent livre : / 1° Les usines ayant une existence légale () ".
3. D'autre part, aux termes du II de l'article L. 214-6 du code de l'énergie : " Les installations, ouvrages et activités déclarés ou autorisés en application d'une législation ou réglementation relative à l'eau antérieure au 4 janvier 1992 sont réputés déclarés ou autorisés en application des dispositions de la présente section. Il en est de même des installations et ouvrages fondés en titre ".
4. En premier lieu, la force motrice produite par l'écoulement d'eaux courantes ne peut faire l'objet que d'un droit d'usage et en aucun cas d'un droit de propriété. Il en résulte qu'un droit fondé en titre se perd lorsque la force motrice du cours d'eau n'est plus susceptible d'être utilisée par son détenteur, du fait de la ruine ou du changement d'affectation des ouvrages essentiels destinés à utiliser la pente et le volume de ce cours d'eau. Ni la circonstance que ces ouvrages n'aient pas été utilisés en tant que tels au cours d'une longue période de temps, ni le délabrement du bâtiment auquel le droit d'eau fondé en titre est attaché, ne sont de nature, à eux seuls, à remettre en cause la pérennité de ce droit. L'état de ruine, qui conduit en revanche à la perte du droit, est établi lorsque les éléments essentiels de l'ouvrage permettant l'utilisation de la force motrice du cours d'eau ont disparu ou qu'il n'en reste que de simples vestiges, de sorte qu'elle ne peut plus être utilisée sans leur reconstruction complète.
5. Il résulte de l'instruction que la feuille n° 143 Épinal-Mirecourt de la carte de Cassini fait mention de l'existence en 1760, année des derniers relevés ayant servi à l'élaboration de cette carte, d'un moulin à eau à l'emplacement de la scierie des Prêtres, celle-ci étant également mentionnée dans un mémoire sur la production de planches rédigé vers 1755-1774 cité par une étude doctorale du 28 mai 2004 produite par les requérants. Le préfet soutient toutefois que la scierie était alors alimentée par la prise d'eau située à proximité immédiate du moulin, suffisante pour alimenter une roue à palettes, ce qui fait obstacle à ce que le droit fondé en titre bénéficie au barrage situé environ 700 mètres en amont et dont l'eau est acheminée jusqu'à la scierie par un canal de dérivation et une conduite forcée en fonte. Toutefois, les requérants, s'appuyant sur l'étude doctorale déjà mentionnée du 28 mai 2004 relative à la " gestion forestière et [aux] paysages dans les Vosges d'après les registres de martelages du XVIIIème siècle ", démontrent, d'une part, que les scieries vosgiennes disposaient en principe d'un canal de dérivation amenant l'eau du ruisseau à une retenue située à proximité immédiate de la scierie, qui, libérée par la levée des vannes de cette retenue, activait une roue à augets par l'intermédiaire d'un chenal aérien en bois, d'autre part, que si certaines scieries étaient dotées d'une roue à palettes, plongée directement dans le canal, que la force du courant suffisait à faire tourner, ce dispositif n'était envisageable que sur les cours d'eau les plus importants. Il n'est pas soutenu en défense que le ruisseau de Ravine en faisait partie. L'existence de la prise d'eau et du canal d'amenée et de l'aqueduc est au surplus corroborée par le cadastre napoléonien de 1837. Ainsi, l'existence matérielle du moulin et de ses ouvrages d'alimentation est établie avant l'abolition des droits féodaux.
6. En second lieu, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
7. En l'espèce, dans ses écritures en défense, le préfet des Vosges doit être regardé comme demandant au tribunal de substituer au motif initialement retenu celui tiré de ce que la scierie des Prêtres étant située sur une partie du ruisseau de Ravine qui a été classée comme cours d'eau domanial, aucun droit d'usage de l'eau ne peut y être reconnu fondé en titre, faute pour les requérants d'établir l'existence des ouvrages avant 1600.
8. Sont regardées comme fondées en titre ou ayant une existence légale, d'une part, les prises d'eau sur des cours d'eau domaniaux qui sont établies en vertu d'un acte antérieur soit à l'édit de Moulins de février 1566 sur l'inaliénabilité du domaine de la Couronne, soit à la date du rattachement à ce domaine de la province dans laquelle elles se trouvaient, lorsque cette date est postérieure à cet édit, soit à la date de la reconnaissance, antérieurement à l'annexion, du principe d'inaliénabilité dans cette province, d'autre part, les prises d'eau sur des cours d'eaux non domaniaux qui sont établies en vertu d'un acte antérieur à l'abolition des droits féodaux, enfin, celles qui ont fait l'objet d'une aliénation comme bien national. Une prise d'eau est présumée établie en vertu d'un acte répondant à ces conditions, dès lors qu'est prouvée son existence matérielle avant l'une ou l'autre de ces dates, selon le cas. La preuve de cette existence matérielle peut être apportée par tout moyen.
9. En vertu de l'article 1er du code du domaine public fluvial et de la navigation intérieure, le domaine public fluvial comprend notamment les cours d'eau navigables ou flottables depuis le point où ils commencent à être navigables ou flottables jusqu'à leur embouchure. Les rivières non navigables ou non flottables sont ainsi au nombre des cours d'eau non-domaniaux. Le fait qu'un cours d'eau a été classé, par l'ordonnance du 10 juillet 1835 portant nomenclature des cours d'eau navigables ou flottables ou par un décret ultérieur, au nombre des rivières navigables ou flottables ne fait pas obstacle à ce qu'une usine établie sur ce cours d'eau soit réputée fondée en titre si elle a été créée avant 1789, alors que le cours d'eau dont s'agit n'était pas navigable ou flottable.
10. En l'espèce, le préfet produit l'ordonnance royale du 10 juillet 1835 qui a inscrit le ruisseau de Ravine à la nomenclature des voies flottables en trains pour sa partie comprise entre la scierie Coichot et son embouchure dans la Meurthe, qui inclut la scierie des Prêtres, et soutient qu'il en résulte que l'édit de Moulins s'applique à l'ouvrage, sauf à ce que les requérants démontrent l'existence de la prise d'eau en litige antérieurement à 1600, année de la reconnaissance en Lorraine du principe d'inaliénabilité des biens du domaine. Il résulte d'un mémoire sur la production des planches rédigé vers 1755-1774 reproduit par l'étude doctorale de 2004 précitée qu'" on flotte les planches " produites par les cinq scieries du canton de Ravine sur le ruisseau de Ravine et qu'à la scierie des Prêtres, n'est exploité que du bois du roi " que l'on flotte à Raon-L'Étape ", situé en aval de la scierie en litige. Le ruisseau de Ravine doit dès lors être regardé comme n'étant pas un cours d'eau domanial jusqu'au moins 1774. Par suite, la substitution de motif que le préfet a invoquée en cours d'instance doit être écartée.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre moyen de la requête, que les requérants sont fondés à soutenir qu'ils bénéficient d'un droit d'usage de l'eau fondé en titre attaché à la prise d'eau alimentant la scierie des Prêtres.
Sur la fixation de la consistance légale du droit fondé en titre :
12. Un droit fondé en titre conserve en principe la consistance légale qui était la sienne à l'origine. À défaut de preuve contraire, cette consistance est présumée conforme à sa consistance actuelle. Celle-ci correspond, non à la force motrice utile que l'exploitant retire de son installation, compte tenu de l'efficacité plus ou moins grande de l'usine hydroélectrique, mais à la puissance maximale dont il peut en théorie disposer. Si, en vertu des dispositions de l'article L. 511-4 du code de l'énergie, les ouvrages fondés en titre ne sont pas soumis aux dispositions de son livre V "Dispositions relatives à l'utilisation de l'énergie hydraulique", leur puissance maximale est calculée en appliquant la même formule que celle qui figure au troisième alinéa de l'article L. 511-5, c'est-à-dire en faisant le produit de la hauteur de chute par le débit maximum de la dérivation par l'intensité de la pesanteur.
13. Aux termes du troisième alinéa de l'article L. 511-5 du code de l'énergie : " La puissance d'une installation hydraulique, ou puissance maximale brute, au sens du présent livre est définie comme le produit de la hauteur de chute par le débit maximum de la dérivation par l'intensité de la pesanteur ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 11 septembre 2015 susvisé : " Les dispositions du présent arrêté sont applicables, sauf précision contraire, au confortement, à la remise en eau ou la remise en exploitation, dans les conditions prévues à l'article R. 214-18-1 du code de l'environnement, des ouvrages fondés en titre (). / () Pour l'application du présent article aux ouvrages et installations fondés, la puissance autorisée, correspondant à la consistance légale, est établie en kW de la manière suivante : / - sur la base d'éléments : états statistiques, tout élément relatif à la capacité de production passée, au nombre de meules, données disponibles sur des installations comparables, etc. / - à défaut, par la formule P (kW) = Qmax (m3/ s) × Hmax (m) × 9,81 établie sur la base des caractéristiques de l'ouvrage avant toute modification récente connue de l'administration concernant le débit dérivé, la hauteur de chute, la côte légale, etc. / Dans la formule ci-dessus, Qmax représente le débit maximal dérivé dans les anciennes installations, déterminé à partir des caractéristiques de la section de contrôle hydraulique du débit (selon les configurations des sites : section la plus limitante du canal d'amenée ou section de contrôle des anciens organes). Hmax représente la hauteur maximale de chute de l'installation comptée entre la cote normale de fonctionnement de la prise d'eau et celle de la restitution à la rivière pour un débit total du cours d'eau égal à la somme du débit maximal d'équipement et du débit réservé à l'aval ".
14. En premier lieu, la hauteur de chute doit être déterminée par la différence entre le sommet de la crête du barrage de prise d'eau et le niveau du lit du cours d'eau au point de restitution des eaux dérivées. Les requérants produisent un relevé de cotes réalisé par un bureau d'études selon lequel la différence d'altitude entre la crête du barrage de la prise d'eau et le niveau de la restitution de l'eau s'établit à 11,16 mètres. Si le préfet soutient que le débit aurait dû être mesuré à partir de la vanne motrice située immédiatement en amont de l'installation de la production, les requérants affirment sans être contestés qu'il n'existe pas de vanne motrice située à l'aval du canal de dérivation et que la mesure a été prise au niveau de la section de contrôle de la prise d'eau de ce canal.
15. En second lieu, les requérants se prévalent d'un débit maximal d'eau de 0,516 m3 par seconde. Le préfet ne conteste pas que la section de la prise d'eau située au niveau du barrage qui, ainsi qu'il a été dit, correspond à la section de contrôle des anciens ouvrages, présente une hauteur de 0,60 mètre et une largeur de 0,86 mètre. Par ailleurs, le préfet ne démontre pas que la vitesse de l'eau, qui constitue le deuxième élément du calcul du débit, fixée à 1 mètre par seconde, ne correspondrait pas à la réalité ni même qu'elle serait disproportionnée par rapport aux données habituellement admises en la matière. Dans ces conditions et sans qu'il soit besoin de diligenter l'expertise sollicitée par le préfet, il y a lieu de fixer la consistance légale du droit fondé en titre attaché à la scierie des Prêtres à 56,49 kW.
Sur les frais de l'instance :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :M. et Mme A sont déclarés titulaires d'un droit de prise d'eau fondé en titre pour l'alimentation de la scierie des Prêtres située à Moyenmoutier.
Article 2 : La consistance légale du droit fondé en titre attaché à la scierie des Prêtres est fixée à 56,49 kW.
Article 3 : L'État versera à M. et Mme A une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme A est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Mme B A et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée, pour information, à la préfète des Vosges.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Grandjean, première conseillère,
M. Gottlieb, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2023.
La rapporteure,
G. Grandjean Le président,
B. Coudert
La greffière,
A. Mathieu
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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