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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2100101

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2100101

jeudi 22 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2100101
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 3
Avocat requérantTADIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 14 janvier et 12 juillet 2021, la commune de Mont-sur-Meurthe, représentée par Me Tadic, demande au tribunal :

1°) de condamner solidairement M. E B, architecte, et la SARL Adami construction à lui verser la somme de 36 917 euros sur le fondement de la responsabilité décennale des constructeurs, au titre des désordres affectant l'acoustique du bâtiment modulaire à usage d'un accueil périscolaire et de restauration scolaire édifié sur le territoire de la commune, et la somme de 25 000 euros au titre du trouble de jouissance qu'elle estime avoir subi, chacune de ces demandes avec intérêts au taux légal à compter de la date d'enregistrement de la requête et capitalisation des intérêts ;

2°) de mettre solidairement à la charge de M. E B, architecte, et de la SARL Adami construction la somme de 6 561,16 euros au titre des frais d'expertise ;

3°) de mettre solidairement à leur charge la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'expert a relevé des désordres relevant de la garantie décennale concernant l'acoustique du bâtiment le rendant impropre à sa destination ;

- ces désordres sont imputables à M. E B, architecte, lequel doit répondre, en sa qualité de maître d'œuvre, de l'erreur de conception de l'ouvrage, du défaut de conseil à l'occasion des opérations de réception et de défaut de surveillance des travaux, et à la société Adami construction laquelle, doit répondre, en sa qualité de constructeur, de l'erreur commise dans l'exécution des travaux ;

- le coût des travaux de reprise s'élève à la somme de 36 917 euros TTC et la pose d'absorbeurs acoustiques muraux ne représente pas une plus-value ;

- elle a subi un préjudice au titre de son trouble de jouissance pouvant être évalué à la somme de 25 000 euros ;

- elle est fondée à obtenir le remboursement des frais d'expertise dont elle a assumé la charge.

Par des mémoires en défense enregistrés les 17 février et 17 juin 2021, la SARL Adami construction, représentée par Me Lebon, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de rejeter la requête ;

2°) à titre subsidiaire, de condamner M. E B, architecte, à la garantir intégralement de toute somme susceptible d'être mise à sa charge, ou subsidiairement, en se conformant au partage de responsabilité opéré par l'expert ;

3°) en tout état de cause, à ce qu'il mette à la charge in solidum de la commune de Mont-sur-Meurthe et de M. E B, architecte, la somme 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les frais d'expertise judiciaire.

Elle soutient que :

- la réception de l'ouvrage sans réserve interdit à la commune de Mont-sur-Meurthe de rechercher sa responsabilité décennale au titre de désordres qui étaient apparents lors de la réception ;

- la peinture des absorbeurs acoustiques traduit un défaut de direction et de contrôle par l'architecte en cours de chantier ;

- M. E B, architecte, doit être condamné à la garantir de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre ;

- elle ne peut être condamnée au paiement des travaux de réfection liés à l'absence d'absorbeurs muraux et au coût lié à la maîtrise d'œuvre correspondante dès lors que ces travaux représentent une plus-value pour l'ouvrage, n'étant pas initialement prévus au contrat ;

- la commune n'établit pas l'existence du trouble de jouissance dont elle demande réparation.

Par un mémoire en défense du 15 mars 2021, M. E B, architecte, représenté par Me Zine, conclut :

1°) à titre principal, au rejet de la requête ;

2°) à titre subsidiaire, à la condamnation de la SARL Adami construction à le garantir de toute somme susceptible d'être mise à sa charge ;

3°) en tout état de cause à ce qu'il soit mis à la charge, in solidum, de la commune de Mont-sur-Meurthe et de la SARL Adami construction, la somme 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les frais correspondant à l'expertise judiciaire.

Il soutient que :

- il s'en remet à prudence de justice s'agissant de l'application du régime de la responsabilité décennale ;

- la cause des désordres réside exclusivement dans la mauvaise exécution des travaux par la SARL Adami construction et son sous-traitant, la méthode de peinture étant décrite dans le cahier des clauses techniques particulière de son lot ;

- il n'est pas tenu à une présence constante sur le chantier et aucun défaut de surveillance du chantier ne peut lui être reproché ;

- les désordres n'étaient pas apparents lors de la réception ;

- la commune ne peut prétendre au versement des sommes correspondant au désordre " 2b " dès lors que les travaux de reprise de ce désordre constituent une plus-value pour l'ouvrage ;

- la SARL Adami construction doit être condamnée à la garantir de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre ;

- en cas de partage de responsabilité, sa responsabilité doit être retenue à hauteur de 25% au maximum ;

- la commune, en tant que personne morale, ne peut prétendre à l'indemnisation de son trouble de jouissance dès lors qu'elle n'est pas exploitante ni usagère des locaux.

Vu les autres pièces du dossier';

Vu :

- l'ordonnance du 6 juin 2018 par laquelle la vice-présidente du tribunal administratif de Nancy a ordonné la désignation d'un expert ;

- l'ordonnance du 27 juillet 2020 par laquelle la présidente du tribunal de Nancy a liquidé et taxé les honoraires et frais d'expertise à la somme de 6 561,16 euros et les a mis à la charge de la commune de Mont-sur-Meurthe.

Vu :

- le code civil ;

- le code de justice administrative';

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fabas,

- les conclusions de Mme Sousa Pereira, rapporteure publique,

- les observations de Me Tadic, pour la commune de Mont-sur-Meurthe,

- les observations de Me Adam, substituant Me Lebon, pour la SARL Adami construction.

Considérant ce qui suit :

1. Par un acte d'engagement signé le 12 août 2013, la commune de Mont-sur-Meurthe a confié au groupement solidaire composé de M. E B, architecte, du bureau d'études techniques Technos et de M. D A, économiste, une mission de maîtrise d'œuvre en vue de la construction d'un bâtiment modulaire à usage d'un accueil périscolaire et d'une restauration scolaire situé sur le territoire de la commune de Mont-sur-Meurthe. Par un acte d'engagement signé le 7 mai 2015, la commune de Mont-sur-Meurthe a attribué le lot n° 9 " peinture " de ce marché de travaux à la SARL Adami construction, laquelle l'a sous-traité, avec l'accord de la commune, à l'entreprise SARL Rodriguez. La réception des travaux a été prononcée avec réserves le 28 avril 2016 et ces réserves ont intégralement été levées le 9 mai 2016. Lors de la mise en service du bâtiment à la rentrée scolaire 2016, la commune a constaté une forte réverbération des sons. Elle a alors saisi le tribunal administratif aux fins de désignation d'un expert. L'expert a remis son rapport le 22 juin 2020. Par sa requête, la commune de Mont-sur-Meurthe demande au tribunal de condamner solidairement la SARL Adami construction et M. E B, architecte, sur le fondement de leur responsabilité décennale des constructeurs pour ces désordres.

Sur la responsabilité décennale des constructeurs :

En ce qui concerne l'engagement de la responsabilité décennale de l'architecte et de l'entreprise :

2. Il résulte des principes qui régissent la garantie décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s'ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître de l'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables.

3. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport de l'expert, que l'ouvrage en litige, destiné à accueillir des activités périscolaires et de restauration pour des enfants de moins de six ans, présente un temps de réverbération 2,5 fois supérieur au niveau adapté à sa destination, entraînant des nuisances sonores importantes pour les usagers et le personnel y travaillant. Selon ce même rapport, la cause des désordres tient, d'une part, à l'insuffisance du nombre d'absorbeurs acoustiques et d'équipements permettant de réduire la réverbération sonore au niveau des murs, d'autre part à l'application d'une couche de peinture au pistolet sur les absorbeurs acoustiques installés au plafond de l'ouvrage, ayant eu pour effet d'obstruer en partie ces absorbeurs et de réduire leur efficacité de 43%. Eu égard aux missions confiées à la SARL Adami construction et à M. E B, architecte, les désordres leur sont imputables. S'il n'est pas contesté que le nombre d'absorbeurs acoustiques et l'application d'une couche de peinture sur ces absorbeurs étaient visibles lors des opérations de réception par le maître d'ouvrage, les conséquences de ces défauts ne s'étaient pour autant pas révélées à la réception et n'étaient pas prévisibles pour le maître d'ouvrage. Par suite, faute de contestation sur les autres conditions d'engagement de la responsabilité décennale, les désordres en litige engagent la responsabilité décennale de la SARL Adami construction et de M. E B, architecte.

En ce qui concerne l'évaluation des préjudices :

4. En premier lieu, il résulte de l'instruction que pour remédier au problème lié à l'application d'une couche de peinture sur les absorbeurs acoustiques présents, la commune a dû procéder au remplacement partiel du plafond pour un montant non contesté de 16 710 euros TTC. La commune est ainsi fondée à demander la condamnation solidaire de la société Adami et de M. E B à lui verser cette somme.

5. En deuxième lieu, le coût des travaux non prévus au contrat qui sont nécessaires pour réaliser un ouvrage conforme à sa destination est à la charge du maître de l'ouvrage à la condition que ces travaux apportent une plus-value à l'ouvrage par rapport à sa valeur prévue au marché. En l'espèce, les travaux de reprises nécessaires pour remédier à la seconde cause du désordre consistent en la fourniture et en la pose d'absorbeurs acoustiques muraux. Or s'il incombait au maître d'œuvre de prévoir au contrat une telle pose et de calculer leur nombre, leurs dimensions et les matériaux requis afin de permettre à la commune d'obtenir un ouvrage conforme, du point de vue du confort acoustique, à celui décrit dans le règlement de consultation, il est constant que la pose de tels absorbeurs apporte une plus-value à l'ouvrage qui n'était pas prévue au contrat initial et doit demeurer à la charge de la commune. Ainsi, la commune de Mont-sur-Meurthe est seulement fondée à demander la condamnation solidaire de la société Adami construction et de M. E B architecte à lui verser la somme de 3 120 euros TTC correspondant au coût de maîtrise d'œuvre relatif à la fourniture et à la pose de nouveaux absorbeurs acoustiques.

6. En dernier lieu, si la commune de Mont-sur-Meurthe soutient avoir subi un préjudice de jouissance résultant des réverbérations sonores importantes entre l'année 2016, année de sa mise en service, et l'année 2021, au cours de laquelle ont été réalisés les travaux de reprise, elle ne se prévaut à l'appui de sa demande que des nuisances subies par ses usagers et les membres de son personnel. Dans ces conditions, ses conclusions indemnitaires présentées à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.

En ce qui concerne les appels en garantie :

7. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport de l'expert, ainsi qu'il a été dit au point 3, que le désordre en litige trouve sa cause dans la mauvaise conception de l'ouvrage, procédant d'un choix inadapté dans les équipements et matériaux au regard de la dimension de l'ouvrage et des propriétés acoustiques attendues pour un équipement qui accueille des activités périscolaires d'enfants de moins de six ans, et dans l'application de couches de peinture au pistolet sur les absorbeurs acoustiques présents au plafond, réduisant ainsi leur efficacité.

8. D'une part, il est constant que la conception de l'ouvrage était de la seule responsabilité de la maîtrise d'œuvre. Dès lors, la responsabilité encourue par M. E B architecte pour cette cause du désordre s'élève à 100 % des sommes engagées à ce titre, soit 3 120 euros.

9. D'autre part, selon les termes de l'expert, le cahier des clauses techniques du lot n°9 " peinture " stipulait que l'application des peintures sur les absorbeurs devait être effectuée à la brosse et l'application par pulvérisation ou tout autre procédé ne pouvait se faire sans autorisation du maître d'œuvre. Par ailleurs, l'expert précise expressément que les peintres professionnels ne peuvent ignorer la recommandation de ne pas peindre les absorbeurs acoustiques. Cette faute d'exécution, qui constitue la cause principale de la diminution de l'efficacité des absorbeurs au plafond, relève, à titre principal, de la responsabilité de la SARL Adami construction, à raison des erreurs commises par son sous-traitant, à titre accessoire, de la responsabilité de la maîtrise d'œuvre, à raison du défaut de surveillance du chantier et du défaut de conseil au moment des opérations de réception. Si M. E B architecte fait valoir qu'il n'est pas tenu à une surveillance permanente du chantier, l'expert a toutefois relevé dans son rapport d'expertise qu'un simple constat visuel permettait de déterminer que les absorbeurs acoustiques avaient été peints, en méconnaissance des règles de l'art. Compte-tenu de la part respective de chacune des fautes dans la survenue de ce désordre, il sera fait une juste appréciation des responsabilités encourues en fixant à 75% la part incombant à la société Adami et à 25% la part incombant à M. E B, architecte.

10. Il résulte de ce qui précède que sur le montant global de la condamnation solidaire, qui s'élève à la somme de 19 830 euros (16 710 +3 120 euros), il sera fait une juste appréciation des responsabilités encourues en fixant à 37 % la part incombant à M. E B architecte dans la survenue des désordres et à 63 % celle de la SARL Adami construction. D'une part, il est constant que la conception de l'ouvrage était de la seule responsabilité de la maîtrise d'œuvre. Dès lors, M. E B architecte devra garantir la SARL Adami construction à hauteur de 37 % des sommes prononcées. La SARL Adami construction doit quant à elle garantir M. E B architecte à hauteur de 63 % de ces mêmes sommes.

Sur les conclusions accessoires :

En ce qui concerne les intérêts et leur capitalisation

11. La commune de Mont-sur-Meurthe a droit aux intérêts de la somme de 19 830 euros à compter de la date à laquelle ces intérêts ont été demandés pour la première fois, soit à compter du 14 janvier 2021, date d'introduction de la requête.

12. Par ailleurs, la capitalisation des intérêts ayant été demandée le 14 janvier 2021 et les intérêts étant dus pour au moins une année, il y a donc lieu de faire droit à cette demande de capitalisation à compter du 14 janvier 2022 ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

En ce qui concerne l'application des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative :

13. D'une part, les frais d'expertise ont été taxés et liquidés à la somme de 6 561,16 euros et mis à la charge de la commune de Mont-sur-Meurthe par l'ordonnance susvisée du 27 juillet 2020. Il y a lieu de mettre solidairement à la charge de M. E B, architecte et de la SARL Adami construction le paiement de cette somme à la commune.

14. D'autre part, compte-tenu des sommes respectives pour lesquelles la SARL Adami construction est condamnée à garantir M. E B architecte et inversement, la SARL Adami construction est condamnée à garantir M. E B architecte à hauteur de 63 % de la somme de 6 561,16 euros et M. E B architecte est condamné à garantir la SARL Adami à hauteur de 37 % de cette même somme.

En ce qui concerne l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Mont-sur-Meurthe, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans le cadre de la présente, la somme que la SARL Adami construction et M. E B architecte, demandent au titre des frais qu'ils ont exposés et non compris dans les dépens.

16. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre solidairement à la charge de M. E B architecte et la SARL Adami construction la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Mont-sur-Meurthe et non compris dans les dépens. La SARL Adami construction garantira M. E B architecte à hauteur de 63 % de cette somme de 1 500 euros et M. E B garantira la SARL Adami construction à hauteur de 37 % de cette même somme.

D E C I D E :

Article 1er : M. E B architecte et la SARL Adami construction sont condamnés solidairement à verser à la commune de Mont-sur-Meurthe la somme de 19 830 euros TTC, assortie des intérêts à taux légal à compter du 14 janvier 2021 en réparation des désordres affectant le bâtiment modulaire à usage d'un accueil périscolaire et d'une restauration scolaire à Mont-sur-Meurthe. Les intérêts échus à la date du 14 janvier 2022 puis à chaque échéance annuelle à compter de ces dates seront capitalisés pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 2 : La SARL Adami construction est condamnée à garantir M. E B architecte à hauteur de 63 % de la somme de 19 830 euros et M. E B architecte garantira la SARL Adami construction à hauteur de 37 % de cette même somme.

Article 3 : La SARL Adami construction et M. E B architecte sont condamnés à verser solidairement la somme 6 561,16 euros à la commune de Mont-sur-Meurthe au titre des frais et honoraires d'expertise tels que taxés et liquidés par la présidente du tribunal administratif de Nancy par une ordonnance du 27 juillet 2020.

Article 4 : La SARL Adami construction est condamnée à garantir M. E B architecte à hauteur de 63 % de la somme de 6 561,16 euros.

Article 5 : M. E B architecte est condamné à garantir la SARL Adami construction à hauteur de 37 % de la somme de 6 561,16 euros.

Article 6 : La SARL Adami construction et M. E B architecte sont condamnés à verser solidairement à la commune de Mont-sur-Meurthe une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 7 : La SARL Adami construction est condamnée à garantir M. E B architecte à hauteur de 63 % de la somme de 1 500 euros.

Article 8 : M. E B architecte est condamné à garantir la SARL Adami construction à hauteur de 37 % de la somme de 1 500 euros.

Article 9 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 10 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Mont-sur-Meurthe, à la SARL Adami construction et à M. E B, architecte.

Copie en sera adressée, pour information, à M. C, expert.

Délibéré après l'audience du 1er juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Di Candia, président,

Mme Cabecas, première conseillère,

Mme Fabas, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juin 2023.

La rapporteure,

L. Fabas

Le président,

O. Di Candia

Le greffier,

P. Lepage

La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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