LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2101561

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2101561

jeudi 2 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2101561
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 2
Avocat requérantMERTZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 27 mai 2021, 7 janvier 2022, 29 juin 2023 et 29 août 2023, M. D A, représenté par Me Mertz, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal et avant dire droit, d'ordonner une expertise afin de déterminer les causes et origines de ses préjudices et d'évaluer l'étendue de ses préjudices ;

2°) à titre subsidiaire, de condamner le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel à lui verser une somme d'un montant de 10 000 euros en réparation de ses préjudices, assortie des intérêts au taux légal à compter de la présentation de son recours indemnitaire préalable ;

3°) En tout état de cause, de condamner le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel à réparer les préjudices qu'il a subis tels que chiffrés par le rapport d'expertise qui sera rendu, sous forme de capital ou de rente indexée conformément aux dispositions de l'article L. 1142-14 du code de la santé publique, assorti des intérêts moratoires à compter de la présentation de son recours indemnitaire préalable ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.

Il soutient que :

- l'expert a émis une affirmation juridique et a ainsi préjugé de la responsabilité du centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel, il s'est fondé sur des pièces médicales incomplètes, n'a pas envisagé la totalité des préjudices et qu'ainsi un nouvel expert doit être désigné ;

- le défaut de surveillance alors qu'il était hospitalisé pour une tentative de suicide est constitutif d'une faute qui engage la responsabilité du centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel ;

- le traitement qui lui a été administré était inadapté et a entraîné des conséquences physiques et mentales négatives ;

- ces manquements sont à l'origine de préjudices qui peuvent être évalués à la somme de 10 000 euros.

Par des mémoires en défense enregistrés le 8 novembre 2021 et le 31 août 2023, le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel, représenté par Me Tamburini-Bonnefoy, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, au rejet de la demande de nouvelle expertise, à la réduction des prétentions indemnitaires de M. A et à ce que soit mise à sa charge une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- à titre principal, la requête est irrecevable car tardive ;

- à titre subsidiaire, sa responsabilité doit être limitée à la seule prescription d'un traitement inadapté.

La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Marne qui n'a pas produit d'observations.

Par un courrier du 24 août 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires non chiffrées.

Des observations présentées en réponse à ce moyen d'ordre public ont été enregistrées le 29 août 2023 pour M. A et ont été communiquées.

Par une ordonnance du 6 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 octobre 2023.

Vu :

- l'ordonnance n° 1902590 du 18 juin 2020 par laquelle le juge des référés a ordonné que soit réalisée une expertise médicale et a confié celle-ci au Dr B ;

- l'ordonnance n° 2100027 du 14 avril 2021 par laquelle le juge des référés a rejeté la demande tendant à la désignation d'un nouvel expert ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Wolff, rapporteure,

- et les conclusions de Mme Marini, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le 31 juillet 2018, M. A a été admis au service de psychiatrie générale du centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel dans le cadre d'une hospitalisation libre pour des idéations suicidaires. Le même jour, il a chuté avec fracture des deux coudes et de la face et son hospitalisation s'est poursuivie sous le régime de l'hospitalisation à la demande d'un tiers. Il a quitté le service de psychiatrie le 26 septembre 2018 avec un programme de soins ambulatoires. Par un courrier du 24 avril 2019, M. A a présenté une demande d'indemnisation préalable qui a été rejetée par une décision du 19 juillet 2019. Par une ordonnance en date du 18 juin 2020, le juge des référés du tribunal administratif de Nancy a ordonné une expertise. Le docteur B, psychiatre, a été désigné et a déposé son rapport le 8 septembre 2020. M. A a saisi le juge des référés d'une nouvelle demande d'expertise et par une ordonnance en date du 14 avril 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Nancy a rejeté cette demande. Le requérant demande au tribunal d'ordonner une nouvelle expertise et de condamner le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel à l'indemniser de ses préjudices à raison des fautes qu'il a commises dans sa prise en charge.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. La saisine du juge des référés devant le tribunal administratif d'une demande d'expertise médicale aux fins de rechercher les causes de dommages imputés au service public hospitalier interrompt le délai de recours contentieux contre la décision de l'établissement hospitalier rejetant expressément la demande d'indemnité. Ce délai commence à courir à nouveau à compter de la notification au requérant du rapport de l'expert ou de l'ordonnance du juge des référés rejetant la demande d'expertise.

3. Il résulte de l'instruction que, par courrier en date du 24 avril 2019, M. A a saisi le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel d'une demande d'indemnisation fondée sur les fautes commises par lui pendant sa prise en charge à compter du 31 juillet 2018. Par un courrier en date du 13 juillet 2019, cette demande a été expressément rejetée par le centre hospitalier. M. A a saisi le tribunal administratif, le 6 septembre 2019, d'une demande en référé tendant à la désignation d'un expert qui a interrompu le délai de recours contentieux. Le délai de recours a toutefois de nouveau commencé à courir à compter de la notification du rapport d'expertise dont M. A a eu connaissance au plus tard le 8 janvier 2021, date à laquelle il a introduit une nouvelle demande en référé instruction devant le tribunal. Cette demande, qui avait pour seul objet de contester la manière dont l'expert a rempli sa mission ou les conclusions de son rapport et relevait ainsi du tribunal administratif saisi du fond du litige, était insusceptible d'interrompre de nouveau le délai de recours contentieux. Or, la requête de M. A tendant à la condamnation du centre hospitalier Verdun de Saint-Mihiel à l'indemniser des préjudices résultant de sa prise en charge, n'a été enregistrée au greffe du tribunal administratif que le 27 mai 2021, soit après l'expiration du délai de deux mois courant à compter de la notification du rapport d'expertise. Ainsi, la demande contentieuse de M. A est tardive et, par suite, irrecevable.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.

Sur les frais d'expertise :

5. Il y a lieu de laisser les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 1 000 euros par l'ordonnance n°1902590 du vice-président du tribunal administratif de Nancy en date du 22 septembre 2020, à la charge de M. A.

Sur les frais de l'instance :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A une somme que le centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 1 000 euros par ordonnance n°1902590 du vice-président du tribunal en date du 22 septembre 2020, sont définitivement mis à la charge de M. A.

Article 3 : Les conclusions du centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Me Mertz et au centre hospitalier de Verdun Saint-Mihiel.

Délibéré après l'audience du 4 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Marti, président,

M. Durand, premier conseiller,

Mme Wolff, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2024.

La rapporteure

É. Wolff

Le président,

D. Marti

La greffière,

M. C

La République mande et ordonne à la ministre du travail, ministre de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2101561

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions