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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2101776

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2101776

vendredi 30 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2101776
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge unique (Chambre 3)
Avocat requérantROCHEFORT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 15 juin 2021, enregistrée le 18 juin 2021 au greffe du tribunal, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal la requête présentée par M. C B.

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal de Versailles le 9 juin 2021, et des mémoires enregistrés le 19 juin, le 29 août, le 2 septembre et le 14 septembre 2022, M. B, représenté par Me Rochefort, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 4 septembre 2019 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Meurthe-et-Moselle lui a notifié un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 10 009,53 euros au titre de la période allant du mois d'octobre 2017 au mois d'août 2019 et la décision du 26 décembre 2019 par laquelle le président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a rejeté son recours préalable, ainsi que la décision du 12 mai 2020 par laquelle la caisse d'allocations familiales ne lui a accordé qu'une remise partielle de dette ;

2°) de le décharger de l'obligation de payer la somme soit de 1 839,55 euros, soit de 1 989,55 euros, soit de 7 958,19 euros soit de 10 000,59 euros ;

3°) d'enjoindre au département de Meurthe-et-Moselle et à la caisse d'allocations familiales de Meurthe-et-Moselle de restituer les sommes prélevées et de réétudier ses droits au revenu de solidarité active dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de Meurthe-et-Moselle la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- les décisions en litige sont insuffisamment motivées et ne permettent pas de comprendre les bases de calcul ;

- la décision du 26 décembre 2019 a été signée par une autorité incompétente ;

- la décision de récupération d'indu est fondée sur un rapport de contrôle comportant des erreurs et des inexactitudes ;

- certaines sommes réclamées sont prescrites ;

- l'indu qui lui est réclamé n'est pas fondé dès lors qu'il n'a perçu aucun revenu et que sa compagne aurait dû être attributaire du revenu de solidarité active ;

- l'administration aurait dû prendre en compte le caractère exceptionnel de sa situation et déroger à l'application des dispositions de l'article L. 262-7 du code de l'action sociale et des familles ;

- sa situation financière ne lui permet pas de rembourser les sommes qui lui sont réclamées.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 19 avril, 9 août et 9 septembre 2022, le département de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la décision du 26 décembre 2019 rejetant le recours préalable obligatoire s'est substituée à la décision de notification de l'indu du 4 septembre 2019 et que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er février 2021.

Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision à intervenir était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision de notification d'indu du 4 septembre 2019.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Kohler, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate statuant seule a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA). Après un contrôle de sa situation ayant conduit à la prise en compte de ressources non déclarées, la caisse d'allocations familiales (CAF) de Meurthe-et-Moselle lui a notifié un indu d'un montant total de 10 009,53 euros de RSA au titre de la période allant du mois d'octobre 2017 au mois d'août 2019 par une décision du 4 septembre 2019. M. B a, à la fois, formé un recours administratif préalable auprès du président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, qui a donné lieu à une décision de rejet du 26 décembre 2019 et demandé à la CAF de lui accorder la remise de sa dette. Par une décision du 12 mai 2020, la CAF lui a accordé une remise partielle d'un montant de 5 968,64 euros. M. B demande l'annulation de ces trois décisions.

Sur la décision du 4 septembre 2019 :

2. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ". L'institution par ces dispositions d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours administratif se substitue en principe à la décision initiale, et qu'elle est seule susceptible d'être déférée au juge.

3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 4 septembre 2019 par laquelle la CAF de Meurthe-et-Moselle a notifié à M. B un indu de RSA, à laquelle s'est nécessairement substituée la décision du 26 décembre 2019 du président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle rejetant le recours préalable obligatoire de M. B sont irrecevables.

Sur la décision du 26 décembre 2019 :

4. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. () ".

5. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

6. En premier lieu, la décision du 26 décembre 2019 rejetant le recours préalable obligatoire exercé par M. B est signée par Mme A E, responsable du service accès aux droits et relations à l'usager, à laquelle le président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a donné délégation pour signer les décisions relatives aux recours administratifs préalables obligatoires par un arrêté du 13 décembre 2019 affiché et certifié exécutoire le même jour. Cette délégation n'est ni imprécise ni générale et permettait donc à Mme E de signer la décision prise sur le recours préalable obligatoire exercé par M. B.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

8. La décision par laquelle le président du conseil départemental rejette le recours préalable exercé en application des dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles contre une décision notifiant un indu de RSA doit être motivée en application des dispositions précitées de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il en résulte qu'une telle décision doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. A ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.

9. En l'espèce, la décision du 26 décembre 2019 mentionne la nature de la prestation indument versée, le montant initialement réclamé et la période au titre de laquelle le reversement est demandé ainsi que les motifs de cet indu. Elle indique également le montant restant dû après prélèvements sur les prestations échues. Cette décision est ainsi suffisamment motivée.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées. () ".

11. Si M. B semble invoquer le bénéfice de ces dispositions, il ne résulte pas de l'instruction qu'à la date de réclamation de l'indu en litige par une décision du 4 septembre 2019, l'action en recouvrement de cet indu, qui porte sur la période allant du mois d'octobre 2017 au mois d'août 2019 était prescrite.

12. En quatrième lieu, si M. B semble remettre en cause l'impartialité et la qualité du travail réalisé par le contrôleur assermenté ayant réalisé le contrôle de sa situation, les éléments qu'il produit ne permettent pas de remettre en cause l'exactitude matérielle des éléments figurant sur le rapport de contrôle.

13. En cinquième lieu, l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles prévoit que : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. / Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. () ". Aux termes de l'article L. 262-3 du même code : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat () ". L'article R. 262-6 du même code prévoit que : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer () ". Aux termes de l'article R. 262-11 du même code : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : () 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation ".

14. Il résulte des dispositions législatives et réglementaires citées ci-dessus, d'une part, que l'ensemble des ressources, de toute nature, doivent être déclarées et sont prises en compte dans le calcul du RSA et, d'autre part, que les aides apportées par des proches ne sauraient être assimilées ni à des " aides et secours financiers dont le montant et la périodicité n'ont pas de caractère régulier ", ni à des " aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation " mentionnés au 14° de l'article R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles, lequel vise, en application du 4° de l'article L. 262-3 du même code, des prestations et aides sociales à finalité sociale particulière.

15. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que les aides versées par ses proches et ceux de sa compagne ne devaient pas être prises en compte pour le calcul de ses ressources. S'il invoque à ce titre un défaut d'information des services de la CAF, cette circonstance est sans incidence sur le bien-fondé de l'indu en litige. Par ailleurs, s'agissant des ressources perçues à l'occasion de vacations ponctuelles, il résulte des dispositions précitées qu'elles devaient également être prises en compte dans le calcul de ses ressources et de ses droits à RSA.

16. En sixième lieu, si l'article L. 262-8 du code de l'action sociale et des familles permet de prendre en compte la situation exceptionnelle au regard de l'insertion sociale et professionnelle du demandeur pour déroger à la condition fixée à l'article L. 262-4 tenant à ce que le demandeur ne soit pas élève ou étudiant, il ne permet plus, dans sa rédaction applicable au litige, de tenir compte de cette situation pour déroger à l'article L. 262-7 qui prévoyait alors les conditions devant être respectées par un travailleur non salarié pour pouvoir bénéficier du RSA. Le moyen tiré de ce que le président du conseil départemental aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de tenir compte de la situation exceptionnelle de M. B pour déroger à l'application des dispositions de l'article L. 262-7, doit, en conséquence, être écarté.

17. En septième lieu, il résulte de l'instruction et notamment des éléments figurant dans le mémoire en défense enregistré le 9 août 2022, que la caisse d'allocations familiales de Meurthe-et-Moselle a, après le contrôle réalisé en juillet 2019, pris en compte la compagne de M. B dans le calcul du montant du RSA devant être versé au couple et a ainsi fait passer le montant forfaitaire auquel il pouvait prétendre au cours de la période concernée de 550,93 euros à 826,40 euros. Le département indique également que le montant du rattrapage de RSA ainsi calculé a été immédiatement retenu pour rembourser une partie de la dette. S'il mentionne ainsi, dans ce mémoire du 9 août 2022, une " diminution de l'indu initial de 2 264,04 euros pour régulariser la situation ", la pièce justificative produite à l'appui de ce mémoire mentionne, elle, une retenue d'un montant de 2 773,17 euros. Le montant restant dû, après ce rattrapage de RSA, devrait donc être de 7 236,36 euros (soit 10 009,53 - 2 773,17). Or, la décision de rejet du recours préalable qui intègre deux retenues d'un montant de 48 euros chacune, mentionne un restant dû de 7 862,19 euros, ce qui correspond au montant figurant dans la décision de remise partielle, qui ne tient pas compte de ces deux retenues, et fait état d'un montant de 7 958,19 euros. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir que la décision du 26 décembre 2019 rejetant son recours préalable prend incorrectement en compte la situation de sa compagne dans le calcul de ses droits à RSA et à demander l'annulation de cette décision en tant qu'elle mentionne un montant d'indu supérieur à 7 236,36 euros.

Sur la décision du 12 mai 2020 :

18. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ".

19. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision.

20. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B ne peut utilement invoquer l'insuffisante motivation de la décision du 12 mai 2020 par laquelle la CAF de Meurthe-et-Moselle ne lui a accordé qu'une remise partielle de dette.

21. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 17, que le montant restant dû après rectification du montant de l'indu, après prise en compte des retenues de 48 euros chacune déjà effectuées et après remise partielle de 5 968,64 euros est de 1 171,72 euros. M. B se prévaut de sa situation financière et indique que la commission de surendettement a annulé toutes les dettes du couple. Il ne résulte toutefois pas des éléments produits, qui évoquent des ressources d'environ 1 300 euros pour des charges de 1 055,58 euros, sans plus de justificatifs, que le requérant serait dans une situation de précarité financière telle qu'elle justifierait que lui soit accordée une remise supplémentaire de sa dette. Ainsi, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'indu dont le remboursement lui est demandé excède ses capacités contributives, alors qu'il lui est par ailleurs toujours possible, s'il le juge utile, de solliciter la mise en place d'un échéancier adapté à sa situation financière.

Sur les conclusions à fin de décharge et d'injonction :

22. Il résulte de tout ce qui précède que l'indu réclamé à M. B est justifié dans son principe et que le requérant est seulement fondé à demander à être déchargé de l'obligation de payer une somme supérieure à 1 171,72 euros. Ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au département de restituer les sommes déjà retenues et de réexaminer sa situation doivent en conséquence être rejetées.

Sur les frais du litige :

23. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B et tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 26 décembre 2019 par laquelle le président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a rejeté le recours préalable de M. B est annulée en tant qu'elle mentionne un montant d'indu supérieur à 7 236,36 euros.

Article 2 : M. B est déchargé de l'obligation de payer une somme supérieure à 1 171,72 euros.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au département de Meurthe-et-Moselle.

Copie en sera adressée, pour information, à la caisse d'allocations familiales de Meurthe-et-Moselle.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2022.

La magistrate désignée,

J. D

Le greffier,

P. Lepage La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No2101776

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