LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2102239

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2102239

mardi 7 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2102239
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 1
Avocat requérantSCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 août 2021 et des mémoires en réplique enregistrés les 20 août 2022 et 14 septembre 2023, M. J A E, Mme K A E et M. H A E, venant aux droits de M. I A E, et Mme D C veuve A E, représentés par Me Pereira, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 31 mai 2021 par lequel le maire de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy a accordé à M. B un permis de construire une maison individuelle sur un terrain sis 20 bis rue Raymond Champmartin à Vandœuvre-lès-Nancy ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy le versement à Mme A E d'une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- M. B, pétitionnaire, ne dispose d'aucun droit à déposer une demande de permis de construire sur le terrain d'assiette du projet ;

- le projet méconnaît l'article UC 3.3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy dès lors que l'accès ne sera plus assuré ;

- le projet méconnaît les préconisations de l'architecte des Bâtiments de France tant en ce qui concerne la pente de la toiture qu'en ce qui concerne les couleurs des portes de garages et des châssis de fenêtres ;

- l'avis de l'architecte des Bâtiments de France est irrégulier en ce qu'il donne son accord bien qu'il ait émis des prescriptions importantes ;

- la décision statuant sur la demande de permis de construire ne peut valoir autorisation de démolir que si le dossier de demande mentionne explicitement que le pétitionnaire entend solliciter cette autorisation ; qu'en l'espèce, le pétitionnaire n'a jamais formulé de demande de permis de démolir pour les garages qui se trouvent en zone protégée ;

- le projet méconnaît l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy en ce qu'il excède l'emprise au sol maximale ;

- le projet méconnaît l'article UC 6.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;

- aucun permis de régularisation ne pourrait être délivré par la commune, il n'y aura donc pas lieu pour le tribunal de faire application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 septembre 2021, la commune de Vandœuvre-lès-Nancy, représentée par la Selas Devarenne Associés Grand Est, conclut :

1°) à titre principal, au rejet de la requête ;

2°) à titre subsidiaire, à ce que le tribunal ne prononce qu'une annulation partielle et sursoie à statuer en application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ;

3°) en tout état de cause, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge solidaire des consorts A E au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête des consorts A E est entachée de plusieurs irrecevabilités ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par un courrier du 4 septembre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des moyens nouveaux (irrégularité de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France et absence de demande de permis de démolir) soulevés par les consorts A E dans leur mémoire en réplique enregistré le 20 août 2022, soit plus de deux mois après la communication du premier mémoire en défense (article R. 600-5 du code de l'urbanisme).

Des observations en réponse à cette information ont été enregistrées pour Mme A E et autres le 4 septembre 2023 et pour la commune de Vandœuvre-lès-Nancy le 14 septembre 2023, et ont été communiquées.

La requête a été communiquée à M. B qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Coudert,

- les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public,

- les observations de Me Pereira, représentant Mme A E et autres,

- et les observations de Me Jacquemin, substituant Me Devarenne, représentant la commune de Vandœuvre-lès-Nancy.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a déposé en mairie de Vandœuvre-lès-Nancy, le 22 mars 2021, une demande de permis de construire en vue de la démolition d'une annexe constituée de deux garages et de la construction d'une maison d'habitation. Par arrêté du 31 mai 2021, le maire de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy lui a délivré le permis de construire valant permis de démolir sollicité. Par la requête susvisée, Mme A E et les consorts A E venant aux droits de M. A E demandent l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2021.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; () ".

3. Il résulte de ces dispositions que les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 cité ci-dessus. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Ainsi, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande.

4. Il ressort des pièces du dossier que M. B a, aux termes de sa demande de permis de construire du 22 mars 2021, attesté avoir qualité pour demander cette autorisation de construire. Ainsi, les consorts A E ne sont pas fondés à soutenir que le pétitionnaire ne justifiait d'aucune qualité pour déposer la demande de permis de construire contestée. Au surplus, la commune justifie en défense que Mme G avait, le 30 janvier 2021, autorisé M. B à déposer une demande de permis de construire portant sur la parcelle d'assiette du projet dont est propriétaire l'indivision G. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme doit, par suite, être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes du point 3.3 relatif aux sentiers de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy : " Les voies et chemins piétons sont à conserver. Leur tracé peut toutefois être modifié si les fonctions de desserte qu'ils remplissent sont préservées ". Si les consorts A E soutiennent que le permis de construire délivré à M. B méconnaît ces dispositions du règlement du plan local d'urbanisme, il ne ressort pas des pièces du dossier, et n'est du reste pas même allégué, que le projet litigieux induirait une modification du tracé d'un sentier telle qu'il ne remplirait plus sa fonction de desserte. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.

6. En troisième lieu, si les consorts A E soutiennent que le projet autorisé ne respecterait pas les prescriptions fixées par l'architecte des Bâtiments de France dans son avis du 20 mai 2021, il ressort des pièces du dossier que le permis de construire a été autorisé par le maire de la commune " sous réserve du respect des prescriptions énoncées à l'article 2 " de l'arrêté, au nombre desquelles figurent les prescriptions émises par l'unité départementale de l'architecture et du patrimoine. Ainsi la circonstance que le projet initial soumis à autorisation ne respecterait pas les prescriptions de l'architecte des Bâtiments de France est sans incidence sur la légalité de l'arrêté du 31 mai 2021 contesté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy : " () Dans le secteur UCa exclusivement : l'emprise au sol des constructions de toute nature ne doit pas excéder 30 % de l'unité foncière ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 420-1 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable en l'espèce : " L'emprise au sol () est la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus ". En l'absence de prescriptions particulières dans le document d'urbanisme précisant la portée de cette notion, l'emprise au sol s'entend, en principe, comme la projection verticale du volume de la construction, tous débords inclus. Il en résulte qu'une terrasse ne dépassant pas le niveau du sol ne créé pas d'emprise au sol.

8. Il est constant que le terrain d'assiette du projet litigieux, situé en zone UCa, présente une superficie de 298 m². Dès lors, en application des dispositions précitées de l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme, la construction projetée doit présenter une emprise au sol n'excédant pas 89,4 m². Il ressort suffisamment des pièces du dossier que la construction représentera un volume rectangulaire de 7,40 m sur 11,50 m, soit une emprise au sol de 85,10 m². Contrairement à ce que soutiennent les requérants, il n'y a pas lieu d'ajouter la surface de la terrasse, cette dernière ne dépassant pas du niveau du sol. Ainsi, même en prenant en compte l'emprise au sol de la cuve de récupération des eaux pluviales, dont il n'est pas sérieusement contesté qu'elle est de 3,40 m2, l'emprise au sol totale du projet demeure inférieure à l'emprise maximale définie par l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

9. En cinquième lieu, si les consorts A E soutiennent que " l'implantation envisagée ne respecte pas les dispositions " du point 6.1 de l'article UC 6 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy relatif à l'implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques, ils n'assortissent pas leur moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ce moyen ne peut, par suite, qu'être écarté.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. () ".

11. En l'espèce, la commune de Vandœuvre-lès-Nancy a produit son premier mémoire en défense le 21 septembre 2021. Ce mémoire a été communiqué au conseil des requérants le 22 septembre 2021, qui en a accusé réception le même jour. Le délai de deux mois au terme duquel intervient la cristallisation des moyens a ainsi commencé à courir le 22 septembre 2021, date de la communication aux parties du premier mémoire produit par l'un des défendeurs. Ainsi, les moyens nouveaux tirés, d'une part, de l'irrégularité de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France et, d'autre part, de ce que le pétitionnaire n'a pas formulé de demande de permis de démolir pour les garages situés en secteur protégé, soulevés par mémoire enregistré le 20 août 2022, l'ont été postérieurement à la cristallisation automatique des moyens. Par suite, ces moyens doivent, ainsi que les parties en ont été informées et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que les requérants n'auraient pas été en mesure de les soulever avant l'expiration du délai de deux mois, être écartés comme irrecevables.

12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que Mme A E et autres ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2021 du maire de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy.

Sur les frais de l'instance :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme A E et autres demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge solidaire de Mme A E et autres, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Vandœuvre-lès-Nancy et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête des consorts A E est rejetée.

Article 2 : Les consorts A E verseront solidairement à la commune de Vandœuvre-lès-Nancy une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions présentées par la commune de Vandœuvre-lès-Nancy au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. J A E, à Mme K A E, à M. H A E, à Mme D C veuve A E, à la commune de Vandœuvre-lès-Nancy et à M. F B.

Délibéré après l'audience publique du 10 octobre 2023 à laquelle siégeaient :

M. Coudert, président,

Mme Milin-Rance, première conseillère,

Mme Grandjean, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2023.

Le président-rapporteur,

B. CoudertL'assesseure la plus ancienne,

F. Milin-Rance

La greffière,

I. Varlet

La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2102239

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions