jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2102344 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | SCP DUBOIS - MARRION- MOUROT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 10 août 2021, 15 novembre 2022 et 25 janvier 2023, M. D B, représenté par la SCP Colomes-Mathieu-Zanchi, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner in solidum le groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est et le centre hospitalier de Bar-le-Duc à lui payer des sommes 10 049 euros et de 13 559 euros au titre de la prime de précarité due au titre des contrats de travail qui se sont succédés de 2019 et 2020, assortie des intérêts légaux à compter du 19 mai 2021 ;
2°) de condamner in solidum le groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est et le centre hospitalier de Bar-le-Duc à lui payer une somme 18 000 euros au titre de la prime d'exercice territorial, assortie des intérêts légaux à compter du 19 mai 2021 ;
3°) de mettre à la charge solidaire du groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est et du centre hospitalier de Bar-le-Duc une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est fondé à demander le paiement de la prime de précarité prévue à l'article L. 1243-8 du code du travail, à raison des différents contrats de travail à durée déterminée qu'il a conclu avec le centre hospitalier entre 2019 et 2020 ;
- le centre hospitalier lui est redevable d'une somme de 10 049 euros et de 13 559 euros ;
- il est fondé à demander le paiement d'une somme de 18 000 euros au titre de la prime d'exercice territorial.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 novembre 2022, centre hospitalier de Bar-le-Duc, représenté par Me Marrion, conclut :
1°) au bien-fondé des conclusions tendant au paiement de la prime de précarité ;
2°) au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions dirigées contre le groupement hospitalier de territoire cœur Grand-Est sont irrecevables dès lors que cette entité n'est pas dotée de la personnalité juridique ;
- le requérant est fondé à demander la condamnation du groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est à lui verser des sommes de 10 049 euros et de 13 559 euros au titre de la prime de précarité des années 2019 et 2020 ;
- le requérant n'est pas fondé à demander le paiement de la prime d'exercice territorial, en l'absence de conclusion d'une convention d'exercice territorial.
La requête a été communiquée au groupement hospitalier de territoire cœur Grand-Est le 21 novembre 2022 qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code du travail ;
- l'arrêté du 14 mars 2017 relatif à la prime d'exercice territorial des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Durand, rapporteur,
- les conclusions de Mme Milin-Rance, rapporteure publique,
- les observations de Me Colomes, représentant M. B,
- et les observations de Me Dubois, représentant le centre hospitalier de Bar-le-Duc.
Considérant ce qui suit :
1. Par différents contrats successifs, M. B a été recruté en qualité de praticien contractuel à plein temps, par le groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est, pour assurer la continuité du service de maternité-gynécologie-obstétrique du centre hospitalier de Bar-le-Duc à compter du 1er janvier 2019. Par avenant du 24 juin 2019, il a été convenu que l'intéressé exerce également, pour partie, ses missions au sein de la maternité du centre hospitalier de Saint-Dizier. Par courrier du 19 mai 2021, l'intéressé a saisi le directeur de l'établissement d'une demande tendant au paiement d'une prime de précarité correspondant à ses contrats de travail ainsi qu'au paiement de la prime d'exercice territorial. Cette demande a été explicitement rejetée le 22 juin 2021.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la prime de précarité :
2. Aux termes de l'article R. 6152-401 du code de la santé publique dans sa rédaction applicable au litige : " Les établissements publics de santé, en application des dispositions du 2° de l'article L. 6152-1 () peuvent recruter des médecins, des pharmaciens et des odontologistes en qualité de praticiens contractuels à temps plein ou de praticiens contractuels à temps partiel () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 6152-418 de ce même code : " Les dispositions du code du travail et celles du code de la sécurité sociale sont applicables aux praticiens contractuels en tant qu'elles sont relatives () à l'indemnité prévue à l'article L. 1243 8 du code du travail (). ". Et l'article L. 1243-8 du code du travail dispose que : " Lorsque, à l'issue d'un contrat de travail à durée déterminée, les relations contractuelles de travail ne se poursuivent pas par un contrat à durée indéterminée, le salarié a droit, à titre de complément de salaire, à une indemnité de fin de contrat destinée à compenser la précarité de sa situation. Cette indemnité est égale à 10% de la rémunération totale brute versée au salarié. Elle s'ajoute à la rémunération totale brute due au salarié. Elle est versée à l'issue du contrat en même temps que le dernier salaire et figure sur le bulletin de salaire correspondant. ".
3. Il est constant que M. B a bénéficié d'une succession de contrats à durée déterminée couvrant la période du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2020. En sa qualité de praticien contractuel relevant des dispositions précitées, dans leur rédaction en vigueur, de l'article R. 6152-401 du code de la santé publique, M. B, dont les relations de travail avec son employeur ne se sont pas poursuivies par un contrat de travail à durée indéterminée, a droit au titre de complément de salaire, à l'indemnité de fin de contrat prévue à l'article L. 1243-8 précité du code du travail, ce qui n'est pas contesté par le groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est en défense.
4. Il résulte de ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander le versement d'une indemnité équivalente à 10% du montant des salaires bruts qu'il a perçus pour l'exécution de chaque contrat non prescrit au titre des années 2019 et 2020. Les éléments du dossier ne permettant pas de calculer le montant dû au requérant à ce titre, le groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est sera condamné à verser à l'intéressé une somme égale à 10% du montant des salaires bruts perçus par M. B pour l'exécution de chacun des contrats non prescrits et couvrant les années 2019 et 2020.
En ce qui concerne la prime d'exercice territorial :
5. D'une part, aux termes de l'article R. 6152-4 du code de la santé publique, dans sa rédaction issue du décret n°2017-326 du 14 mars 2017 : " Le profil de poste établi en application du premier alinéa de l'article R. 6152-6 peut prévoir que les praticiens hospitaliers, nommés dans un établissement, exercent leurs fonctions dans plusieurs établissements mentionnés à l'article R. 6152-1. Leur activité peut également être répartie entre un établissement public de santé et un établissement de santé privé habilité à assurer le service public hospitalier./ Les praticiens hospitaliers peuvent également exercer leur activité dans plusieurs établissements au sein des groupements hospitaliers de territoire mentionnés à l'article L. 6132-1 ou pour favoriser le développement de la mise en réseau d'établissements de santé mentionnés à l'article 2 du titre IV du statut général des fonctionnaires et les actions de coopération mentionnées à l'article L. 6134-1./ Avec l'accord du praticien concerné, après avis motivé du chef de pôle ou, à défaut, du chef de service, du responsable de l'unité fonctionnelle ou d'une autre structure interne, et du président de la commission médicale d'établissement, une convention est passée à cet effet entre les établissements. Elle détermine les modalités de répartition de l'activité des praticiens entre ces établissements ainsi que la fraction des émoluments, indemnités et allocations prévus à l'article R. 6152-23 et des charges annexes qui est supportée par chacun d'entre eux. / Les conditions d'application du présent article sont précisées par arrêté du ministre chargé de la santé. ".
6. Aux termes de l'article 1 de l'arrêté du 14 mars 2017 relatif à la prime d'exercice territorial des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques : " Le présent arrêté précise les conditions de mise en œuvre, de calcul et d'attribution de la prime d'exercice territorial des praticiens, octroyée en application des dispositions du b du 4° de l'article D. 6152-23-1, du b du 4° de l'article D. 6152-220-1, du b du 4° de l'article D. 6152-417, b du 3° de l'article D. 6152-514-1, du b du 2° de l'article D. 6152-539-4, du b 5° de l'article D. 6152-612-1, du b du 3° de l'article D. 6152-633-1 du code de la santé publique, du 2° de l'article 26-6, du 2° de l'article 30 et du b du 2° de l'article 38 du décret n° 84-135 du 24 février 1984 portant statut des personnels enseignants et hospitaliers des centres hospitaliers et universitaires ". Aux termes de l'article 2 du même décret : " Dans les conditions prévues par les articles R. 6152-4, R. 6152-201, R. 6152-404, R. 6152-501, R. 6152-604 du code de la santé publique, par le décret n° 84-135 susvisé, () les praticiens contractuels, () peuvent exercer leur activité sur plusieurs sites ou établissements. / L'organisation d'activités partagées de praticiens entre plusieurs établissements est proposée par les chefs de pôle après avis des chefs des services ou, à défaut, des unités fonctionnelles ou de toute autre structure interne, en cohérence avec les projets médicaux des établissements concernés, avec le projet médical partagé du groupement hospitalier de territoire lorsqu'elle est établie au titre de l'article L. 6132-1 et le schéma régional de l'organisation des soins. / Avec l'accord du praticien, une convention est établie par le directeur de l'établissement où le praticien est nommé ou recruté. La convention prévoit les conditions dans lesquelles l'activité du praticien entre les établissements est organisée. / Cette convention est signée par les directeurs des établissements et par le praticien à qui une copie est transmise. () ". Aux termes de l'article 3 de ce même arrêté : " Les conventions mentionnées à l'article 2 déterminent notamment : / - la nature et les objectifs de l'activité concernée ; / - le nombre de demi-journées dévolues à l'activité, sa fréquence ainsi que son intégration dans la maquette d'organisation des activités médicales du service d'accueil ; / - le nombre de sites d'exercice et les distances entre ces derniers ; / - les conditions et délais minimum de résiliation ; / - les dispositions relatives à la compensation entre les établissements du temps de travail médical consacré à l'activité partagée ; / - les modalités de prise en charge des frais de déplacement. () ". Aux termes de l'article 4 dudit arrêté, inclus dans une section relative à la prime d'exercice territorial : " La prime est versée mensuellement au praticien par l'établissement où il est nommé ou recruté, conformément à la convention établie en application de l'article 3 du présent arrêté. ".
7. D'autre part, aux termes de l'article L. 6133-1 du code de la santé publique : " Le groupement de coopération sanitaire de moyens a pour objet de faciliter, de développer ou d'améliorer l'activité de ses membres. / Un groupement de coopération sanitaire de moyens peut être constitué pour : () 3° Permettre les interventions communes de professionnels médicaux et non médicaux exerçant dans les établissements ou centres de santé membres du groupement ainsi que des professionnels libéraux membres du groupement ; () ".
8. Pour refuser de verser à M. B, la prime d'exercice territorial, le directeur du groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est s'est fondé sur la circonstance qu'aucune convention d'exercice territorial n'avait été signée entre l'intéressé et les directeurs des centres hospitaliers de Bar-le-Duc et de Saint-Dizier.
9. Il résulte toutefois de l'instruction que, le 24 juin 2019 M. B a conclu avec l'administrateur du groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est un avenant à son contrat de travail prévoyant que l'intéressé serait rattaché à titre principal au centre hospitalier de Bar-le-Duc et à titre accessoire au centre hospitalier de Saint-Dizier à compter du 1er juillet 2019. Par convention du 12 décembre 2019, conclue entre les deux mêmes parties, il a été convenu que M. B assurerait ses fonctions à concurrence de 80% de son temps de travail au sein du centre hospitalier de Bar-le-Duc et pour le reste de son temps au sein du centre hospitalier de Saint-Dizier. Si lesdites conventions ne sont pas signées par les directeurs des établissements des centres hospitaliers de Bar-le-Duc et de Saint-Dizier, il est toutefois constant que le groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est est un groupement de coopération sanitaire de moyens dont l'objet est, notamment, de permettre les interventions communes de professionnels médicaux au sein des établissements de Bar-le-Duc et de Saint-Dizier. L'avenant du 24 juin 2019 et la convention du 12 décembre 2019 déterminent notamment la nature et les objectifs de l'activité confiée à M. B, le quantum du temps de travail consacré aux deux établissements ainsi que le nombre de sites d'exercice et peuvent donc s'analyser comme des conventions d'exercice territorial au sens des dispositions de l'article 2 de l'arrêté susvisé. Par suite, M. B est fondé à solliciter le versement de la prime d'exercice territorial.
10. Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 14 mars 2017 : " Le montant de la prime est fonction du nombre moyen hebdomadaire de demi-journées passées en dehors du site principal d'exercice du praticien ainsi que du nombre de sites d'exercice différents le cas échéant : / - 1 demi-journée : 250 € brut ; / - de plus de 1 demi-journée à 3 demi-journées inclus : 450 € brut ; / - de plus de 3 demi-journées à 4 demi-journées inclus : 700 € brut ; / - 4 demi-journées sur au moins 2 sites différents du site principal d'exercice : 1 000 € brut / - plus de 4 demi-journées : 1 000 € brut. / Cette moyenne est calculée mensuellement. / Pour être éligible à la prime, l'activité partagée du praticien est réalisée sur un site distant de 20 km au moins de son site principal d'exercice. La distance à prendre en considération est la distance la plus courte par voie routière entre les deux sites d'exercice ".
11. Il résulte de l'instruction que, M. B a exercé plus de quatre demi-journées hebdomadaires d'astreintes et de gardes au sein du centre hospitalier de Saint-Dizier à compter d'août 2019 et jusqu'en décembre 2020, site distant de plus de 20 kilomètres du centre hospitalier de Bar-le-Duc. Il est par suite fondé à solliciter le versement d'une prime de 17 000 euros bruts au titre de la prime d'exercice territorial.
Sur l'engagement solidaire du centre hospitalier de Bar-le-Duc :
12. Il résulte de l'instruction qu'au titre de la période litigieuse, M. B était engagé par le seul groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est et n'avait conclu aucune convention avec le centre hospitalier de Bar-le-Duc. Par suite, les conclusions tendant à l'engagement solidaire de ce dernier établissement doivent, en tout état de cause, être rejetées.
Sur les intérêts :
13. En application de l'article 1153 du code civil, les sommes que le groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est est condamné à verser à M. B doivent être assorties des intérêts au taux légal à compter du 19 mai 2021, date de la demande préalable.
Sur les frais de l'instance :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est, une somme de 750 euros à verser à M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est est condamné à payer à M. B une somme égale à 10% du montant des salaires bruts perçus par M. B pour l'exécution de chacun des contrats non prescrits et couvrant les années 2019 et 2020. Ladite somme sera augmentée des intérêts au taux légal à compter du 19 mai 2021.
Article 2 : Le groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est est condamné à payer à M. B la somme de 17 000 euros brut au titre de la prime d'exercice territorial. Ladite somme sera augmentée des intérêts au taux légal à compter du 19 mai 2021
Article 3 : Le groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est versera la somme de 750 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, au groupement de coopération sanitaire cœur Grand-Est et au centre hospitalier de Bar-le-Duc.
Délibéré après l'audience du 23 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Marti, président,
M. Durand, premier conseiller,
Mme Marini, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.
Le rapporteur,
F. Durand
Le président,
D. MartiLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2102344
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026