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AccueilJurisprudence administrativeN° TA54-2102469

Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2102469

mardi 6 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2102469
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 1
Avocat requérantCODAZZI

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 14 mai 2021 sous le n° 2101415, l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont, représentée par Me Coissard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 18 mars 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Ville-Houdlémont a approuvé la vente à Mme C épouse B de la salle des fêtes et de la remise mitoyenne au logement situé 38, rue Haute à Ville-Houdlémont pour une somme de 10 000 euros ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Ville-Houdlémont une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- des informations erronées ont été données aux conseillers municipaux préalablement au vote de la délibération attaquée dans le but de les induire en erreur, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ;

- aucune décision de déclassement du domaine public de la salle municipale n'est intervenue préalablement au vote de la décision litigieuse ;

- la délibération attaquée est entachée d'une erreur de fait et d'inexactitude matérielle :

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle est entachée de détournement de pouvoir.

Par un mémoire en défense enregistré 4 août 2021, la commune de Ville-Houdlémont, représentée par Me Codazzi, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de l'association requérante d'une somme de 4 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'association requérante ne démontre pas en quoi la délibération querellée lui fait grief ;

- la délibération attaquée a été retirée par une délibération du 24 juin 2021 de sorte que la procédure initiée par l'association requérante a perdu son objet ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à Mme E C épouse B qui n'a pas produit d'observations.

II. Par une requête et un mémoire enregistrés les 28 juin et 19 novembre 2021 sous le n° 2101877, Mme D A demande au tribunal d'annuler les délibérations approuvées par le conseil municipal de la commune de Ville-Houdlémont au cours de la séance du 24 juin 2021.

Elle soutient que son droit à l'information et son droit à l'enregistrement des séances du conseil municipal, tels que garantis par les dispositions du 1er alinéa de l'article L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales, ont été méconnus dès lors qu'elle a été contrainte de cesser de filmer les débats de la séance du conseil municipal du 24 juin 2021 et de quitter la salle alors qu'elle ne perturbait en rien le bon déroulement du conseil.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 octobre 2021, la commune de Ville-Houdlémont, représentée par Me Codazzi, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de Mme A des dépens de l'instance et d'une somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à Mme E C épouse B qui n'a pas produit d'observations.

III. Par une requête enregistrée le 23 août 2021 sous le n° 2102469, l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont, représentée par Me Coissard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 24 juin 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Ville-Houdlémont a approuvé la vente à Mme C épouse B de la salle des fêtes et de la remise mitoyenne au logement situé 38, rue Haute à Ville-Houdlémont dans les mêmes conditions que la délibération du 18 mars 2021 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Ville-Houdlémont une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- des informations erronées ont été données aux conseillers municipaux préalablement au vote de la délibération attaquée dans le but de les induire en erreur, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ;

- la délibération attaquée est entachée d'une erreur de fait et d'inexactitude matérielle ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle est entachée de détournement de pouvoir.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 juin 2022, la commune de Ville-Houdlémont, représentée par Me Codazzi, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de l'association requérante d'une somme de 4 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'association requérante ne démontre pas en quoi la délibération querellée lui fait grief ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à Mme E C épouse B qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gottlieb, rapporteur,

- les conclusions de Mme Guidi, rapporteure publique,

- les observations de Me Coissard, représentant l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont,

- les observations de Me Codazzi, représentant la commune de Ville-Houdlémont,

- et les observations de Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 18 mars 2021, le conseil municipal de la commune de Ville-Houdlémont a approuvé la vente à Mme C épouse B de la salle des fêtes et de la remise mitoyenne au logement situé 38, rue Haute à Ville-Houdlémont pour une somme de 10 000 euros. Par une requête enregistrée sous le n° 2101415, l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont demande au tribunal d'annuler cette délibération. Par une délibération du 24 juin 2021, le conseil municipal de cette commune a approuvé le retrait de la délibération du 18 mars 2021 contestée par l'association requérante. Par quatre délibérations du même jour, le conseil municipal a constaté la désaffectation de cette salle communale et décidé son déclassement, a autorisé sa vente à Mme B dans les mêmes conditions que celles approuvées par la délibération du 18 mars 2021, a constaté la désaffectation de l'immeuble situé 11 rue des écoles à Ville-Houdlémont et décidé son déclassement, et enfin a désigné la 1ère adjointe en vue de prendre les décisions relatives aux autorisations d'urbanisme dont le maire serait le demandeur. Par la requête enregistrée sous le n° 2101877, Mme A demande au tribunal d'annuler l'ensemble des délibérations approuvées au cours de la séance du conseil municipal du 24 juin 2021. Enfin, par une requête enregistrée sous le n° 2102469, l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont demande au tribunal d'annuler la délibération du 24 juin 2021 par laquelle le conseil municipal a approuvé la vente à Mme B de la salle des fêtes et de la remise mitoyenne dans les mêmes conditions que la délibération du 18 mars 2021.

2. Les requêtes susvisées de l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont et de Mme A présentent à juger des questions connexes. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense par la commune de Ville-Houdlémont :

3. Il ressort des pièces du dossier et en particulier des statuts de l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont qu'elle a pour but de " () faciliter l'entretien, la rénovation et l'utilisation du patrimoine communal en accord avec l'équipe municipale ". Dans ces conditions, elle justifie d'un intérêt suffisant pour demander l'annulation des délibérations par lesquelles le conseil municipal de la commune de Ville-Houdlémont a autorisé la cession de la salle des fêtes communale et de la remise mitoyenne à une personne privée. Par suite, les fins de non-recevoir opposées en défense par la commune de Ville-Houdlémont dans les instances nos 2101415 et 2102469 doivent être écartées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Le juge de l'excès de pouvoir ne peut, en principe, déduire d'une décision juridictionnelle rendue par lui-même ou par une autre juridiction qu'il n'y a plus lieu de statuer sur des conclusions à fin d'annulation dont il est saisi, tant que cette décision n'est pas devenue irrévocable. Il en va toutefois différemment lorsque, faisant usage de la faculté dont il dispose dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, il joint les requêtes pour statuer par une même décision, en tirant les conséquences nécessaires de ses propres énonciations. Dans cette hypothèse, toutes les parties concernées seront, en cas d'exercice d'une voie de recours, mises en cause et celle à laquelle un non-lieu a été opposé, mise à même de former, si elle le souhaite, un recours incident contre cette partie du dispositif du jugement.

5. A ce titre, lorsque le juge est parallèlement saisi de conclusions tendant, d'une part, à l'annulation d'une décision et, d'autre part, à celle de son retrait et qu'il statue par une même décision, il lui appartient de se prononcer sur les conclusions dirigées contre le retrait puis, sauf si, par l'effet de l'annulation qu'il prononce, la décision retirée est rétablie dans l'ordonnancement juridique, de constater qu'il n'y a plus lieu pour lui de statuer sur les conclusions dirigées contre cette dernière.

En ce qui concerne les délibérations du 24 juin 2021 :

6. Aux termes de l'article L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales : " Les séances des conseils municipaux sont publiques. / Néanmoins, sur la demande de trois membres ou du maire, le conseil municipal peut décider, sans débat, à la majorité absolue des membres présents ou représentés, qu'il se réunit à huis clos. / Sans préjudice des pouvoirs que le maire tient de l'article L. 2121-16, ces séances peuvent être retransmises par les moyens de communication audiovisuelle ". Aux termes de l'article L. 2121-16 du même code : " Le maire a seul la police de l'assemblée. / Il peut faire expulser de l'auditoire ou arrêter tout individu qui trouble l'ordre. () ".

7. Il résulte de la lecture combinée de ces dispositions que si les administrés et les élus ont la faculté de procéder à des enregistrements audio et vidéo des débats du conseil municipal, conformément au principe de la publicité des débats, il appartient toutefois au maire, en vertu des pouvoirs de police de l'assemblée municipale qu'il tient de l'article L. 2121-16 précité, de prendre, le cas échéant, et sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, les mesures propres à empêcher que soit troublé le déroulement normal des séances du conseil municipal, notamment à l'occasion d'utilisation d'appareil d'enregistrement.

8. Il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement du compte rendu de la séance du 24 juin 2021, qu'à l'occasion des débats relatifs à la délibération portant sur la désaffectation et le déclassement de la salle située 38, rue Haute à Ville-Houdlémont, Mme A a commencé à filmer la séance avec son téléphone portable. A la suite de la réaction de certains membres du conseil municipal ayant indiqué qu'ils ne souhaitaient pas être filmés, M. Destenay, conseiller municipal, a demandé à Mme A d'arrêter de filmer la séance, ce qui a provoqué une certaine agitation de la part du public. L'intéressée ayant refusé de faire droit à cette demande, M. Destenay lui a alors demandé de quitter la salle et l'a accompagnée jusqu'à la porte d'entrée. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que les modalités selon lesquelles Mme A a entendu, au moyen de son téléphone portable, conserver une trace des débats, aient pu être de nature à porter atteinte au déroulement normal de la séance. Si un certain désordre a pu apparaître au cours de la séance, il résultait davantage de l'opposition de certains élus à ce que la séance soit filmée et cette opposition ne pouvait à elle seule justifier, sans porter atteinte au principe de publicité des séances des conseils municipaux garanti par l'article L. 2121-18 cité ci-dessus, que la présidente de l'assemblée fasse usage de ses pouvoirs de police pour interdire cet enregistrement. Enfin, la commune de Ville-Houdlémont fait valoir que la vente de la salle des fêtes litigieuse fait l'objet de l'opposition d'un groupe d'habitants de la commune, dont fait partie la requérante, qui s'est constitué en association et qui cherche par tous les moyens à entraver la cession en multipliant les recours contentieux et les tracts auprès de la population. S'il ressort des pièces du dossier qu'une certaine tension existait lors de la séance du 24 juin 2021 en raison de la sensibilité de son ordre du jour et de la présence d'un public nombreux dans la salle, dont certains membres de l'association opposée au projet de cession de la salle communale, cette circonstance n'était pas davantage de nature à justifier que la présidente de l'assemblée fasse usage de ses pouvoirs de police pour demander à Mme A d'arrêter de filmer la séance et de sortir de la salle, dès lors que ni les faits de " harcèlement procédural " commis par l'association, ni l'attitude provocatrice de Mme A, dénoncés par la commune, ne ressortent des pièces du dossier. Dans ces conditions, Mme A, qui a été privée d'une garantie, est fondée à soutenir que les dispositions précitées de l'article L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales ont été méconnues.

9. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A aurait été empêchée de filmer les débats relatifs à la première délibération inscrite à l'ordre du jour de la séance du 24 juin 2021 portant retrait de la délibération du 18 mars 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Ville-Houdlémont avait approuvé la vente de la salle communale à Mme B. Par ailleurs, ce n'est qu'au cours des débats relatifs à la délibération suivante, portant sur la désaffectation et le déclassement de cette salle, que Mme A a commencé à filmer la séance, qu'il lui a été demandé d'arrêter cet enregistrement et, face à son refus, de sortir de la salle. Dans ces conditions, et sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de la requête présentée par l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont sous le n° 2102469, qui tend à l'annulation de la seule délibération du 24 juin 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Ville-Houdlémont a approuvé la cession de la salle communale à Mme B, Mme A est seulement fondée à demander l'annulation des délibérations du 24 juin 2021 par lesquelles le conseil municipal a constaté la désaffectation de cette salle et décidé son déclassement, a autorisé sa vente à Mme B dans les mêmes conditions que celles approuvées par la délibération du 18 mars 2021, a constaté la désaffectation de l'immeuble situé 11 rue des écoles à Ville-Houdlémont et décidé son déclassement, et enfin a désigné la 1ère adjointe en vue de prendre les décisions relatives aux autorisations d'urbanisme dont le maire serait le demandeur. En revanche, les conclusions de Mme A tendant à l'annulation de la délibération du même jour par laquelle le conseil municipal a approuvé le retrait de la délibération du 18 mars 2021 doivent être rejetées.

En ce qui concerne la délibération du 18 mars 2021 :

10. La délibération du 18 mars 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Ville-Houdlémont a approuvé la vente à Mme B de la salle des fêtes et de la remise mitoyenne au logement situé 38, rue Haute à Ville-Houdlémont a été retirée par une délibération de ce conseil en date du 24 juin 2021. Eu égard à la jonction des instances nos 2101415 et 2101877 et dès lors que les conclusions à fin d'annulation de cette délibération du 24 juin 2021 présentées par Mme A sont rejetées par le présent jugement, en application des principes énoncées aux points 4 et 5 du présent jugement, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2101415 présentées par l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont.

Sur les frais liés aux litiges et les dépens :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans l'instance n° 2101877, la somme demandée par la commune de Ville-Houdlémont au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont les sommes que demande la commune de Ville-Houdlémont au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la commune de Ville-Houdlémont une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par l'association requérante et non compris dans les dépens.

13. L'instance n° 2101877 n'a donné lieu à aucuns dépens. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par la commune de Ville-Houdlémont doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les délibérations du 24 juin 2021 par lesquelles le conseil municipal de la commune de Ville-Houdlémont a constaté la désaffectation de la salle communale située 38 rue Haute à Ville-Houdlémont et décidé son déclassement, a autorisé sa vente à Mme B dans les mêmes conditions que celles approuvées par la délibération du 18 mars 2021, a constaté la désaffectation de l'immeuble situé 11 rue des écoles à Ville-Houdlémont et décidé son déclassement, et a désigné la 1ère adjointe en vue de prendre les décisions relatives aux autorisations d'urbanisme dont le maire serait le demandeur sont annulées.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont enregistrée sous le n° 2101415.

Article 3 : La commune de Ville-Houdlémont versera à l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association de sauvegarde du patrimoine de Ville-Houdlémont, à Mme D A, à la commune de Ville-Houdlémont et à Mme E C épouse B.

Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Coudert, président,

Mme Grandjean, première conseillère,

M. Gottlieb, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.

Le rapporteur,

R. Gottlieb Le président,

B. Coudert

La greffière,

A. Mathieu

La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2101415,

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