mardi 13 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2102815 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | LOCTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 29 septembre 2021, 3 mars, 22 juin et 26 septembre 2022, M. G H et Mme J C épouse H, représentés par Me Crouvizier, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision implicite née le 11 juin 2021 par laquelle le maire de la commune de Heillecourt ne s'est pas opposé à la déclaration préalable présentée par M. B et Mme F en vue de l'édification d'un mur de clôture en parpaings sur une parcelle située 25 rue Nicolas Gauvin à Heillecourt ;
2°) de condamner in solidum la commune de Heillecourt, M. B et Mme F à leur verser une somme de 8 778 euros au titre du coût de l'intervention d'un expert ;
3°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Heillecourt et de M. B et Mme F une somme de 2 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens de l'instance.
Ils soutiennent dans le dernier état de leurs écritures que :
- leur requête est recevable ;
- la compétence du signataire de la décision n'est pas établie ;
- le dossier de déclaration préalable de travaux n'était pas conforme et n'a pu permettre au service instructeur d'étudier sereinement la demande en méconnaissance de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme ;
- l'état du dossier ainsi produit démontre une intention frauduleuse de nature à troubler le service instructeur ;
- la fondation, de même que la tablette du mur, empiètent sur leur terrain ; l'autorisation a ainsi été accordée en méconnaissance de l'article R. 421-3 du code de l'urbanisme ; cet empiétement pourrait constituer une expropriation prohibée par l'article 545 du code civil ;
- le mur entraîne des vues directes sur leur propriété, interdites par le code civil, et la pose d'une paroi supprimant cette vue entraînerait une perte de luminosité et d'ensoleillement du fait de sa hauteur, constitutive d'un trouble anormal du voisinage ;
- le mur projeté ayant une fonction de soutènement, ses dimensions et celles des fondations doivent être calculées, afin de ne pas risquer son effondrement sur leur terrain voisin ; il doit prévoir un drainage pour évacuer les eaux pluviales infiltrées ;
- l'édification de ce mur dévalorisera leur propriété ;
- l'aspect final d'un mur en parpaings peints risque d'être désastreux en cas de mauvais jointoiement.
Par des mémoires en défense enregistrés les 12 janvier, 25 mai et 20 septembre 2022, la commune de Heillecourt, représentée par Me Loctin, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme H en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
- à titre principal que la requête est irrecevable dès lors que la décision attaquée est, d'une part, non identifiable, d'autre part, inexistante, qu'elle ne fait pas grief, que les requérants ne démontrent pas avoir notifié leur recours contentieux aux pétitionnaires en méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, que la requête ne comporte aucun moyen ou tout du moins, aucun moyen recevable ;
- à titre subsidiaire, que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mai 2022, Mme E F et M. D B, représentés par Me Cunat, concluent au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme H en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent :
- à titre principal, que la requête est irrecevable dès lors que les requérants sollicitent l'annulation d'une décision du 30 juillet 2021 inexistante, que le certificat de non opposition délivré ce jour-là ne leur fait pas grief, et qu'à la date du 3 mars 2022 à laquelle ils demandent l'annulation de la décision de non opposition du 11 juin 2021, le délai de recours était expiré ;
- à titre subsidiaire, que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grandjean, rapporteure,
- les conclusions de M. Gottlieb, rapporteur public,
- les observations de Me Crouvizier, représentant M. et Mme H,
- les observations de Me Gravier, substituant Me Loctin, représentant la commune de Heillecourt,
- et les observations de Me Gravier, substituant Me Cunat, représentant M. B et Mme F.
Considérant ce qui suit :
1. M. B et Mme F ont déposé le 10 mai 2021 un dossier de déclaration préalable en vue de l'édification d'un mur de clôture en parpaings sur la parcelle dont ils sont propriétaires située 25 rue Nicolas Gauvin à Heillecourt (Meurthe-et-Moselle). Le maire de la commune de Heillecourt a tacitement autorisé ces travaux le 11 juin 2021 et a délivré aux intéressés, le 31 juillet 2021, un certificat de non opposition à travaux. Par l'instance susvisée, M. et Mme H, voisins du projet, demandent l'annulation de la décision du 11 juin 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, une décision implicite est réputée avoir été prise par l'autorité compétente pour se prononcer sur la demande, soit le maire de la commune de Heillecourt. Les requérants ne peuvent ainsi pas utilement soutenir que M. I A, premier adjoint au maire, qui s'est borné à signer le certificat de non opposition du 30 juillet 2021, n'aurait pas été compétent pour prendre la décision en litige faute de délégation de la part du maire de la commune et de publication de cette délégation au recueil des actes administratifs. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision du 11 juin 2021 par laquelle M. B et Mme F ont été implicitement autorisés à édifier un mur de clôture doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / () ". Aux termes de l'article R. 431-35 du même code : " La déclaration préalable précise : / a) L'identité du ou des demandeurs () et sa date de naissance lorsqu'il s'agit d'une personne physique ; () : La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R*423-1 pour déposer une demande de permis " ;
4. Il résulte de ces dispositions que les déclarations préalables de travaux doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une déclaration préalable de travaux, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Ainsi, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande. Il résulte de ce qui précède que les tiers ne sauraient utilement invoquer, pour contester une décision accordant une telle autorisation au vu de l'attestation requise, la circonstance que l'administration n'en aurait pas vérifié l'exactitude.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la déclaration préalable de travaux a été déposée par M. B et Mme F par l'intermédiaire du formulaire " cerfa " de demande de déclaration préalable de travaux sur lequel figure, en regard de la signature, la mention : " j'atteste avoir qualité pour faire cette déclaration préalable ". Ainsi, alors qu'il ne ressort sur ce point aucune manœuvre frauduleuse, et le projet étant, sur les plans présentés, situé sur leur parcelle, le moyen tiré de l'absence de titre permettant à M. B et à Mme F de déposer la déclaration préalable de travaux en litige doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme : " La déclaration préalable précise : / a) L'identité du ou des déclarants, qui comprend son numéro SIRET lorsqu'il s'agit d'une personne morale en bénéficiant et sa date de naissance lorsqu'il s'agit d'une personne physique ; / b) La localisation et la superficie du ou des terrains ; / () La déclaration comporte également l'attestation du ou des déclarants qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R* 423-1 pour déposer une déclaration préalable. / Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ". Aux termes de l'article R. 431-36 du même code : " Le dossier joint à la déclaration comprend : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Un plan de masse coté dans les trois dimensions lorsque le projet a pour effet de créer une construction ou de modifier le volume d'une construction existante ; / c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci ; / () Ces pièces sont fournies sous l'entière responsabilité des demandeurs. / Lorsque la déclaration porte sur un projet de création ou de modification d'une construction et que ce projet est visible depuis l'espace public () le dossier comprend également les documents mentionnés aux c et d de l'article R. 431-10. / Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ".
7. La circonstance que le dossier de déclaration préalable ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité l'autorisation qui a été accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation que l'autorité administrative devait porter sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
8. En l'espèce, le dossier déposé par M. B et Mme F contenait le formulaire " cerfa " comportant une description du projet, deux plans de situation cadastrale représentant, d'une part, les angles de vues des photographies de l'environnement du projet, d'autre part, l'emplacement du mur projeté, une " vue aérienne ", un plan de coupe et des documents graphiques sur lesquels figurent lisiblement les dimensions et les caractéristiques techniques du projet. Le dossier comportait également plusieurs photographies présentant notamment des vues des différentes orientations de l'emplacement du mur de clôture projeté. Aucune disposition ne fait obligation au pétitionnaire de numéroter les documents annexés au dossier de déclaration préalable selon la nomenclature utilisée par le formulaire " cerfa ", le service instructeur étant en l'espèce, même en l'absence d'utilisation de ces références sur les annexes produites, en mesure de vérifier la complétude du dossier. Par ailleurs, les moyens tirés de ce que les cotes reportées sur le plan topographique, document qui n'est au demeurant pas exigé par les dispositions précitées du code de l'urbanisme, seraient illisibles et de ce qu'aucun des documents joints au dossier ne répondrait aux caractéristiques d'un plan de situation ou de coupe manquent ainsi en fait. En outre, les seules circonstances, d'une part, que le document intitulé " vue aérienne " et assimilé à un plan de masse ne comporterait pas les cotes en trois dimensions alors que les autres documents joints font apparaître de manière précise la hauteur de la construction projetée, et, d'autre part, qu'aucun document graphique ne montre l'insertion du projet dans son environnement, alors que les photographies produites permettent d'évaluer cette insertion, ou, enfin, que le dossier de demande d'autorisation ne comporte pas d'élément relatif au calcul de la stabilité du mur projeté et aux caractéristiques de ses fondations, alors qu'ils ne sont pas exigés par les dispositions précitées du code de l'urbanisme, n'ont pas été de nature à avoir empêché le service instructeur d'apprécier la situation du projet de mur de clôture et sa conformité aux règles d'urbanisme applicables. De même, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'aurait été de nature à induire en erreur le service instructeur quant à la conformité du projet à la réglementation d'urbanisme applicable la circonstance que le plan de coupe ne présenterait pas l'ensemble des caractéristiques prévues par le b) de l'article L. 431-10 du code de l'urbanisme en ce qu'il ne précise pas l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que le fait que les pétitionnaires aient présenté deux solutions constructives, l'une en limite séparative, l'autre à environ dix centimètres de celle-ci, deux finitions de couleur blanc cassé, l'une en crépi, l'autre en peinture, ou qu'une photographie illustrative présente des plaques de couronnement du mur de couleur noire alors que la description du mur dans le formulaire " cerfa " indique qu'elles seront de couleur blanc cassé, ne sont de nature à avoir faussé l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet dès lors en particulier qu'il ne ressort d'aucune des pièces du dossier et qu'il n'est d'ailleurs pas soutenu que les unes ou les autres méconnaitraient les dispositions du plan local d'urbanisme de la commune de Heillecourt.
9. En quatrième lieu, dès lors, ainsi qu'il a été dit au point précédent, que le dossier de déclaration préalable n'était pas entaché d'insuffisances ou d'imprécisions et ne pouvait en aucune façon fausser l'appréciation du service instructeur quant à la conformité du projet de mur aux dispositions d'urbanisme applicables, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la présentation de ce dossier manifeste l'intention frauduleuse des pétitionnaires.
10. En cinquième lieu, un permis de construire n'a pas d'autre objet que d'autoriser des constructions conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. La circonstance que ces plans et indications pourraient ne pas être respectés n'est pas par elle-même, sauf le cas d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date de la délivrance de l'autorisation, de nature à affecter la légalité de celle-ci. Le caractère frauduleux de la déclaration préalable ne ressort pas des pièces du dossier, les plans produits par les pétitionnaires à l'appui de leur demande faisant apparaître une construction en limite séparative. Par suite, et en tout état de cause, M. et Mme H ne sont pas fondés à soutenir que le maire aurait dû s'opposer aux travaux envisagés par les pétitionnaires au motif que les fondations et les plaques de couronnement du mur envisagé étaient susceptibles d'empiéter sur leur propriété.
11. En sixième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 421-3 du code de l'urbanisme qui ne régit pas le projet des pétitionnaires doit être écarté comme inopérant.
12. En septième lieu, les autorisations d'utilisation du sol qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, sont accordées sous réserve du droit des tiers. Dès lors, la création de servitudes de vues et la perte d'ensoleillement alléguées ne sont pas de nature à entacher d'illégalité la décision contestée. Le moyen est ainsi inopérant à l'appui d'un recours dirigé contre la décision de non opposition aux travaux et ne peut, par suite, qu'être écarté.
13. En huitième lieu, il ressort des pièces du dossier, en particulier des plans joints à la déclaration préalable de travaux, que le projet prévoit la pose de galets et d'un drain et que l'évacuation des eaux pluviales sera ainsi assurée par infiltration conformément aux dispositions de l'article UC 4 du plan local d'urbanisme de la commune d'Heillecourt. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dernières dispositions doit être écarté.
14. En dernier lieu, les malfaçons potentielles invoquées par les requérants tenant soit à l'absence de drainage des eaux de pluie, soit à l'exécution du jointoiement et à leur finition en peinture, tout comme la circonstance que les travaux contestés pourraient compromettre l'esthétique du mur, notamment du côté de la propriété des requérants et dévaloriser leur bien, ont trait à l'exécution des travaux et sont, par suite, sans incidence sur la légalité de la décision en litige.
15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Heillecourt et les pétitionnaires, que les conclusions de M. et Mme H tendant à l'annulation de la décision de non opposition du 11 juin 2021 doivent être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence et, en tout état de cause, de leurs conclusions tendant à l'indemnisation des " frais d'expertise ".
Sur les frais de l'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Heillecourt, de M. B et de Mme F qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties tenues aux dépens ou les parties perdantes, la somme demandée par M. et Mme H au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. et Mme H une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Heillecourt et une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et Mme F et non compris dans les dépens.
17. La présente instance ne comporte aucuns dépens. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par M. et Mme H doivent, en tout état de cause, être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de M. et Mme H est rejetée.
Article 2 : M. et Mme H verseront à la commune de Heillecourt, d'une part, et à M. B et Mme F, d'autre part, une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la commune de Heillecourt et de M. B et Mme F présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. G H, à Mme J C épouse H, à la commune de Heillecourt, à M. D B et à Mme E F.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Coudert, président,
Mme Milin-Rance, première conseillère,
Mme Grandjean, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2024.
La rapporteure,
G. Grandjean Le président,
B. Coudert
La greffière,
I. Varlet
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026