jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2103118 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | DOLLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 octobre 2021, Mme C A, représentée par Me Dollé, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 31 mai 2021 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour et l'a classée sans suite ;
2°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle d'enregistrer sa demande de délivrance d'un titre de séjour et de lui délivrer un récépissé, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans un délai déterminé, au besoin sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
La requérante soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- la décision méconnait les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers dès lors que son dossier était complet et que le préfet aurait dû lui délivrer un récépissé ;
- le séjour irrégulier n'est pas un motif de classement.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 juin 2022, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête. Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 octobre 2021.
Par une ordonnance en date du 20 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B ;
- et les observations de Me Dollé, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante algérienne née le 28 décembre 1970, est entrée sur le territoire français le 30 décembre 2017. Le 11 juin 2019, l'intéressée a saisi le préfet des Pyrénées-Orientales d'une demande de titre de séjour. Par une décision du 27 novembre 2019, le préfet a rejeté la demande de l'intéressée et l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours. Par courrier reçu le 28 janvier 2020, Mme A a saisi le préfet de Meurthe-et-Moselle d'un recours gracieux contre cette décision. Par un jugement en date du 23 septembre 2021, le présent tribunal a annulé l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A. Mme A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour au motif de sa vie privée et familiale. Par une décision en date du 31 mai 2021, dont la requérante demande l'annulation, le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour et l'a classée sans suite.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de Meurthe-et-Moselle a délivré, en cours d'instance, un titre de séjour à Mme A en tant que conjointe de ressortissant français. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé d'enregistrer sa demande de délivrance d'un titre de séjour, ainsi que les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ont perdu leur objet. Il n'y a, par suite, plus lieu d'y statuer.
Sur les frais de l'instance :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions que la requérante présente sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé l'enregistrement de sa demande de délivrance d'un titre de séjour ni sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Article 2 : Les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Copie en sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 16 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M Marti, président,
M. Boulangé, premier conseiller,
Mme Marini, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.
La rapporteure,
C. B
Le président,
D. Marti
Le greffier,
F. Richard
La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026